Dernière modification le 06/11/2011 à 16h42

Décidément, l'histoire n'est pas une science,Voir page sinon celle du mensonge. En recoupant plusieurs sciences modernes, un universitaire vient de démontrer que l'Amérique précolombienne était... un continent africain.Voir page Voici comment l'occident blanc racialiste a maquillé cette vérité...
Pathé DiagneLes citations sont extraites de son livre : Tarana ou l'Amérique précolombienne, un continent africain, aux éditions L'Harmattan, Paris 2010 est professeur d'université aux Etats Unis et en Afrique de l'ouest. Spécialiste des langues et cultures africaines, il étudie depuis longtemps les Amériques précolombiennes. Il a découvert des choses intéressantes. Pendant des millénaires, les populations africaines ont colonisé l'Amérique, qu'ils appelaient Tarana.Voir page Utilisant le couloir des alizés, les « mool-mariniers » d'Afrique de l'Ouest - pays des YorubasVoir page - ont hardiment traversé l'océan pour peupler Tarana.Voir page
Ils ont apporté outre-atlantique des civilisations urbaines, agraires, spirituelles et artistiques avancées. Cette colonisation africaine du continent américain s'est poursuivie suffisamment longtemps pour laisser des vestiges architecturaux, culturels, linguistiques, toponymiques et génétiques indiscutables. Dans un ouvrage énorme et touffu, l'universitaire accumule des similitudes entre noms de lieux, de villes, rituels, vocabulaire, croyances, et le lecteur vaincu se rend à l'évidence...

On a longtemps cru que les Africains n'étaient pas des navigateurs de haute mer. Par racisme, on les a cru incapables de traverser l'océan atlantique. Il est vrai que dans l'Antiquité la navigation hauturière était inconnue des marins d'Europe et de Méditerranée qui ne pratiquaient que le cabotage. Nos historiens en ont conclu que les Africains ne savaient pas non plus, et qu'ils ne l'avaient jamais su. C'est toujours ce fâcheux mythe du progrès linéaireVoir page qui nous met dedans.
Pourtant, en pleine préhistoire, on trouve trace de traversées transatlantiques : des instruments de navigation hauturière,Voir page des cartes transcontinentales très anciennes,Voir page et même les vestiges d'un navire sur les côtes brésiliennes. Nos lointains ancêtres ne portaient pas des slips en peau de bison, ils ne vivaient pas dans des grottes en poussant des grognements gutturaux comme on nous l'a fourré dans la tête ; ils étaient beaucoup plus civilisés que les Romains ou les Grecs antiques.

On découvre aujourd'hui que la préhistoire, telle qu'on nous l'a dépeinte, doit être reculée dans un passé bien plus lointain.Et sans doute accidentel. Voir page Une nouvelle période historique est venue s'intercaler entre l'histoire et la préhistoire : la protohistoire, l'histoire avant l'histoire.C'est aussi le surnom que je donne aux mythes, qui décrivent la même période. Voir page Elle ne ressemble à rien de connu. « Pendant des millénaires, durant la protohistoire, des populations natives africaines ont contribué au peuplement des Amériques, à côté des migrations océano-eurasiennes » écrit Pathé Diagne.Les citations sont extraites de son livre : Tarana ou l'Amérique précolombienne, un continent africain, aux éditions L'Harmattan, Paris 2010
« Tout le lexique spirituel, géopolitique, culturel et artistique du continent américain renvoie aux communautés Yoruba, Fon, Mina, Lebu-Wolof, Bantu, Maratana, Mandeng-Soninké ou Akan Baoulé. » En effet, on retrouve le vocabulaire africain de Tarakasum/Alaska à Taragoni/Patagonie ; des Gaytimara du Guatemala et des Andoras du Honduras aux Gayrifunia de Californie. « C'est l'Afrique qui éclaire la géopolitique historique du Toro-Silla ou Pérou-Chili, celle du Baragwa/Paraguaï et du Burugwa/Urugwaï »

Diagne évoque des « monarchies transatlantiques » : des véritables colonies de peuplement établies en Amérique. On voit émerger une sorte d'Afrique colonialiste, solidement établie dans ses possessions américaines, exerçant son autorité sur les populations indigènes asiates, avec lesquels ils ont cohabité durant des millénaires...Voir page Ils ont traversé maintes fois l'océan, et sont allés plus loin encore, puisqu'on retrouve la trace des mool-mariniers jusque sur la côte pacifique !

Le corridor nord-équatorial emprunté par Christophe Colomb était connu depuis toujours. Le roi africain Bakari II l'a utilisé plus d'un siècle avant Colomb... Au même moment que nos Templiers, donc...Voir page Pathé Diagne nous explique que ce corridor des alizés est marqué par l'empreinte des mool-mariniers Lebu nord-Bantu de l'ouest atlantique. Ces « peuples de la mer » (Geejawaay) ont construit l'un des plus grands réseaux portuaires qui couvrait les deux côtes de l'Atlantique et le Pacifique américain.
Le réseau part de Mennfari/Memphis, Salse/Saïs, Lebuta/Leptis, Tanisis-Tanit/Tunis, Kusta/Ceuta, Tingita/Tanger. Il associe Taratakas/Carthage et Taratakas/Caracas. Ce réseau portuaire fut la très antique réalisation de la civilisation noire nubo-égyptienne, responsable des portulans de Piri ReisVoir page et autres cartes marines d'origine inexpliquée... Les populations natives africaines urbanisées des Amériques se désignaient elles-mêmes comme des Mara, Maya ou Maura, des Marana ou Marroun, des Maratana ou Maradona, des Maranayba ou Maranaïbo.

