Le pont de Rama

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Un isthme reliait autrefois la pointe sud de l’Inde à l’île de Sri-Lanka. La croyance populaire l’appelle le pont d’Adam ou pont de Râma. D’après le Ramayana, ce pont aurait été construit pour permettre à Râma d’atteindre Sri-Lanka où son épouse Sita était prisonnière du roi démon Râvana.

Cette légende a une réalité géologique : le Pont de Râma ou Setubandha est une chaîne de bancs de sable et de récifs s’étendant de l’île de Sri Lanka à la côte de Coromandel, pointe sud de l’Inde. Des indices géologiques montrent que, par le passé, le pont d’Adam a été un isthme continu. Long de 33 km (18 miles), ce pont est immergé à 90 m. de profondeur maxi. 

Ce pont qui sépare le golfe de Mannar du détroit de Palk constituait une liaison terrestre entre l’Inde et le Sri Lanka. De nombreux bancs de sable y affleurent et les hauts fonds sont nombreux, de 1 à 10 m de profondeur par endroits, ce qui entrave la navigation.

 Il aurait été praticable à pied jusqu’au 15e siècle où des tempêtes ont approfondi le canal: les dossiers du temple semblent dire que le pont de Rama était complètement au-dessus du niveau de la mer jusqu’à sa rupture par un cyclone en l’an 1480. Sa courbure particulière indiquerait qu’il a été construit par l’homme, même si bien peu de spécialistes osent l’affirmer avec certitude. Moi, j’ose.

Le Ramayana et les études archéologiques s’accordent pour évaluer la présence humaine sur Sri Lanka  à environ 1,7 million d’années. L’âge du pont serait-il du même ordre ?

En 2002, la NASA produisit une photographieVoir en tête d’article satellite prise entre les Indes et le Sri Lanka. Celle-ci laisse apercevoir sous les eaux entre la pointe sud des Indes et le Sri Lanka une structure chevauchant les cols de la chaîne de montagnes sous-marines.

La photo aérienne ci-dessous est encore plus parlante : la transparence des eaux du golfe laisse clairement voir l’ensemble de l’isthme qui relie les deux terres.

 

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Cela pourrait bien être un antique pont englouti…  Les images de l’isthme ont eu un grand retentissement en Inde, où chacun y a vu la preuve claire que le Ramayana disait vrai. Sur ce point précis en tout cas…

Si bien que le porte parole de la NASA s’est senti obligé de mettre un bémol aux rumeurs : « Ces images sont bien les nôtres, mais notre interprétation  en est bien différente. Des images de télédétection ou des photographies en orbite ne peuvent pas fournir d’informations directes sur l’origine ou l’âge d’un chapelet d’îles. Elles n’indiquent certainement pas si des humains ont été impliqués dans la production de cette structure. » On reconnaît ici la devise de la NASA, « Qui sait se tait »

 

Golfe de Cambay

Toujours en Inde, dans le nord-est, cette fois. En février 2002, au large de Surat dans le golfe de Cambay, des océanologues ont enregistré des images sonar de formes carrées et rectangulaires, à 50 m de profondeur.

Le ministre indien de la science et de la technologie a fait draguer le site. Les découvertes, ustensiles, outils, parures,  témoignent d’un raffinement qui a surpris les archéologues du monde entier. 

L’étasunien Michael Cremo, chercheur en histoire archéologique pour le Bhakti Vedanta Institute indien, est aussi l’auteur de Forbidden Archeologie. Il a participé à l’évaluation des premières données.

 

statuette-femme-mohenjodaro-200po« La datation radiocarbone d’un morceau de bois appartenant au site marque un âge de 9500 ans, ce qui daterait cette ville engloutie de la fin du dernier âge glaciaire, ou peut-être avant, mais j’ai bien peur que les archéologues étasuniens essayent de faire réduire cette date.

Ils voient d’un très mauvais œil l’irruption sur la scène archéologique d’un site urbain civilisé si ancien. Si c’est bien le cas, nous aurions ici la première civilisation connue, antérieure à Sumer de plusieurs millénaires.C’est plus ancien que les Egyptiens, plus ancien que les Chinois

 

Ça devrait bouleverser le tableau planétaire du développement urbain. Si on parvient à identifier la culture de ce peuple, et s’il s’agit comme je le crois d’une culture védique, il faudra réécrire l’histoire de l’Inde, dûe jusqu’ici à des archéologues occidentaux. » (source)Michael Cremo, sur le site du Bhakti Vedanta Institute de Bombay

A l’heure actuelle, ceux-ci n’accordent guère plus de 3500 ans à la culture védique archaïque Devenagara. Cette datation ferait alors des Vedas et de leurs milliers de chants le plus ancien texte connu, antérieur à l’écriture cunéïforme.

A propos des découvertes du golfe de Cambay, Michael Cremo déclare qu’il faudra sans doute réécrire l ‘histoire de l’Inde. Mais ce n’est pas seulement l’histoire de l’Inde que des chercheurs de sa trempe sont en train de réécrire, c’est toute l’histoire du monde.

Le présent site se fait l’écho de leurs recherches et des miennes. Trop d’énigmes subsistent, qui sont en passe de trouver leur solution.

Pourquoi les civilisations premières apparaissent-elles déja développées, sans trace d’évolution ? D’où viennent les Olmèques ? Qui a aidé les Egyptiens à démarer ? Qui sont les Quetzalcoatl et les Viracocha ?

Les Atlantes ont-ils existé ? Et les Hyperboréens, les Naacals et les Pountiques ? Y a-t-il eu jadis des civilisations développées ? Sinon, comment expliquer les merveilles de Çatal Hüyük, de Göbekli Tepe et de Derinkuyu, en Anatolie ?

 

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Et Harappa, et toute la vallée de l’Indus ? Et Mahabalipuram ? Et le pont de Rama ?

Et Yonaguni, et toutes les cités englouties ? Et Teotihuacan ? Et les pyramides de Mésoamérique, les temples d’Asie engloutis par la jungle ? Et Tihuanaco, et les autres cités des cimes ?

Autant de prouesses techniques et de réalisations incomparables qui accréditent le mythe de l’âge d’or, le mythe d’une antique civilisation quasi-divine tant elle était avancée.

Malgré son orgueil, l’homme occidental du 18e siècle n’a pas inventé le progrès technologique. Malgré notre naïveté, nous ne sommes pas les premiers. Ni les seuls, sans doute. Pourquoi faut-il qu’à l’image de l’homme lui-même, les civilisations aient la mémoire si courte ?

 

Méfiez-vous de tout, la matrice est partout, mais pas la Résistance.
Lao Surlam