Dernière modification le 04/05/2010 à 08h56

Des légendes américaines et asiatiques mentionnent, pour la Vague du déluge, la hauteur hallucinante de 4 kilomètres. Pour survivre, il fallait vraiment se trouver sur les plus hautes montagnes…
Quand la Terre de l'âge d'orLisez L'âge d'or fut frôléeVoir Mondes en collision par un corps céleste, perdant son équilibre, elle craqua de partout. Des séismesVoir L'étincelle et des éruptions volcaniques d'une rare violence accompagnèrent la danse. Et l'on vit alors la plus folle des grandes marées : la masse énorme des océans du globe, attirée par la gravité de l'intrus, jaillit sous forme d'un méga-tsunami : une vague de quatre mille mètres, suspendue entre ciel et terre. Des nuages épais plombèrent le ciel des mois durant.

Les embruns s'y mêlaient aux fumées des cratères. L'eau de mer, vaporisée par mille volcans, s'abattait en trombes furieuses. Voilà la thèse de Velikovsky. Pourtant, malgré la caution d'Einstein,Albert Einstein a préfacé la première édition de Mondes en collision. Le grand physicien ne tarit pas d'éloges sur le travail du mythologue. tout ça est bien hollywoodien. A cette époque, nous disent les géologues, commençait un fabuleux dégel. D'énormes icebergs s'arra- chaient à la vaste calotte glaciaire qui couvrait tout le nord de notre hémisphère. Une débâcle titanesque précipitait la fonte et le démantèlement des glaciers géantsLisez Les glaciers du Würm sur trois continents.
Dans la mémoire des peuples, la saga des déluges allait commencer. "De nombreux lacs proglaciaires parfois énormes se sont formés en Amérique et en Eurasie. Le bassin de la mer Baltique renfermait l'un des plus gros : le grand lac d'eau de fonte de la Baltique. Il était environ trente mètres au-dessus du niveau de la mer, avant de se déverser dans la mer du Nord au début du pré-boréal, vers -10.200, causant ce qu'un archéologue a décrit comme "un désastre écologique majeur". (source)Huggett 1989, p.158, cité par J-M Greer, L'Atlantide, p.158

En effet, la géographie de toute cette région allait connaître un terrible bouleversement.
A l'époque, l'Angleterre était reliée au continent par un cordon de falaises crayeuses, blanches, dont on retrouve les traces à Douvres comme à Etretat. La mer du Nord ne communiquait pas avec l'Atlantique, car la Manche n'existait pas. A sa place, des prairies et des forêts où vivaient des chasseurs-cueilleurs parmi toutes sortes d'animaux. Mais le grand lac Baltique rompit le barrage de glace qui le retenait à trente mètres au dessus du niveau de la mer du Nord.
C'est alors qu'une vague énorme, chargée de montagnes de glace, s'abattit sur ce cordon de falaises. Sous la poussée, la roche se lézarda. La craie se mit à fondre, les icebergs s'engloutirent dans la brèche. Fendant la digue naturelle, des cataractes formaient un torrent grondant qui allait devenir le British Channel. Un coup de canon fit trembler la terre. L'énorme digue venait de rompre. Les flots s'engouffrant dans la brèche, les glaçons tumultueux ont brisé la falaise, tandis que les vagues emportaient des pans de craie blanche.
Les chasseurs-cueilleurs ont vu arriver un mur de glace, des icebergs charriés par la Mère des Vagues qui les a soufflés comme des fétus. Dévoreuse, la mer nouvelle effaçait les vallées, ratissait les fermes et les bourgs, engloutissait les hommesLisez Le Noé des glaces comme des fourmis affolées au fond de leurs galeries.Lisez Des villes sous la terre Huttes et récoltes, greniers et séchoirs, toute trace humaine disparut. Sauf une grande pyramide blanche qui fut engloutie sans dommage.
Ainsi s'ouvrit la Manche.

Ici où là, sur toute la terre, des catastrophes de cette envergue ont marqué la mémoire des peuples. Encore, et longtemps, la Mère des vagues tourna autour du monde, levant des eaux plus hautes que les nuages, détruisant les îles, renversant les montagnes, asséchant les mers, formant des fleuves immenses et des lacs tumultueux. Et quand le Maëlstrom s'apaisa, quand la Vague fut retombée, quand les torrents eurent vidés les lacs, longtemps encore, rideau mouvant, la pluie continua à tomber.
Les dernières vagues meurent, les dernières eaux se retirent, les dernières gouttes cessent de tomber du ciel maussade. Mais le soleilLisez Phaéton, fils du Soleil reste caché. De nombreux séismes, à leur tour,Voir Le grand cataclysme secouent l'écorce terrestre, des failles nouvelles forment des volcans en grand nombre, qui vomissent des torrents de lave et couvrent le ciel de nuées épaisses. Un hiver nucléaire se prépare-t-il ? Asséchant les flaques et la boue, des vents violents se mettent à souffler. Encore et toujours.

Tout autour de la terre, tant de tempêtes ont déchaîné les lames, la foudre et les ouragans. Les milliards de tonnes de poussières projetées par des cratères ou arrachées par des raz de marée ont plombé le ciel pendant des mois, des années, des générations. Enfin, quand le soleil est reparu, la débâcle a repris de plus belle. Avec elle, commence la fin de l'âge de glace. Pour les rares rescapés de ces apocalypses à répétition, un nouveau monde est en train de naître.Et un ancien monde va se terminer. Lisez Le mythe d'Eden
