L’arc-en-ciel de Noé

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Si un cataclysme doit nous tomber dessus,  il ne s’agira pas d’un déluge, cette fois-ci. Du moins, si l’on en croit les aventures de Noé, dans son arche construite sur ordre de Yahveh-Dieu. C’est ce que nous raconte la Bible, mais l’histoire semble être universelle. On a déjà vu et revu la même trame légendaire, avec des variantes, à travers les cinq continents, et pour désigner des événements très éloignés dans le passé.

Quand se produit le déluge biblique, vers 4500 BP, huit millénaires ans s’étaient écoulés depuis le grand déluge de 12500 BP. Pour l’instant, suivons le Noé biblique. Après les 40 jours et 40 nuits de pluie, après l’épisode de l’arche, Yahveh apparaît à Noé et lui fait une promesse : « Plus jamais ça ! » Mais il se ravise aussitôt : « La prochaine fois, ce ne sera pas de l’Eau, mais du Feu ! »  comme l’a chanté Louis Armstrong. Pour que Noé reste sur une bonne impression et pour que les Hommes se souviennent de sa promesse, Yahveh donne à Noé un signe de lumière. C’était la moindre des choses.

Ce signe, qui apparaît après chaque pluie pour annoncer le retour du soleil, est un magnifique phénomène naturel : l’arc-en-ciel.

Un negro-spiritual célèbre s’est emparé de l’épisode : « God gave Noah the rainbow sign, no more water but fire next time » (trado)Dieu donna à Noé le signe de l’arc-en-ciel, fini la pluie, ça sera le feu la prochaine fois Les cataclysmes se suivent et ne se ressemblent pas.  

Un coup c’est l’eau, l’autre le feu, et puis les séismes et les tsunamis, et puis les étoiles qui tombent par terre, et puis les sauterelles, les touristes, les méduses et le chikungunya… Blague à part, Yahveh dit seulement : « Après l’eau, ce sera le feu. » 

 

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Une chose est sûre : cette date de 4500 BP, celle du déluge biblique, est souvent citée comme une époque de cataclysmes divers. De nombreux déluges se sont succédés au cours du dégel de l’âge de glace et depuis le premier déluge. Vers 4500 BP, ces déluges locaux se sont multipliés. 

Immanuel Velikowski pense qu’une comète a frôlé la terre à cette époque, causant de grands troubles, et sa thèse mérite notre attention. Il semble que le feu ait ravagé une bonne part de l’Europe, la mythologie gréco-latine invoque le passage d’une comète incendiaire. Pour moi, les fauteurs de trouble sont les mêmes qui nous ont civilisés, les dieux d’avant sur leur vaisseau spatial géant. Ils sont venus souvent, chaque fois leur énorme engin a causé des dégâts en se posant sur nos océans. Les deux principaux déluges leur sont sans doute imputable. De même que le feu universel : une bagarre divine qui a mal tourné. 

Que les causes soient naturelles ou pas, les faits sont là. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, ces catastrophes se sont produites, elles se reproduiront.

Les hommes ont la tête dure et la mémoire courte : les cataclysmes les harcèlent et ils les oublient pourtant. Comment l’oubli fait-il son oeuvre ? Le phénomène était déjà bien connu dans l’Egypte antique.  

Voici ce qu’un prêtre égyptien disait au Grec Solon : « Tandis que vous commencez juste à être équipés d’une culture et d’autres éléments d’une vie civilisée, après l’intervalle habituel, le flot du ciel, comme une peste, se déverse et ne laisse que ceux d’entre vous privés de culture et d’éducation. 

Et vous devez recommencer comme des enfants sans rien savoir de ce qui est arrivé dans le passé, parmi nousEn Egypte ou parmi vous.En Grèce » (Source)Platon, le Timée. 

Des millénaires sont passés depuis Noé, mais son arche fascine encore. Témoin ce Hollandais planant, qui a réalisé cette réplique de l’arche grandeur nature, selon les dimensions données par la Bible.

Ce qui pose aussitôt une question : comment cet énorme machin se déplaçait-il ? Ni les mâts, ni les rames ne figurent dans les consignes de Yahveh. Alors ?  Etait-ce une propulsion du type « mercure », MHD ou « arche d’alliance » ?  Ce qui expliquerait cette curieuse similitude de nom. On dirait que Noé n’a pas livré tous ses secrets… Dans la Bible, il y a deux « appareils » qui sont soigneusement décrits par Dieu, les dimensions en sont très précises, les matériaux et l’assemblage y sont détaillés, il ne manque que le plan de montage Ikea. L’un de ces appareils est un bateau, l’autre un coffre magique

Or ces deux appareils portent le même nom, arche. En français, tout du moins. En anglais l’orthographe diffère mais la prononciation est la même: Arch of Noah, Ark of the Covenant. Ceci ne peut être imputé au hasard, car chacun sait qu’il n’existe pas. Les Juifs sont friands de numérologie et de calculs sacrés. Entre talmudistes ou kabbalistes, les dimensions de l’arche de Noé ont fait l’objet d’un grand nombre d’études, toutes définitives, toutes obsolètes. Pour moi, les instructions de montage révèlent déjà bien des choses : si Dieu bricole, il a un corps physique, il est donc mortel

 

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Si Dieu explique, il est donc ingénieur. Ce brave Noé n’aurait pas su construire une arche de cette taille sans les instructions détaillées d’un véritable architecte naval : Yahveh en personne.

Sacré Lui, il n’en manque pas une… Quelles aventures a-t-il vécu ! Déjà qu’il était astronaute, généticien, agriculteur, maquilleur… Les aventures de Dieu sont les aventures de l’Homme. Elles sont toutes là, dans Eden Saga.

Quant à l’Arche de Noé, d’aucuns prétendent qu’elle s’est gentiment posée sur le sommet du mont Ararat, en Turquie.

Des archéologues amateurs n’y ont pas trouvé grand’chose. Peut-être faut-il la chercher sur une autre montagne, où elle nous attend bien sagement, tranquille dans les alpages. La part du Rêve

  

Quand les historiens changeront de lunettes, leur myopie deviendra supportable.
Lao Surlam