L’absence de preuves

 

« M. Séguin, vous dites que notre passé lointain était technologique. Mais sur quoi vous fondez-vous ? Où sont les traces ? Vous n’avez aucune preuve, en réalité. »  J’entends ça très souvent, et je me le répète à longueur de journée. Pour rester zen, il y a ce dicton dont j’abuse : l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence. 

D’abord, sachez-le, je ne tiens pas à convaincre qui que ce soit. Ma vocation est de semer le doute. Pour ça, je me sers de ce que j’ai vu, voyageur temporel doublé d’un voyant triplé d’un conteur. Le voyant constate, le conteur transmet. Libre à chacun de prendre ou de laisser. Pour ceux qui cherchent à tout prix des certitudes, même fausses, il y a Wikipédia. Parfois, aussi souvent que je peux, je donne des sources, moi aussi. Quand j’en ai. S’il s’agit d’une de mes trouvailles astrales, je ne donne pas de source, on connaît déjà ma méthode d’investigation. Est-ce que je suis sûr de ce que j’avance ? Oui, sur le coup. Et puis ça change, je ne vois plus les choses pareil. Il me semble être instruit point par point, avec pour consigne de faire passer l’info. J’ai l’image d’un très grand écran 7Dou plus !! où se déroulent des scènes du passé et du futur. Avec les parfums, les goûts et les couleurs. J’entends même les pensées et les intentions de chaque personne. Aussi m’est-il facile d’en faire des contes. Croire sans y croire… 

Ensuite, des preuves d’anciennes technologies, on en a. Les mythologies nous les donnent. Les fresques, les sculptures aussi. Mais les sceptiques regardent ailleurs. Ils en veulent d’autres, des traces bien réelles. J’ai peur qu’ils les réclament en vain. Prenons un exemple : les grands pharaons d’Egypte portaient de singulières couronnes, dont on peut penser qu’elles étaient des outils technologiques, des armes, des résonateurs électro-magnétiques, c’est à dire des dispositifs relevant d’une science avancée. Les représentations que nous en avons semblent fidèles à la réalité : Osiris, Horus, Isis et les autres pharaons-dieux portent toujours la même (ou les mêmes) couronne, quel que soit l’artiste qui les reproduisent. On se dit qu’il serait intéressant d’examiner de près ces fabuleux engins. Impossible. On n’en a jamais retrouvé une seule. Les couronnes des pharaons ne les accompagnaient pas dans leur sépulture. Pourquoi ?

Ma réponse actuelle — qui peut évoluer : elles appartenaient à la culture extraterrestre d’une autre civilisation, celle des surhommes terraformeurs. Ils les ont remportées chez eux. Et pas seulement les couronnes. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » a dit son filsDe plus, il y a du danger à laisser des outils d’une telle puissance à des êtres frustes. Des Juifs ignorants se sont brûlés au feu de l’Arche d’Alliance, qui les a tués. Seuls les Lévites pouvaient l’approcher sans danger.

Tous les supports technologiques ont disparus quand les dieux nous ont quittés. Comme l’Arche d’Alliance, comme leurs fusées, comme l’Atlantide, comme Hyperborée. Nous n’en avons que des descriptions, des représentations, mais leur réalité n’est plus ici. Bien sûr on peut rêver qu’elle y soit encore. Il y a cette légende sympathique d’une cache sous le plateau de Gizeh, dans laquelle seraient rassemblés tous les secrets technologiques de l’âge d’or, toute la science des dieux d’avant, dont les Grecs ne nous ont transmis que peu de choses. Mais c’est un rêve, il faut attendre qu’il se réalise. Attendre, c’est à dire laisser le temps au temps. Qui est une illusion, disait Einstein.

 

 

Tout ce qui a de la valeur (métal, pierres précieuses, etc) a été pillé par nos ancêtres quand la police divine (les anges, les djinns, les géants, etc) est partie avec tout le reste. Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Résultat : un épisode à la Mad Max pour nos ancêtres, qui sont revenus à l’état sauvage. Les connaissances acquises au contact des dieux n’ont tenu que quelques décennies. La civilisation n’est qu’un vernis qui ne résiste pas aux conditions extrêmes : famines, guerres, cataclysmes, épidémies… L’homme de l’âge de fer a commencé civilisé, avant de connaître la barbarie.

Très peu de choses subsistaient du temps où les dieux vivaient parmi nous. On a trouvé quoi ? Le planisphère de Ninive,voir l’image en tête d’article par exemple, présente des alignement d’étoiles qui dénotent une profonde connaissance du cosmos, et des routes interstellaires. Même constat chez les Olmèques par l’astronaute Gordon Cooper. Des objets minuscules, semblables à des pièces de micromécanique, ou de hardware informatique, découvertes dans l’Oural, qui pourraient bien provenir d’un OVNI. Elles dateraient d’au moins 20 000 ans. Un marteau pétrifié dans une roche, découvert à Kingoodie, daté de 400 millions d’années. Des vestiges de piles électriques, d’engins volants, d’astroports, de pistes d’envol. Des murs constitués de blocs que nous ne saurions pas soulever avec nos engins de levage moderne. Des tunnels creusés à l’aide de tunneliers à fusion. Des techniques de trépanations néolithiques.  Mais rien de tout cela ne retient l’attention de l’archéologie, qui regarde obstinément ailleurs, trop occupée à contempler son nombril.

Les dieux partis, il a fallu tout réapprendre. Repartir à zéro. C’est cette période que les archéos connaissent comme le début de l’Homo Sapiens Sapiens. Parce qu’ils refusent de regarder longtemps avant… tout ça n’est qu’une question de temps. Celui en lequel ils croient, et celui qu’ils refusent. Mais personne ne comprend grand’chose au temps, à part Albert Einstein. « Le temps est une illusion obstinément persistante » a-t-il écrit. Obstinément. Oui, c’est le mot. Le temps est un leurre, un piège à gogos, un miroir aux alouettes, vous savez, de celles qui vous tombent toutes rôties dans le bec. C’est l’oiseau du temps qui fait la quête. Ivre d’espace, il vole droit devant.

Mais quel espace ? Comme le temps, l’espace est une illusion de plus. Tout ceci n’est-il qu’un jeu pour d’autres, plus puissants que nous, qui se délectent de nos malheurs virtuels, de nos morts fictives, de nos vaines amours ? Serions-nous des pions animés sur un tapis de jeu aux couleurs de la terre ? C’est ce que pense Elon Musk, et je ne suis pas loin de penser comme lui. 

Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Qu’est-ce que notre vie ? Shakespeare l’a dit : « C’est un conte dit par un idiot, plein de bruit et de fureur, qui ne signifie rien »  (source)Macbeth, par William Shakespeare

 

Mon Dieu, mon Dieu, délivrez- nous de toutes les religions.
Guy Devos