Dernière modification le 12/11/2011 à 19h22

Tarana est le nom de l'Amérique avant l'arrivée des Blancs. Ce nom lui vient des Africains qui s'étaient installés dans ce vaste continent pour y développer des civilisations urbaines et agraires, à une époque où l'Europe sauvageVoir page était peuplée par des chasseurs-cueilleurs.Voir page
Il semble que des populations noires importantes aient partagé le continent américain avec les populations asiates, les Indios, qui étaient arrivés en Amérique du nord par le détroit de Behring lors d'une période glaciaire.C'est du moins la version officielle de l'archéologie dominante... qui refuse toute idée de navigation hauturière dans la préhistoire, ce qui n'est plus une position tenable. Voir page Ces populations natives africaines d'Amérique ont autrefois fondé les grandes civilisations précolombiennes des "Têtes de nègres géantes"Voir page de La Venta. Elles s'appelaient marranes, marrounes ou nègres marrons.

Elles sont restées en contact avec l'Afrique de leur origines, grâce à une navigation séculaire permanente. Il semble même qu'elles aient fonctionné comme des colonies, payant tribut à la mère-patrie d'Afrique. Cette colonisation existait déjà au 2e millénaire AEC, mais il semble qu'elle soit beaucoup plus ancienne.Voir plus loin Et elle s'est poursuivie jusqu'à une époque assez récente, laissant de nombreuses traces dans la littérature arabe, même si les historiens européens n'ont pas semblé y prendre garde.
"Les migrations natives africaines ont commencé très tôtVoir page à peupler les terres de l'Outre-Atlantique, à partir des corridors de navigation du nord et du sud équatorial, balisés par des vents et des courants marins favorables et permanents. Elles y organisent, dès la préhistoire et l'antiquité, au contact des migrations océano-eurasiennes, des territoires de peuplement grâce à une navigation continue. Elles y développent, à l'époque du Sahara fertile, des cultures caractéristiques" (source)Pathé Diagne, Tarana, ou L'Amérique précolombienne : un continent africain, ed. L'Harmattan

Il est vrai que ça bouleverse un peu trop nos habitudes racialistes. Pour les historiens élevés dans la vision occidentalo-dominante héritée du siècle des lumières, il est impensable, voire obscène, d'accorder trop d'importance à des êtres si proches de l'animal...Je n'exagère aucunement la violence du racisme des philosophes des Lumières comme en témoigne le Code Noir,Voir page qui n'est hélas pas si ancien... Accorder au peuple noir une telle histoire, aussi riche que la nôtre, voire davantage... En tout cas, beaucoup plus ancienne... De quoi donner la nausée à bon nombre de racistes.
"Le drame de l'Afrique,
c'est que l'homme africain
n'est pas assez entré dans l'histoire"
Nicolas Sarkozy
"T'es con et t'es méfiant.
Parce que tu me crois pas
quand je te dis que t'es con"
Jean-Paul Belmondo

Au 14e siècle, nous savons que les "colonies africaines" d'Amérique étaient encore une réalité. Tandis que nos seigneurs de guerre allaient taquiner le Maure en Terre sainte, Bakari II, mansa c'est à dire empereur du Mali, armait une expédition transatlantique vers ses colonies américaines trop longtemps négligées. Après ses conquêtes du Ghana et surtout du Yekrour et du Jolof sénégambien, Bakari II décide de reprendre en main sur ses terres américaines et arme en 1312 une expédition maritime. Nul n'en est jamais revenu.
Pour Bakari II, émigrer sur ce continent frère de l'autre côté de l'océan n'était pas une folie : ses ancêtres l'avaient fait des millénaires avant lui. Longtemps avant son époque, la route transatlantique avait été fréquentée par ses ancêtres. Mais au 13e siècle, l'épisode défraye la chronique. Son voyage sans retour est rapporté par Al Omaridans son Masalik Al Absar Fi Mamalik Al Amsar en 1324. L'atlas catalan de 1375 et la carte de Mecia de Villadestes de 1413 montrent le Mansa Bakari II levant son sceptre vers l'Outre-Atlantique.
Deux siècles après Bakari II, quand Christophe Colomb organise sa propre expédition vers les Indes occidentalesL'Amérique il prendra pour guides des navigateurs choisis pour leur connaissance de l'Afrique, de la navigation transatlantique et des langues commerciales de l'époque, dont le ghanawan, ghuanani ou guarani. Les mêmes populations natives africaines vont résister, à partir de 1492, aux conquistadores espagnols qui les nommeront des "nègres marrons".

En langage ramakushi, Tarana ou Parana signifie le domaine, le pays ou le continent TA des adeptes NA du dieu RA, c'est à dire l'infini. La représentation de Ra, l'infini, dans la culture africaine ramakushi est très proche de la représentation dravidienne de Shiva, la Source impersonnelle, l'infini tour à tour créateur et destructeur... Il est intéressant de noter l'émergence de plus en plus sensible de la culture du Gondwana, ce continent noir aujourd'hui éclaté...
On retrouve la culture noire du Gondwana non seulement en Afrique, mais également en Inde avec les Dravidiens, et en Océanie avec les Mélanésiens. On la retrouve donc aussi en Amérique, tout au moins si l'on suit la thèse de Pathé Diagne. "L'apparition des cultes ramakushi s'est traduite à l'échelle planétaire par la construction des métropoles religieuses, dès le 8e millénaire AEC" (source)Pathé Diagne, Tarana, ou L'Amérique précolombienne : un continent africain, ed. L'Harmattan Donc il y a dix mille ans, rien que ça !!

Soit près de deux mille ans avant Sumer, jusqu'ici réputée la plus ancienne civilisation occidentale. Et trois mille ans avant la civilisation chinoise, réputée la plus ancienne d'Asie... La question qu'on peut se poser, légitement, est la suivante : comment des Africains développés, navigateurs et bâtisseurs, colonisateurs et administrateurs, ont-ils pu évoluer jusqu'à retrouver, pour certains d'entre eux, un statut de chasseurs-cueilleurs ou de "sauvages" qui contredit le sens normal de l'évolution ?
Pourtant la chose est arrivée plus d'une fois dans l'histoire. Après un cataclysme de grande ampleur, des populations civilisées ont pu vivre un tragique retour à la barbarie,Voir page faute de ressources et d'organisation... D'ailleurs, qui nous dit que l'évolution n'est pas un mythe ? Qui nous dit que notre époque représente un progrèsVoir page par rapport au passé ? Nous sommes victimes de bien des illusions d'optiques...Voir page L'histoire qui se répète, facétieuse, nous égare dans ses spires et nous empêche de dater les événements...
Certains d'entre eux semblent s'être produit à plusieurs reprises, comme le retour du Serpent à PlumesVoir page ou la découverte de l'Amérique...Voir page En concluant cette étude des travaux remarquables de Pathé Diagne, je ne peux m'empêcher de me dire que cet universitaire brillant, soucieux sans doute de sa crédibilité déjà compromise par la hardiesse de ses thèses, fait tout ce qu'il peut pour éluder l'épineuse question de l'Atlantide, sujet tabou chez tous les universitaires.
Et pourtant, toutes ses conclusions nous y mènent, à commencer par le nom même du continent disparu : L'Egypte, 1er royaume des Anous, portait pour nom hiéroglyphique Ath-Kâ-Ptah (Deuxième coeur de Dieu) et celui de l'Atlantide Ahâ-Men-Ptah (Ainé couché de Dieu). Mais le nom original qui lui fut donné par ses Fondateurs fut Tama Rê, ou Tamara. De Tarana à Tamara, la parenté est éloquente. L'Amérique était Atlante...
