L’Europe sauvage

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A partir de -8000  et pendant plusieurs millénaires, des populations venues d’Amérique débarquent sur les côtes atlantiques de l’Europe. Le continent est alors pratiquement désert. Les nouveaux venus sont épiés par quelques chasseurs cueilleurs primitifs, rescapés de l’âge de glace et du déluge, les indiens d’Europe, qui vont les prendre pour des dieux.

Sur les plages où s’échouent leurs longs bateaux, ce sont des familles et des clans entiers qui accostent avec armes et bagages. Et leurs troupeaux et leurs volailles. Venus d’Amérique où ils régnaient en maîtres, ces gens reviennent s’installer en Europe.  Sur l’île Atlantide puis au Mexique, ils n’ont jamais oublié l’Europe antédiluvienne où leurs ancêtres atlantes avaient fondé de nombreuses colonies.  Le grand printemps du dégel glaciaire vient de commencer en Europe du Nord, quasi déserte.

Un Nouveau Monde s’offre aux réfugiés d’Amérique.
Ils ne vont pas tarder à le coloniser.

Imaginons un instant la stupeur des rares autochtones européens qui voient débarquer tant de femmes élégantes et d’hommes raffinés. Pour ces indiens, un tel degré d’élévation dans les manières et le costume est surhumain. Leur technologie moderne est prise pour de la magie. Pensez donc ! Des héros qui vont sur la mer dans des bateaux métalliques.

Les nouveaux venus sont des savants qui connaissent la marche des étoiles, les nombres, la navigation, l’agriculture, la métallurgie, la mécanique, l’aéronautique, et bien d’autres techniques, tandis qu’eux ne sont que des chasseurs-cueilleurs à l’état de nature. Choc culturel absolu. Bien entendu, les Européens sauvages les ont pris pour des dieux. Ceux du nord s’appelaient les Fils de la Déesse-Mère, ou Tuatha. Avec l’aide des techniciens et des naguals atlantes, ils couvrirent l’Europe de mégalithes.

Le paradoxe, pour les Atlantes venant d’Amérique, c’est que notre vieille Europe était leur Nouveau Monde. Le dégel leur offrait d’immenses territoires vierges à mettre en culture, comme les colons étasuniens au 18ème siècle. Ils y trouvèrent même des « indiens » ! Et l’Amérique qu’ils venaient de quitter, c’était leur Ancien Monde civilisé… Les valeurs étaient inversées, jusqu’en 1492, avec la Santa Maria, la Pinta et la Nina de Cristobal Colòn « découvrant » l’Amérique, tout en se croyant aux Indes…

L’histoire se plagie, mais les copies sont de plus en plus pâles, et pas moyen de changer le toner. Le déclin est en progrès rapide. Et jusqu’à la renverse, ça ne va pas s’arranger… Quand les Atlantes débarquent sur les côtes d’Europe, ils ne trouvent pas de résistance. Et pour cause. La population autochtone est très peu nombreuse : ceux qui ont survécu au déluge ont eu bien du mal à résister à l’âge glaciaire. Victimes de l’effet Mad Max, ils ont retrouvé le bonheurhumour du chasseur-cueilleur…

 

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Ils vivent dans l’intérieur, au fond de grottes et de souterrains tempérés. D’autres sont dans les terres du sud. Les anciens dieux d’Amérique tentent de « domestiquer » les autochtones. Héritiers de l’Atlantide, les Américains ont gardé quelques-unes des connaissances d’avant. Ils savent encore travailler le métal et polir le cristal. Ils connaissent les mathématiques et l’astronomie, ce qui formera la base des sciences développées plus tard par les Celes, les Egyptiens et les Grecs

Ces divins maîtres enseignent aux primitifs européens l’agriculture, l’élevage et le tissage. Forcément, vu le décalage, les Européens les prennent pour des dieux. Les « dieux » d’Amérique savent fabriquer les lunettes astronomiques et les instruments de navigation – boussoles ou compas, chronomètres ou clepsydres, radars, sondes, astrolabes, calculateurs – indispensables aux traversées hauturières. Ils possèdent des vaisseaux rapides dotés de moteurs prodigieux et de coques métalliques aux propriétés fabuleuses. 

Beaucoup de découvertes récentes ne sont que des redécouvertes. À propos de Christophe Colomb, très peu d’historiens croient encore qu’il a découvert les Amériques en 1489. Merci Clio !muse de l’Histoire Colomb n’y croyait pas lui-même, et pour une bonne raison: ses armateurs les Templiers lui avaient donné une carte des Amériques, où figurait les côtes américaines et la route maritime des Alizées à travers l’océan Atlantique. 

 

La vie spirituelle vise l’éveil de notre nature essentielle. Elle nous donne des qualités d’être qui manquent cruellement à l’homme actuel : le silence, la simplicité, la sérénité, la confiance.
Karlfield Graf Durkheim