Dernière modification le 19/01/2012 à 19h20

L'espace et le temps sont les deux éléments constitutifs d'une seule et même chose. Nos physiciens l'ont compris depuis longtemps, même si la chose reste un peu abstraite...
Gregg Braden pose la question qui tue : puisque nous concevons le temps comme une onde, à quoi peut-il bien ressembler ?
Il peut sembler étrange de se demander si le temps a une forme. Pourtant l'idée n'est pas nouvelle. En 1913, le mathématicien Elie-Joseph Cartan1869-1951 a proposé un nouveau type de mathématiques susceptible d'expliquer certains mystères de l'espace-temps que les théories d'Albert Einstein ne pouvaient élucider. Ses travaux ont débouché sur la théorie Einstein-Cartan qui décrit l'espace-temps comme "un mouvement spécial qui suit une trajectoire particulière pour créer un effet unique."
Ce qui, convenons-en, ne signifie pas grand'chose pour l'instant... On peut légitimement se demander quel est ce mouvement, quelle est cette trajectoire et quel effet produisent-ils ? "Il s'agit d'un mouvement tournant, exercé sur une trajectoire spirale, et l'effet s'appelle champ de torsion." répond Braden en s'appuyant sur les découvertes mathématiques les plus récentes. Il ajoute : "Considérer l'univers sous l'angle des champs torsions amène de grandes découvertes."

Maintenant, quand Braden fait allusion aux champs de torsion, de quoi veut-il parler ? Tout champ électromagnétique s'accompagne d'un champ de torsion, qu'on appelle aussi champ scalaire ou champ de spin. Un champ de torsion est causé par les spins ou rotation des particules : en pivotant sur elles-mêmes, les particules transportent de l'information sans énergie. Il existe des champs de torsion dynamiques, et d'autres, statiques, qui sont générés par les formes.

Découverte majeure : 1 la forme de l'espace-temps est le moule qui détermine toutes les formes naturelles de la matière. Dans un article précédent, on a vu que la spirale est une forme spontanéeVoir page: on comprend maintenant pourquoi. En fait, à cause de la forme du moule, la spirale est la forme la plus répandue dans la nature. C'est aussi la plus commune dans l'univers. Tant pour les formes les plus vastes, comme les galaxies, que pour les plus petites, invisibles à l'oeil nu.
Autres découvertes : 2 La spirale détermine la forme de notre galaxie, la Voie Lactée, ainsi que de toutes les galaxies spiralées. 3 L'orbite de chaque planète adopte une forme spiralée au fil de sa révolution autour du soleil. 4 Les systèmes atmosphériques prennent souvent une forme spiralée : voir les cyclones. 5 Le vent crée des entonnoirs en spirale dans les trombes d'eau ou tornades. 6 Un vortex en spirale se forme quand on vide un évier; il tourne dans le même sens que les cyclones.vers la droite dans l'hémisphère nord, et vers la gauche dans l'hémisphère sud.
7 Beaucoup de graines, comme celles du tournesol, sont disposées en spirale. D'autres ont une forme qui les fait chuter en spirale. 8 La forme de la coquille de nombreux coquillages marins ou non est une spirale parfaite. 9 L'ADN, qui définit une bonne partie du corps humain, a une structure en spirale. Des naturalistes visionnaires comme Théodore Schwenk1910-1986 et Viktor Schauberger1885-1958 ont consacré leur vie à étudier le rôle des spirales dans la nature.

Or, comme on vient de le voir, toutes ces spirales ne se sont pas formées instantanément. Il faut du temps pour développer une galaxie, du temps pour former un cyclone, du temps pour façonner un coquillage. C'est le temps, et le temps seul, qui transforme en spirale la révolution éliptique d'une planète autour de son étoile. Comme l'étoile elle-même suit son mouvement propre, l'ellipse planétaire se transforme en spirale. Ou plutôt, en hélice.
L'hélice est une spirale particulière qui conserve le même rayon à chaque spire. Ainsi, la chaîne d'ADN est une hélice. Une double hélice, pour être précis. Exactement comme l'escalier du château de Chambord, un escalier en hélice double aux rampes et balustres sculptés dans le beau tuffeau de Loire. Gravir ses degrés royaux est un enchantement pour les yeux comme pour l'esprit. La classe pour tous... Profitera-t-on aussi longtemps du Falcon présidentiel ?

Le physicien Fibonacci a fait une découverte aux conséquences encore plus étonnantes : une spirale régulière, sans doute la plus répandue dans la nature, permet de tracer le fameux rectangle d'or, c'est pourquoi on l'appelle la spirale d'or ou spirale de Fibonacci. En fait, cette spirale reproduit les nombres de la suite de Fibonacci, qui détermine la fameuse proportion d'or, tellement utilisée dans la nature mais aussi dans l'architecture classique ou antique.
Et en reproduisant fidèlement la suite de Fibonacci,
la spirale d'or décrit un rythme particulier.
Gregg Braden en déduit une méthode intéressante pour calculer la durée des différents cycles qui constituent notre monde.

"Il y a des cycles en toutes choses. Il y en a dans la météo, l'économie, le soleil, la guerre, les formations géologiques, les vibrations atomiques, le climat, les humeurs humaines, le mouvement des planètes, les populations d'animaux, l'apparition des maladies, le prix des marchandises et des actions en bourse, ainsi que dans tout l'univers." (source)Ray Tomes, philosophe étasunien Valable seulement dans notre univers fondé sur le temps. Dans un univers éternel, c'est à dire instantané, la spirale n'a plus lieu d'être.
Les cycles suivent le rythme du temps. Ils sont donc calés sur la suite de Fibonacci, ils ont le profil de la spirale d'or. Voilà une grille de rythme qui peut décrire avec précision de quoi sera fait nore avenir. Autant la méthode paraît séduisante pour l'esprit dans sa rigueur mathématique, autant son application laisse à désirer. Comment savoir à quel point du temps caler le premier nombre de la suite de Fibonacci ? Comment savoir à quelle date commence le cycle ?
Braden propose d'appliquer la séquence spirale d'or au codex maya. Le problème est que pour prédire ce qui va arriver en 2012, il faudrait savoir ce qui est arrivé au cycle d'avant. Et là-dessus, nos proto-historiens pédalent dans la semoule. Braden fonde sa démonstration sur ces bases très discutables, et d'ailleurs très discutées par la nouvelle histoire et la nouvelle archéologie. Basée sur du vent, sa pyramide ne résistera guère aux outrages du temps.

Mais la méthode est intéressante : elle pointe le lien étroit qui unit aujourd'hui les sciences exactes et la tradition.