« Etablies depuis des millénaires des deux côtés de l'océan, ces populations noires se sont vu contestées en tant qu'indigènes par les migrations européennes. L'état colonial les a marginalisées avec l'aide de l'Eglise et du Code Noir.Cliquez sur la touche + en bas de page L'état Euro-Américain raciste les traite avec condescendance à travers deux codes discriminatoires, le Code NoirCliquez sur la touche + en bas de page et le Code Métèque, dont l'objectif est de maintenir ces populations natives dans un état de sujétion par rapport à la race blanche, dominatrice de droit divin :
l'Eglise Catholique de RomeAprès tout, Rome pratiquait aussi l'esclavage... lui apporte son concours actif.
Pire encore, et c'est là que l'on peut parler de complot : les populations noires indigènes furent assimilées aux populations noires apportées d'Afrique par la traite des esclaves. Résultat : les Noirs d'Amérique, pourtant résidents libres et de plein droit de la terre américaine, furent assimilés aux esclaves, et considérés comme des descendants des esclaves importés. Or les esclaves importés d'Afrique sont, pour la plupart, morts sans progéniture.
Leur descendance, d'un nombre relativement faible, ne saurait expliquer à elle seule le pourcentage actuel de population noire, y compris dans des secteurs qui ne furent jamais concernés par la traite. Pathé Diagne nous assène alors son argument-choc : les indigènes noirs américains s'appelaient eux-mêmes des «Mara » ou « Marrounes » pour se différencier des esclaves importés par les Blancs. « C'est leur nom, Mara ou Maya qui a nommé le peuple Maya. C'est leur nom, Marana ou Marroune, qui est à l'origine du terme de « nègres marrouns » ou « nègres marrons ».

J'ai appris au lycée, dans le Mallet et Isaac, que les « nègres marrons » étaient des esclaves évadés qui avaient formés des îlots de résistance où ils vivaient retranchés. Encore une invention. Leur sort fut celui des Amérindiens, chassés de leurs terres, massacrés, puis parqués dans des réserves. Les Marrounes ou Mayas étaient des Africains, ils ont conquis ces terres qui étaient les leurs, ils y ont bâti des villes et fait prospérer plusieurs civilisations avancées, comme celle des Mara/Mayas, et celle des Toromagen/Olmèques.
A preuve, les têtes géantes d'Africains, sans doute celles de monarques divinisés, qui sont le fleuron et la signature de la civilisation olmèque, réputée la plus ancienne du continent américain. Cette civilisation afro-américaine est antérieure de plusieurs millénaires à la naissance de la civilisation greco-romaine. Elle est probablement antérieure même à la plus ancienne civilisation connue, Sumer, en Mésopotamie. Elle fut florissante à la fin de la première Egypte, celle des pharaons nubiens, noirs de peau.
En ces temps-là l'Afrique était prospère et développée, grâce à ses colonies américaines. L'espace nilo-transatlantique est alors habité par les adeptes du dieu Ra ou Ro des Nubo-Egyptiens. "Les Mara-Maya, les Taragen, Touareg ou Aztek ont fondé outre atlantique la culture Mehewa, Toromagen/Olmèque ou Mara-Maya. Ce sont les même populations de culte ramanique qui des deux côtés de l'Atlantique ont fondé des métropoles aux mêmes noms.
Elles ont bâti les mêmes permar ou pyramides que l'on identifie comme des Mbanu, elles ont sculpté le colosse de Memnon, œuvre nubo-égyptienne, et les têtes géantes olmèques, qui sont de même facture et se rapportent à une seule culture. On retrouve les pyramides africaines nommés Mbanu, Torogale ou Teocali des deux côtés de l'atlantique : à Kulikuli, capitale du Jolof sénégambien, comme à Cuilicuili, métropole du Mehewa mexicain ; mais aussi à Warakas/Warhoh, autre métropole du Jolof, comme à Oaxaca/Warakas, autre métropole du Mehewa mexicain." écrit Pathé Diagne.Tarana ou l'Amérique précolombienne, un continent africain, aux éditions L'Harmattan, Paris 2010

En utilisant la génétique, l'onomastique et l'étude des esclaves de la traite, Pathé Diagne vient d'achever une trilogie érudite qui demande à être relayée par des auteurs plus accessibles, car notre universitaire se soucie bien peu d'éviter au lecteur une somnolence dûe à la surabondance d'informations. Je ne puis résumer ici les quelques mille pages de ses trois volumes, mais grâce à ses recherches, nous savons, vous et moi, qu'on nous a raconté des grosses conneries sur l'Amérique et son passé.
Formons le vœu que grâce à ces racines nouvelles, autrement plus nobles que celles de la traite négrière, les populations noires américaines retrouvent une fierté légitime. Ils ont appartenu à une nation conquérante, hardis navigateurs, colons, batisseurs. Leur vocation guerrière se lit assez sur les traits nobles des têtes olmèques. Même si l'état racialiste blanc a voulu brouiller les cartes, il était écrit que tôt ou tard justice leur serait rendue. L'élection du Président Obama participe de cette réhabilitation légitime.

Si demain les Chinois, à leur tour, envahissent l'Amérique, peut-être s'appuieront-ils sur les anciens proprios, les Blacks, pour dominer les Blancs ? D'ailleurs, la notion d'indigène sur sa terre ancestrale a-t-elle encore du sens face à la mondialisation, au métissage, au mixage des cultures ? Et la notion d'indigène comme primo-arrivant est une ânerie face à des millions d'années d'aventure humaine... Les pays ont été cent mille fois envahis par chaque race tour à tour.
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