Changer l’homme en dieu

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J’ai déjà expliqué à quoi servaient les dolmens et les menhirs : à la même chose que les pyramides. Une puissante civilisation en a érigé tout autour du monde. On l’appelle souvent l’Atlantide, mais Civilisation des Pyramides lui conviendrait mieux.

Ni les dolmens, ni les pyramides ne sont des tombeaux. Ce sont des machines. Les rouages d’usines. Des centrales électriques et des temples initiatiques.

 A Teotihuacan, au Mexique, les anciens dieux avaient bâti des monuments impressionnants. 

« Selon les nombreuses légendes locales transmises de génération en génération, ces monuments ont été construits par des géants et leur fonction était de transformer les hommes en dieux. » (source)P. Tompkins, Mysteries of the Mexican Pyramids, 1987, pp 11 et 12  Transformer les hommes en dieux ? Comment s’y prenaient-ils ? Ils n’y allaient pas par quatre chemins. Nous avons vu comment Gilgamesh avait équipé le temple d’Uruk d’un paratonnerre, afin de capter la foudre. 

 

pyramidion-obelisque-concorde-200poPour Gilgamesh le premier roi des Hommes, la foudre est la bénédiction du ciel qui fait de nous des dieux. Salomon avait fait de même sur son temple à Jérusalem, et Héliogabale sur le sien à Rome.

Mais ces paratonnerres n’ont rien à voir avec les nôtres. Si on les appelle des paratonnerres, ce n’est pas par analogie avec les nôtres, qui détournent la foudre des tours ou des clochers pour la remettre à la terre. Le paratonnerre de Gilgamesh fait exactement le contraire. Il s’appellerait mieux un capteur de foudre, car c’est là sa fonction.

 

Une batterie électrique -ou tout autre dispositif- maintient sa polarité pour qu’il attire la foudre en permanence. 

Téotihuacan, la base des pyramides est isolée par du mica. Alors, sans arrêt certains jours, le tonnerre antique roulait et les éclairs tombaient sur le capteur, faisant vibrer le temple jusqu’à ses fondations, illuminant la pyramide sommitale où des boules de feu blanc ruissellaient jusqu’au Saint des Saints.

C’est ce Saint des Saints que reproduit, à moindre échelle, et d’une toute autre façon, l’arche d’alliance de Moïse.

Le Saint des Saints est le point le plus sacré du temple ; il existe en Asie, en Amérique, en Egypte, et dans tout le Moyen-Orient. Il existe en Europe antique avec les temples grecs et latins, et en Europe médiévale avec le gothique et le roman.

Mais d’abord et avant tout, on le retrouve dans des ensembles mégalithiques comme celui d’Avebury, avec l’allée couverte de West Kennet. Nous l’avons baptisée la loge d’éveil.

 

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Dans le Saint des Saints, ou tout près de lui, sont installées des loges d’éveil, sous une forme ou l’autre, dans tous les temples antiques à travers le monde.

Dans la Grande Pyramide attribuée à Khéops, le saint des Saints est la Chambre du Roi, bien mal nommée : son vrai nom est Chambre d’Isis. C’est là que s’accomplissait l’étape finale de l’initiation aux mystères d’Isis, l’effusion de la foudre.

Dans cette chambre d’Isis, la loge d’éveil est le pseudo-sarcophage où s’allongeait l’impétrant. Il y a des initiations plus confortables, mais peu qui soient aussi efficaces. Quand on y survit… La grande pyramide aurait été bâtie à cette fin : transformer l’homme en dieu.

Les initiés y recevaient un traitement d’électrothérapie fulgurale. La chambre d’Isis, alias chambre du Roi, avec son tombeau vide et les prétendus « arcs de décharge » qui le surplombent sont la plus parfaite réalisation de piège à foudre sur cette planète.

L’appareillage des arcs de décharge avait une fonction électro-initiatique surpuissante. Il éclatait l’éclair en dizaines de boules de foudre que l’impétrant recevait, allongé nu dans le tombeau.

Il pouvait acquérir de nombreux pouvoirs psys, ces fameux pouvoirs perdus qui font des hommes les égaux des dieux.

M. Baygent prétend, à la suite d’Edgar Cayce, que Jésus lui-même aurait reçu cette initiation ici, en Egypte. La foudre est acheminée par des tiges métalliques jusqu’aux arcs de décharge, qui l’éclatent en boules.

Dans son tombeau, le futur éveillé attend la survenue des boules de foudre. Bientôt le ballet de lumière va illuminer la chambre d’Isis. S’il en réchappe, l’initié sera investi d’une puissance quasi-divine. Il recevra les pleins pouvoirs.

C’est ce qui est arrivé à Jésus. Marie l’a mis au monde, mais sa vraie mère est Isis, qui lui donna la lumière.

Par la suite, d’autres techniques d’éveil ont été développées, moins dangereuses, en tout cas plus simples à mettre en oeuvre. Ainsi l’Arche d’Alliance que Yahveh donna à Moïse aurait été un condensateur électrique capable de générer des éclairs létaux mais aussi des lueurs d’éveil.

Les armes des dieux d’avant, tels le vajra d’Agni, l’uraeus des pharaons ou le foudre de Zeus, avaient la même double fonction : éveiller ou endormir à jamais.

Et puis, d’autres bâtisseurs géniaux ont capté non plus la foudre, mais le vril, cette énergie électromagnétique et plus encore, qui est tout autour de nous.

Leurs temples ont fonctionné comme des cages de Faraday, capables de protéger les fidèles de toute radiation nocive, et d’amplifier l’énergie bénéfique du lieu.

Ce savoir architectural particulier remonte à l’Atlantide, il a été mis en oeuvre dans les dolmens et allées couvertes d’Europe.

Par un saut singulier à travers le temps, la construction sacrée va réapparaître au 10e siècle EC avec les bâtisseurs de cathédrales et de cryptes, véritables machines d’éveil.

 

L’homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés. (Henry Miller)

 

L’acte le plus courageux est encore de penser par soi-même. A voix haute.
Coco Chanel