Dernière modification le 10/10/2011 à 15h04

Tandis que les dictatures arabes fléchissent les unes après les unes, au vent d'une liberté inédite embaumée de tolérance et de jasmin,Jasmin de ma soeur dans la culotte d'un… quoi ? Encore le colonialisme ? en France les maîtres de la peurVoir page attisent la haine et le repli sur soi.

La montée inquiétante des néo-fascismes dans les démocraties nanties répond, de manière significative, à la montée de la liberté dans les dictatures pauvres. On craint le pire, on refuse le meilleur. En face de cette complexité croissante née de la mondialisation, n'avons-nous d'autre réponse que la peur, d'autre réaction que la fermeture ? Où est le beau temps où la France révolutionnaire ouvrait aux peuples du monde la voie qu'elle se refuse aujourd'hui pour elle ?
-Je traverse une grave dépression
et pour me soigner je cultive
la haine de l'autre. Qui suis-je ?
-La France.

Oh que non. Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot. Je ne cultive pas la peur pour le plaisir. Je n'ai pas besoin de ma dose régulière de grand frisson. Je n'ai pas peur du noir. Si je n'aime pas le brun, c'est juste sur les chemises.Les chemises brunes : nom donné aux fascistes dans les années 30 Et je ne suis pas le seul. Alors pourquoi tant de trouille ? D'où vient cette culture du frisson,Voir Zombi cadeau d'un dieu moqueur ? S'il y a du danger, la peur ne donne pas d'ailes, au contraire : elle paralyse les muscles et le cerveau. Et s'il n'y a pas de danger, à quoi bon la peur ?
Sans doute y voit-on de bonnes raisons. Des états-voyous veulent bomber la planète. Des pandémies nous menacent, et le courage avance masqué. Des seringues peuvent nous rendre complètement piqués. Un vaste complot, encore un, réunissant tous les leaders oxydantaux,La faute est volontaire vise à supprimer les deux tiers de la population mondiale. La crise n'en est qu'au début : demain 30 millions de SDF en France ? De sécheresse en inondations,Voir La Vague le réchauffement climatique nous talonne.

La mer va monter de plusieurs mètres, les cyclones se multiplient, trop de virus foisonnent, le sida tue autant d'Africains chaque mois qu'un tsunami majeur. Tout ça, bien sûr, résulte d'un complot. Il est assurément planétaire, mais il n'est pas si caché que ça. Il consiste à faire bosser le maximum de nègresqu'ils soient blancs, jaunes, rouges ou même noirs !! pour empocher le maximum de sale pognon qui pue. Le complot, on se le tape depuis deux millénaires, et sans doute plus.Voir Mondes disparus On y participe, docile et crétin, chaque fois qu'on exalte les vertus du travail.
Travail vient du latin tripalium, ou pal triple : un instrument de torture sur lequel il ne faisait pas bon se trouver. Pourtant, c'est notre lot à tous. Si l'on croit nos plus vieux documents, les textes assyriensVoir page compilés par Sénachérib et Assurbanipal, des surhommes nous ont créés, à l'aide de puissantes manips génétiques,Voir L'homme OGM en nous programmant pour un seul but : travailler à leur place. Nous sommes nés dans l'esclavage. Nous avons été conçus pour servir une race supérieureVoir page en manque de main d'oeuvre.

"Dans les champs de mon père, la moisson est abondante mais il y a peu d'ouvriers" a dit Jésus. Ce n'était pas une parabole, mais l'énoncé d'un fait. Au boulot ! Padre Padrone attend sa moisson.

Travailler, oui, mais toujours à ce qu'on aime. Poursuivre librement sa quête, réaliser ses aspirations, accomplir ce pourquoi on est venu sur terre. Sans qu'il soit jamais question d'argent. Pourtant, me direz-vous, il en faut. Pas tant que ça, croyez-moi. A vivre en ville, oui, sans doute. En ville, on doit payer pour tout. Mais nos campagnes sont pleines de gens qui ne gagnent presque rien et qui vivent. Parce que tous les loisirs y sont gratuits, ainsi que les légumes du potager et les oeufs du poulailler.
Bon, mais il y a des limites au délire Larzac et fromage de chèvre. On ne peut pas tous vivre à la campagne. On ne va pas raser toutes les villes. Pourtant, la nature y manque tellementVoir page que par tous les moyens, les urbanistes y réintroduisent des espaces verts : dans les squares, sur les terrasses, jusque sur les murs végétalisés. Il faut cultiver son jardin, même sur un balcon. La vieille utopie libertaire de la ville verte va devenir réalité. Autre urgence, terminer les pollutions, y compris la pollution lumineuse.
Il est vital de voir le ciel étoilé au-dessus de nos têtes. Il est vital de suivre les phases de la lune, même si c'est entre deux falaises vitrées, du fond d'une cour. Rêver,Voir page c'est résister. Quand on donne ici, on reçoit d'ailleurs, telle est la règle du Vivant. C'est l'anti-capital. Et quand on garde, on perd tout. L'argent, et tout le bling-bling qu'il offre, nul ne l'emporte au paradis. Un linceul n'a pas de poches. Etre en paix avec soi-mêmeVoir page permet d'accepter celle des autres. Refuser la peur permet de s'ouvrir à l'amour.
Accepter que le monde change permet de l'aider par le rêve.

"Ce monde dans lequel on veut t'obliger à vivre n'est qu'une réalité possible, mais il en existe d'autres. L'énergie qui meut le monde n'a pas à être nécessairement le pétrole, la force nucléaire ou la violence masculine ; les fortunes n'ont pas à être obligatoirement accumulées par une minorité de la population au prix de la faim de la plus grande partie de l'humanité ; la maison dans laquelle tu vis n'a pas à être tracée par une simple règle, ni les édifices construits sans amour par une industrie inhumaine, avec de fausses fenêtres et de l'air conditionné insalubre à l'intérieur. Cesse de craindre les maladies, tu peux être ton propre médecin.


"…and the world
would be as one"