Dernière modification le 07/12/2011 à 15h08

Chrétien ou pas, on croit connaître Jésus, jusqu'au jour où on découvre qu'on ne le connaît pas du tout.Voir page Sa mère, la douce Marie des Evangiles, si lisse et sans tache, se pourrait-il qu'on se trompe encore plus lourdement sur son compte ?
Pour certains d'entre nous, la Vierge Marie se réduit à de lointains souvenirs de catéchisme. Pour d'autres, c'est une vaste blague qui ne tient pas la route. Pour d'autres encore, c'est aussi solide que le Pont Neuf, qui est le plus vieux pont de Paris. Marie, la mère de Jésus, qui a conçu notre sauveurAinsi disent-ils en dehors de toute liaison charnelle, Marie la très sainte, voilà l'article de foi qui lie les Catholiques Romains; et plus encore les adeptes du Culte Marial, ou religion de Marie. Pour eux, la Sainte Vierge est très réelle.
Cette madonne incontestée, cette reine des cieux, Notre Dame du Bon Secours, cette étoile de la mer qui brille aussi sur la houle des blés chers à Charles Péguy, Notre Dame de Chartres, très sainte patronne des hommes qui souffrent, Notre Dame de Paris, mère miséricordieuse qui prend dans ses bras bleus ceux qui l'aiment, Marie qui console, qui berce, qui réconforte et qui bénit, se pourrait-il que tu sois quelqu'un d'autre ? C'est en tout cas la thèse d'Anton Parks, chercheur iconoclaste et visionnaire.
Après l'épopée des Anounnakivoir page qi'il tient pour les créateurs de l'espèce humaine,voir page Parks s'en prend au mythe de Marie dans Le Testament de la Vierge. En un mot, sa thèse consiste à suggérer que cette bonne vierge n'est pas très catholique. Ce ne serait qu'une pieuse reproduction de la toute première Reine des Cieux, la grande déesse Isis, la déesse-mère. D'autres auteurs l'ont sans doute dit avant lui, mais cette fois, Parks accumule un nombre invraisemblable de preuves, qui font vaciller le lecteur.
Déjà écrasé par d'éprouvantes considérations linguistiques que l'auteur lui détaille avec sadisme, le pauvre lecteur peine à suivre ce polyglotte qui lit les écrits cunéiformes de Sumer et ceux d'Assyrie, les hiéroglyphes d'Egypte et les sephirot hébraïques avec une écoeurante facilité. Le lecteur, bien forcé de lui faire confiance, découvre avec stupeur que la grande Isis était aussi nommée Reine des Cieux, ce qui se disait Méri en Egypte, et Myriam chez les hébreux, ou bien Marie chez nous.
Il constate que Marie a conçu un enfant sans rapport charnel, exactement comme Isis/Méri, qui a conçu son fils Horus par les moyens de la génétique in vitro.Voir page Se pourrait-il que Jésus, lui aussi, soit un bébé éprouvette ? Ou pire encore, se pourrait-il que Jésus ne soit qu'une fable ? Son père Joseph, le singulier absent qui ne peut être, au mieux, qu'un père adoptif, ressemble assez à Osiris, absent lui aussi. Rappelons qu'Osiris fut tué par son frère Seth, puis coupé en morceaux et jeté dans la mer.
Sa femme inconsolable, la belle Isis, a rassemblé tous les morceaux de son défunt mari, sauf un, son sexe, qui fut dévoré par un poisson. Isis ramène donc à la vie un Osiris sans sexe, incapable de se reproduire. Elle conçoit Horus par la puissance de son esprit, c'est à dire par la génétique, précise finement Anton Parks. De la même façon, le petit Jésus conçu par l'opération du Saint Esprit pourrait bien évoquer une conception en laboratoire. Et hop. Un saint pape en syncope.

Vague de suicides au vin de messe frelaté chez les cathos bon teint. Mais attendez ! Le pire est à venir. La belle histoire du petit Jésus pourrait n'être qu'un copié-collé de la belle histoire du petit Horus. Horus qu'on appelait le Mési, qui veut dire "fait à l'image" de son père. Comme Jésus fut "fait à l'image de son père" qui est dans les cieux. On a donc Isis/Mérie, modèle de Myriam/Marie. Et aussi Horus le Mési, modèle de Jésus le Messie. Quel hasard extraordinaire ! Mais non, bien sûr, il n'y a pas de hasard.
Asar, en Egypte antique, c'est le nom du dieu Osiris. L'université du Caire, enfin libérée, s'appelle Al-Azhar, le Hasard… ou Osiris ? Qu'importe, puisque Hasard est Osiris. Autre chose : dire que Jésus a été fait à l'image de son père des cieux, c'est oublier Joseph, son père officiel, qui n'y fut pour rien. "Les écritures bibliques nous racontent les histoires de deux Joseph bien distincts : Joseph, le fils de Jacob et de Rachel, dans l'Ancien Testament ; et Joseph, bien-aimé de Marie, dans le Nouveau Testament.
Ces deux personnages n'ont, au premier abord, aucun point commun. Cependant, si nous partons du principe que la nativité de Jésus ressemble à celle d'Horus, nous risquons de découvrir en Egypte des traces de l'histoire christique. Le Joseph de l'ancien Testament est berger : Osiris aussi." (source)Anton Parks, Le Testament de Marie Dans sa version sumérienne, Osiris/Enki est d'abord le berger du bétail, puis le berger du troupeau humain qu'il a créé. Notons que Jésus, à son tour, sera nommé le bon berger des brebis humaines. Bis repetita placent… La répétition fait toujours plaisir…
"Les frères de Joseph virent que son père l'aimait plus que tous ses autres fils." (Source)Genèse 37:4 Cette haine envers Joseph est étrangement identique à celle des dieux Anunnaki envers Enki/Osiris. Parks note aussi que Rachel, mère du premier Joseph, présente d'étranges ressemblances avec Nout, mère d'Osiris. Puis il nous embarque dans un tunnel de considérations archéo-linguistiques qui fatiguent les néophytes et irritent les spécialistes. Dommage, car cet auteur tient le bon bout. Il ne lui manque que la parole.
Au bout du pavé, on a le sentiment tenace que l'histoire de Jésus est un habile remake. Mais les vrais cinéphiles préféreront la version originale.