Dernière modification le 12/02/2012 à 08h21

C'est merveilleux. Ce qui est en train de se passer, oui, c'est vraiment merveilleux. Vous me direz que les séismes, les inondations, les feux de forêts, les viols, la misère, la faim, la maladie, la voyoucratie régnante, la mondialisation du sale pognon, les banques mafieuses, rien de tout ça ne vous semble merveilleux. Tout dépend où on regarde.
Démons & Merveilles, vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et dans tes yeux entr'ouverts deux petites vagues sont restées
Démons & Merveilles, vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer
J'étais condamné à mort, j'attendais mon heure, je décomptais les années, les mois, les jours. Puis les heures, les minutes, les secondes. Quand le couperet m'a tranché la tête, j'ai su que j'étais sauvé.
Depuis lors, je chante, je ris, je fais la fête.
"Il est l'heure
de jubiler"
Hubert Reeves

"Si tu es enfermé dans un bloc de granit, que fais-tu ? Fais un pas en avant et danse," dit un koàn zen. Le monde est ce que nous en faisons. Il peut changer en un clin d'oeil. Les soucis ne sont que fumées, reflets dans le miroir d'un rêve. L'homme est un en trois personnesVoir page : le moi du corps, le moi du coeur, et le moi de l'esprit. Il est grand temps que le moi du corps et le moi du coeur "s'abandonnent au moi essentiel et obéissent à sa volonté. "Car vous ne vous appartenez pas, vous appartenez à l'Esprit Saint"Voir Wakan Tanka (source)
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"Si tu grilles dans les flammes de l'enfer, va où les flammes sont les plus hautes" (source) Voilà une chose qu'on a intérêt à méditer : nos soi-disant "réflexes de survie" nous font des croche-pattes meurtriers. Notre inconscient cherche à protéger ses secrets par tous les moyens, quitte à nous tuer. Il y arrive souvent. C'est ainsi que nous sommes notre pire ennemi. Fuir la douleur, c'est claquer la porte au nez de la guérison. Sauter où les flammes sont les plus hautes, c'est traverser la mortVoir page et Tarot initiatique pour vivre enfin.

Un philosophe et un poète se promènent, quand le philosophe voit une boule de plumes à terre :
- Regarde, dit-il, un oiseau mort !
- Où ça ? Où ça ? s'exclame le poème en regardant le ciel.
Ce conte soufi donne la mesure de l'âme qui tourne en rond dans ses propres délires. Etrangers les uns aux autres, les rats courent dans le labyrinthe de la vie. Ils croient aller au hasard, mais nous savons qu'ils suivent un plan : celui du labyrinthe.Voir page
"Deux hommes regardaient
par les barreaux de leur prison.
L'un vit la boue, l'autre les étoiles."

La Merveille se tient sur les cimes, comme au Mont Saint-Michel, tout en haut, sous l'archange, arc-boutée vers le grand ciel, cette basilique qui tient du miracle et qu'on appelle, justement, la Merveille d'Occident.
Je viens de passer des heures comme des minutes et des siècles comme des heures. J'ai traversé monts et vaux, tant de rivières et de frontières, me voici enfin chez toi, à mon terme. Au carrefour du temps, face à l'éternité. Nu comme un verre bu, lu comme des vers aimés, me voici devant toi les mains vides et le coeur fou.

Je rêve : être moi-même enfin. J'y suis, je touche au but.

Mon histoire ressemble à la vôtre. Il s'agit d'amour aussi.
Qu'avons-nous d'autre ?

Le monde aussi culbute. L'horreur s'atténue par touches impressionnistes. Une toile de Léger pour un vitrail de Rouault, on gagne au change, moins de noir. On change d'histoire. Ce soir. Ce n'est pas de ma seule guérison qu'il s'agit. C'est celle du monde entier où je suis poisson dans l'eau. Notre monde qui va mieux qu'on croit. Il mue. Regardons-le grandir et laissons-nous émouvoir par ses prouesses. Il le peut, il le fait, et nous l'aidons chacun d'un peu.

Un petit pas pour chacun fera le grand saut pour l'humanité.
C'est maintenant :)
"You may think I'm a dreamer
But I'm not the only one
Perhaps some day you will join us
And the world should be as one."
John LennonTu peux me prendre pour un rêveur Mais je ne suis pas le seul Peut-être un jour tu nous rejoindras Et le monde s'unifiera