West Kennet, Avebury

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Nous venons de voir comment les dieux d’avant captaient la foudre, pour utiliser son énergie à des fins diverses, dans des centrales mégalithiques du type Avebury.

Dans la centrale à foudre d’Avebury il y a quatre machines principales, l’antenne pyramidale, l’éclateur circulaire, le distributeur en étoile double et la ligne de transmission. Le cinquième élément composant ce site, l’allée couverte de West Kennet, n’est pas une machine.  Les dolmens ou les allées couvertes étaient des lieux d’initiation, ou, si l’on veut, des dispensaires d’électrothérapie. La cure fulgurale, ou l’initiation par la foudre était l’objet ultime du lieu. Les centrales à foudre représentaient des périmètres dangereux.

L’énergie électrique était canalisée par les alignements de menhirs polarisés qui formaient des lignes électriques.

En matière de transmission d’énergie, les Atlantes ont utilisé d’autres techniques : le cours d’un ruisseau ou d’un canal, voire un simple filet d’eau dans des auges de pierres, comme à Tiahuanaco, dans les Andes, ou dans des canalisations, comme à Teotihuacan, au Mexique. 

Il est à noter que toutes les civilisations de la foudre ont été d’antiques civilisations hydrauliques. Le niveau de connaissance dans ce domaine n’a jamais été égalé par la suite. 

Ces auges de pierres, polarisées comme les menhirs d’Avebury, étaient remplies d’eau pour servir de conducteur électrique. L’eau canalisée faisait une ligne électrique sûre, facilement commutable, et surtout beaucoup plus économique en frais d’installation que les imposants menhirs de nos lignes occidentales.

Et quand il s’agissait de transporter l’énergie sur de plus longues distances, d’autres techniques prenaient le relais : de simples lits de galets disposés sous des levées de terre pouvaient remplir le même office. A trois kilomètres au sud de la pyramide de Silbury Hill, circule une mystérieuse levée de terre, la Wansdyke.

Cette digue est assez semblable, hormis sa longueur, à celle qui enserre les cercles de pierres d’Avebury Henge. Orientée ouest-est, la Wansdyke se compose de trois parties de 14, 22 et 19 km de long, avec des zones manquantes.Reliées par une voie romaine… Il existe peu de données archéologiques à son propos, et son origine n’est pas claire. Pour certains, elle daterait des Romains ou des Celtes. Nous la tenons pour beaucoup plus ancienne. D’autres levées de terre jalonnent en pointillés la zone qui sépare Avebury de la Wansdyke.

Sont-ce les vestiges d’une ligne électrique « longue distance » ?

Sur les grandes pierres, le spectacle du déchaînement du feu du ciel était fascinant, et bénéfique la fureur céleste pour les candidats à l’éveil qui venaient recevoir leur traitement d’électrothérapie sous les allées couvertes environnantes. On en dénombre plus de dix tout autour de la grande machine de Stonehenge. Mais sur le site d’Avebury, West Kennet Long Barrow est la seule allée couverte qui soit parvenue intacte jusqu’à nous. 

Les autres n’ont subsisté que sous forme de tertres ruinés.

 

West Kennet Long Barrow distille un charme puissant, palpable. A chacun de mes voyages à Avebury, je ne manque pas de m’y rendre. (Stéphane Kervor)

 

L’allée couverte de West Kennet est située à 500 mètres au sud de la pyramide conique de Silbury Hill, de l’autre côté de Kennet river, par où jadis s’acheminaient les éclairs. Sous cette allée couverte, les candidats à l’éveil sont vraiment aux premières loges. Coeur battant, lèvres sèches, les apprentis attendent le grand mystère de vie ou de mort. Les éclairs frappent la pyramide de Silbury et ruissellent sur ses flancs en boules de lumière, qui sautillent vers l’allée couverte.

Les mouvements des boules ne sont pas anarchiques, mais semblent guidés par une intelligence facétieuse. Certaines boules de feu blanc rebondissent sur le corps ou la tête des apprentis, qui dominent leur frayeur. Ils n’en sont pas affectés, au contraire, ils font le plein d’énergie en gobant un bon flash de Vril. Dans leur cerveau surtendu, l’épiphyse excitée ouvre en grand le chakra de la fontanelle, et les apprentis redeviennent ce qu’ils sont : des bouddhas de lumière

 

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Un chêne pensif recueille les voeux des visiteurs qui y nouent des rubans à ses branches. En petite Bretagne, cette pratique est fréquente, comme au Tombeau de Merlin. La balade à travers champs est plaisante, et très émouvant le spectacle du recueillement des Britanniques dans les monuments mégalithiques. Le respect amoureux qu’ils ont pour la nature est inconnu chez nous. A coup sûr, la vieille religion des Celtes a été préservée ici des influences latines et cartésiennes

La nature est un temple, ces diables de British s’en souviennent.

Le spectacle de toutes ces boules de lumières jaillissant de l’éclateur pour retomber en cataracte vivante et rebondir de menhir en menhir fascinait de nombreux spectateurs. Voilà pourquoi les sites des centrales à foudre comme Avebury, Stonehenge, Locminé, Carnac, sont environnés d’allées couvertes et de dolmens. Ces solides abris, recouverts à l’origine de leur tumulus de terre, constituaient autant d’observatoires ou de temples initiatiques quand l’orage faisait rage… 

Temples au fond desquels les initiés pouvaient voir ruisseler les fontaines de lumière… en attendant qu’une boule, plus aventureuse ou mieux inspirée, s’introduise dans le boyau rocheux et vienne tourner autour de l’initié qui retenait son souffle. Les battements de son coeur rythmaient la voix lointaine de son maître : « Surtout, maîtrise ta peur. Le feu du ciel te hume, il te renifle, il te soupèse. S’il t’aime, il t’épousera. » Et l’homme se changeait en dieu.

Les spectateurs massés à l’extérieur du périmètre de sécurité en évoquent d’autres, qui leur sont peut-être contemporains. La scène se passe il y a cinq mille ans dans le delta du Nil. Une foule s’amasse à bonne distance de la grande pyramide de Guizeh sous l’orage. Frissonnants, frénétiques, les fidèles admirent le prodigieux spectacle de l’enclume sous le marteau de Thor, la grande pyramide blanche cent fois frappée par la foudre dans un halo luminescent. Tout l’horizon en est illuminé. 

Voilà pourquoi la pyramide se nomme : « l’horizon lumineux de Kheops » C’est mot pour mot le nom égyptien de la grande pyramide.

 

Ma présence n’est pas ici. Je suis habillé de moi-même.
Paul Eluard