Le Clan du Loup

clan-du-loup-688po

 

Issu des Tuatha, visionnaires de l’ère précédente, un clan de voyants guérisseurs a transmis leur tradition à travers les millénaires :

 

le Clan du Loup.

Ils sont les témoins d’une ère qui n’est plus, une ère où l’intériorité comptait plus que l’apparence. Ils sont les héritiers d’une époque où la recherche de l’éveil et de la fusion avec notre moi divin était la seule préoccupation des hommes et des femmes.

Initiés par les Tuatha, derniers survivants d’Atlantide, selon l’antique rituel des Mystères d’Isis, ils obéissent à la Règle non-écrite que suivent aussi les sorciers yaquis, si l’on en croit Castaneda et d’autres adeptes du renouveau intérieur.

 

S’unir à notre divinité intérieure est l’objet ultime de l’existence humaine. (Aldous Huxley)

 

Cet antique rameau d’une branche atlante porte en lui le savoir de la construction sacrée qui guérit l’âme et le corps. On les retrouve au Moyen-Age, ce sont tout ces Irlandais maîtres d’ouvrage des cathédrales.

Sur la plupart des chantiers qui ont fleuri dans l’Europe entière, on trouve en effet une proportion très élevée de chefs de chantier venus d’Irlande. De là à penser que ces mystérieux Irlandais étaient les héritiers de l’antique science de la construction sacrée des Tuatha, il n’y a qu’un pas.

Il existe bien d’autres Clans qui se partagent chacun leur part de l’héritage non-écrit des Atlantes. Dans les terres celtiques du nord de l’Europe, deux clans suivent des traditions différentes quoique proches : le Clan du Loup et celui du Sanglier.

Le Clan du Sanglier représente la voie sacrée des Druides, dont le sanglier était le totem. Il regroupe des chamanes bourrus, peu bavards, qui préfèrent l’exemple au bavardage et l’action à la méditation. Plus au sud, on trouve le Clan de l’Oie, celui des pélerins de Compostelle ou d’ailleurs.

Le Clan de l’Oie est nomade. Ses membres privilégient la marche comme activité d’éveil. C’est une marche active, c’est à dire ouverte sur le monde. Le marcheur ne passe pas sans remarquer le moindre détail des paysages et des bourgs qu’il traverse.

Il est passant, car il ne s’attarde guère en un lieu, et passeur, car sa lumière guide les autres. Dans les montagnes, Alpes ou Pyrénées, on trouve surtout le Clan du Loup et ses variantes, comme le Clan de la Louve en Italie du nord.

 

loups-couple-wolf-pixabay-688po

 

La filiation atlante de la Louve s’est établie par l’intermédiaire des Etrusques, membres éminent du Clan du Loup qui fut leur animal totémique : ne voit-on pas que Romulus et Rémus, les mythiques jumeaux fondateurs de Rome, furent allaités par une louve ? C’était, n’en doutons pas, la Louve étrusque… Il y a bien d’autres clans à travers le vaste monde : en Amérique centrale, le Clan du Jaguar est héritier lui aussi des Atlantes, ces dieux venus de l’ouest sur leurs engins volants.

Certains avaient la peau blanche, d’autres avaient la peau noire voire rouge ou dorée, et tous ensemble ils étaient les Balam, les Jaguars sacrés. En Afrique, issu sans doute de la même tradition par l’intermédiaire des mool-mariniers yoroubas, on trouve le Clan de la Panthère qui fonctionne sur les mêmes mythes et selon la même tradition. La Panthère pratique la magie et les rites de possession, tels qu’on les rencontre encore dans la Vaudou. A vrai dire, tous les clans pratiquent la magie.

Ce qui est normal pour des sorciers. On se demandera s’il s’agit de magie noire ou de magie blanche. La question est vaine : il n’y a qu’une magie. Pratiquée par des médiocres, elle sera noire. Pratiquée par des sorciers éveillés tels que les guerriers du nagual, elle devient blanche. La magie noire est plus facile, elle ne demande aucun effort au sorcier. C’est pourquoi elle est tellement pratiquée. Souvenons que c’est juste la magie pour les nuls. Et portons nos efforts dans l’autre direction.

 

L’oiseau de la liberté vole en ligne droite et il ne s’arrête jamais. (Carlos Castaneda)

 

On rencontre souvent sa destinée par les chemins que l’on prend pour l’éviter.
Jean de La Fontaine