Les lampes perpétuelles

 

On a vu que l’électricité, plutôt le vril ou géo-énergie, était connue des anciens. On a vu aussi que cette géo-énergie, parfaitement maîtrisée, fut utilisée comme moyen d’éveil. Un autre phénomène, totalement inexpliqué, montre que la lumière artificielle était connue des anciens. Il s’agit des lampes perpétuelles. 

Andrew Tomas a dressé une longue liste d’auteurs classiques ayant témoigné de l’existence de ces lampes qui ne s’éteignent jamais. Où puisent-elles leur énergie, sinon dans le vril ambiant ?

Au 2e siècle, Pausanias décrit la lampe du temple de Minerve qui peut brûler toute une année, ou celle de Jupiter-Ammon qui brûlait depuis des siècles. Au 4e siècle, Saint Augustin évoque une lampe perpétuelle que ni le vent ni la pluie ne peuvent arrêter. Au 6e siècle, à Antioche, une inscription dit qu’une lampe était allumée depuis cinq siècles. Au 15e siècle, à Rome, quand on ouvrit le tombeau de Pallas, il était illuminé par une lampe perpétuelle, allumée sans doute depuis 17 siècles !!

 

Les cent lunes de la jungle

« En Irian-Jaya, nous avons entendu parler d’un village coupé de toute civilisation, qui posséderait un système d’illumination artificiel égalant, voire dépassant, ceux du 20e siècle.

Quand les marchands sont entrés dans ce hameau perdu au coeur des hautes montagnes, ils ont été terrifiés par ce qu’ils ont pris d’abord pour nombreuses lunes : des globes de lumière suspendus en l’air trouaient la nuit d’un vif éclat. Ces lunes artificielles étaient d’énormes boules de pierre posées sur des colonnes qui, dès le soleil couché, se mettaient à luire étrangement comme des néons et illuminaient les rues. » (source)C.S. Downey, Conférence sur l’éclairage urbain, Prétoria, 1963

Dans le même ordre idée, et non loin de là, existe une tradition similaire, les booyas, que pratiquent encore les vieux indigènes. « La booya est une pierre ronde enchâssée dans un manche de bambou. Il n’existait dans ces îles que trois de ces sceptres. Quand le chef pointait la booya vers le ciel, un éclair de lumière bleu-vert en jaillissait. Cette « lumière froide » était si brillante qu’elle semblait envelopper les spectateurs. Comme le détroit de Torrès baigne les rives de la Nouvelle-Guinée, il est difficile de ne pas faire le lien entre ces booyas et les « lunes » du mont Wilhelmina. » (source)Histoire magazine, juillet-aout 1997

Merveilles d’un passé ignoré, témoins lumineux de technologies perdues, ces curiosités inexplicables montrent que le présent, aussi, nous est largement inconnu. Combien de trous perdus recèlent encore de telles énigmes ? A travers les portes du temps, de très antiques secrets se sont transmis chez les sauvages, mais aussi chez les fous et les sages, comme en témoigne cette curieuse histoire rapportée par Eliphas Lévi :

 

Le rabbin de saint Louis

Louis IX le Saint avait pour ami Jiechelé, un rabbin d’une rare érudition qu’il admirait beaucoup. Ce Jiechelé  connaissait le secret « d’une lampe éblouissante qui s’allumait spontanément. » (source)Eliphas Levi in Histoire magazine, juillet-aout 1997 

Il la plaçait parfois de nuit à sa fenêtre, ce qui intriguait fort les braves gens. Louis IX pressa son docte ami de lui céder sa lampe magique, ou de lui en confier la recette, mais au péril de sa vie le rabbin garda son secret. Bien que taciturne, il n’était pourtant pas discret. Il avait une façon bien à lui de décourager les importuns qui frappaient à sa porte.

Jiechelé « touchait un clou planté dans le mur de son cabinet et aussitôt en jaillissait une étincelle crépitante et bleuâtre. Malheur à celui qui, à cet instant précis, touchait le marteau en fer de la porte : l’importun se repliait, se recroquevillait, hurlait comme s’il allait être englouti sous terre et finalement se sauvait sans demander son reste (…)  Jiechelé conquit ainsi sa tranquillité, par la terreur qu’il répandait. »  (source)Eliphas Levi in Histoire magazine, juillet-aout 1997 A cette époque, on brûlait des sorciers pour moins que ça ! 

Ce n’est pourtant pas son clou électrique qui lui épargna le fagot du bûcher, mais la protection du grand roi.

 

Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu. Nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d’observer, d’apprendre, de grandir, d’aimer… Après quoi nous rentrons à la maison.
Sagesse aborigène