Dernière modification le 17/02/2012 à 16h19

Pleine de Grâces, tel est le nom de Marie, l'éternel féminin. En grec, c'est le nom de Pandore, tous les dons, pleine de grâce. Pandore, c'est Eve. La Grande Déesse, Marie, Eve, Pandore, l'Eternel Féminin, Isis,Voir Le don d'Isis Gaïa, la Terre-Mère… Ces noms ne seraient-ils que des étiquettes sur le même bocal, un gros bocal bleu, plein de grâce, sur lequel, depuis toujours, notre espèce a grandi ?

21 juillet 1969 Ceux qui ont vécu l'événement planétaire en direct, sur leur petit écran, n'oublierons jamais l'émotion étrange qui les a saisi. Pour la première fois, depuis la surface grise et terne de la lune, ils voyaient un croissant inédit, une grosse balle bleue qui se lève sur un sol extraterrestre.

Ce jour-là, Neil Armstrong et ses potes ont coupé le cordon qui a toujours relié l'Homme à sa Terre-Mère. Et c'était, oui, c'était vraiment un très grand pas pour l'humanité.
Au commencement était la Déesse, elle a porté en son ventre toutes les espèces vivantes, elle nous a donné naissance, et nous avons grandi sur elle. Et ceux qui meurent, c'est en son sein qu'ils reposent. Nés de l'argileVoir Assyripédia qui est la chair de la terre, tous les vivants y retourneront. Le culte de la Déesse-Mère fut longtemps la seule religion connue. Il se pratique encore chez la plupart des peuples premiers,Voir page mais sous la forme du respect envers ce qui vit, respect de la nature, paix avec les éléments, empathie avec le cosmos.
Ce n'est pas une religion codifiée, il n'y a pas de hiérarchie ecclésiastique ni de livres sacrés. Au gré des peuples, la Déesse a pris de nombreux noms : Danann,Voir Tuatha dé Danann Isis,Voir Isis d'Anatolie Gaïa, Tara, Durga, Kâli, Kuan Yin, Yi T'sin, Myriam, Marie… Et elle sera connue sous d'autres noms encore, car son règne n'aura pas de fin.
Au commencement était la Déesse mais les temps ont changé. Vint la loi du mâle, la Déesse a dû s'adapter.La Trinité aussi, en oubliant la Femme. Voir Eternelle trinité
Elle devint d'abord le Dieu bleu, le dieu doux et souriant de l'amour, que l'on nomme Krishna, et que l'on vénère encore dans le sous-continent indien. Sa part féminine est claire, même s'il joue de la flûte, il cultive la douceur, une nouvelle vision de la nature pour une nouvelle ère. Le dieu bleu a de nombreux émules, depuis les Schtroumpfs jusqu'aux Navis d'Avatar, qui incarnent ces mêmes qualités de douceur, d'harmonie, de bonheur naturel et d'insouciance sacrée.
Les temps ont encore changé, c'est une habitude. La Déesse est devenue le Dieu vert comme le végétal, et plein de sève aussi. Vêtu de feuilles de vignes, il s'enracine en terre, il est l'élan de tout ce qui pousse. Pareil aux Elohim,Voir page on voit en lui le père des élémentaux.Voir page Son nom est Bacchus ou Dyonisos, fou d'ivresse et des jeux de l'amour. Il a incarné l'esprit de la nature pour l'antiquité gréco-latine. Ses émules sont les petits hommes verts de Mars ou le Géant vert de General food.Sans oublier les Grünen de Cohn-Bendit
Ailleurs, la Déesse prit d'autres formes mâles. Dans le nord de l'Europe, elle devint le Dieu Cornu, le chasseur, aussi brûlant que le soleil, aussi sombre que la mort. On l'appelait Cernunnos, Pan ou Merlin.Voir Merlin le Visiteur Sous cette forme, la Déesse est encore honorée par les peuples chamaniques,Voir La voie du chamane Amérindiens, Aborigènes, Papous etc. Ainsi, les cornes fixés à la coiffe sont le signe de pouvoirs magiques. Bois de cerf ou d'élan, cornes d'auroch ou de bison sont des antennes subtiles.
Pan errait par le monde en quête de magie et d'aventure, mais toujours le désir le ramenait à la Déesse, il tournait sans cesse autour d'elle. Ainsi Merlin, à force de tourner autour de Viviane,En fait, c'est Viviane qui a tourné trois fois autour du vieux barde et l'enchantement fut ainsi tressé finit par tomber dans l'étang de Comper où il dort encore, enchanteur enchanté, attendant l'heure glorieuse de son retour, quand l'étendard du nouvel ArthurOu d'une Arthura ? Allez savoir ! flottera sur l'empire d'Europe. Déesse et Dieu, principes masculin et féminin, naissance et mort s'attirent et se repoussent, toujours en mouvement.

Et va le Dieu Cornu, éperdu de désir, cherchant sans fin la Déesse innombrable. La Grande Mère le fait naître, enfant soleil, au solstice d'hiver. Au printemps il est le semeur et la semence, il pousse dans la lumière croissante, vert comme les jeunes feuilles. Prêtresse, elle l'initie aux mystères.Voir Le Don d'Isis En été, quand le jour est le plus long, ils s'unissent et la puissance de leur passion contient le monde. Mais la figure du Dieu devient moins nette au fur et à mesure que le soleil s'affaiblit…
Jusqu'à ce qu'enfin il se sacrifie lui-même, quand le blé est récolté, pour que chacun puisse être nourri. Elle est celle qui moissonne, le ventre de la terre, celle à laquelle tout doit retourner. Durant les longues nuits et les jours sombres il repose dans son corps. En rêve il est le maître de la mort qui règne sur le pays de la jeunesse, à l'est des portes du jour et de la nuit. Sa sombre tombe devient le chaudron de la renaissance, car au milieu de l'hiver elle lui donne naissance à nouveau. Le cycle prend fin et recommence à nouveau. La roue de l'année n'en finit pas de tourner.

L'amour est polarité, la force qui unifie l'univers. Le monde n'a pas été créé jadis à un moment précis. La création se fait à chaque instant,La création continuée est un concept du philosophe Malebranche, disciple de Descartes pour chaque être vivant. Elle se manifeste aussi dans le cycle des saisons qui fait tourner la roue de l'année. La mort n'est pas la fin. C'est un stade du cycle, qui conduit à la renaissance. Après la mort, l'âme reste dans le "pays de l'été", au pays de l'éternelle jeunesse, où elle est rajeunie et rénovée pour préparer son retour. Bientôt elle quittera les ors de l'été pour les eaux du Léthé, le fleuve d'oubli.
Ainsi lavée, l'âme peut renaître. Sans mémoire. La renaissanceCelle du corps et aussi celle de l'Esprit. Voir Le don d'Isis est un immense cadeau de la Déesse, qui est manifeste dans le monde réel. La vie et le monde ne sont pas séparés de la Déesse, la vie est une grande merveille. Et la mort est sa soeur jumelle. Elle n'a rien d'effrayant. Seule disparaît l'enveloppe physique, chrysalide de l'âme avant une nouvelle vie. Si la peine et la douleur existent, elles font partie de l'apprentissage, et sont évitées par ceux qui n'en ont cure, ou qui n'en ont plus besoin.
L'âge n'est pas la moindre partie du cycle de la vie, c'est le temps de la sagesse. Evidemment la maladie cause des souffrances, mais elle n'est pas inévitable. Quand le guérisseur intérieurVoir Nos pouvoirs perdus fonctionne comme il doit, le grand âge n'est pas misérable. Dans la vie d'une humanité, la vieillesse est le temps où les hommes retrouvent la Grande Déesse. La civilisation sent sa fin prochaine, l'oubli déjà l'enterre alors que va renaître, pleine de sève et d'oubli,Voir La loi d'oubli une autre humanitéVoir Eden 2 prête à l'aventure d'un autre monde.
Et ces nouveaux premiers hommes, tout naturellement, remercieront la Déesse Mère qui leur a donné la vie dans son ventre rond, comme une grosse bille bleue suspendue dans l'espace.

Je te salue Gaïa,Ou encore Isis. Voir Le don d'Isis pleine de Grâces, que l'EspritVoir Le Grand Esprit soit avec toi, tu es bénie entre toutes les terres et Adam, le fruit de tes entraillesOu de ton génial cerveau ? Cliquez sur + est béni.