L’origine des mythes

 

Les mythes et légendes antiques ne sont pas l’oeuvre des humains. Les auteurs en sont des visiteurs des étoiles, des extra-terrestres civilisateurs que nous appelons à tort les dieux, faute de meilleur vocable.

Ils forment une armée de professionnels suréquipés, ingénieurs, guerriers, généticiens, architectes, géologues, toutes les spécialités que requiert la terraformation d’une planète sauvage. 

Depuis des années, j’épluche les mythes et les légendes d’ici et d’ailleurs. Leurs points communs et plus encore leurs divergences ont été très instructifs. Il m’a fallu beaucoup de temps et de patience pour émerger les hypothèses que j’expose dans ces pages, et qui pourront un jour, je le crois, fonder une nouvelle science de l’Humain. Chaque mythe, chaque légende fait état de faits réels. Au chercheur de trouver lesquels.

J’ai changé plusieurs fois les paradigmes, dix fois s’est modifiée ma représentation du monde, cent fois s’est modifiée ma vision de l’histoire, tant la somme des mensonges reçus fait écran entre nous et la réalité. Tout est mouvant, l’esprit meut l’ensemble. Je ne pense pas qu’il soit possible à un chercheur honnête d’arriver à aucune certitude définitive.

A ce jour, voici ce que je crois : les dieux d’avant ont inventé les mythes. Ils les ont conçus avec des nuances, selon les pays. Ils ont relocalisé chaque épisode dans le pays où ils l’ont raconté. Facile : ils étaient partout, ils étaient les maîtres, ils étaient redoutés. Et leur savoir-faire était impeccable.

Pourquoi se sont-ils donnés la peine de devenir conteurs ? On est loin du coeur de métier d’aménageurs de planète ! Ne croyez pas ça. On est en plein dedans. Les terraformeurs doivent terminer leur programme par la création d’une espèce intelligente, à même de prendre leur relève après leur départ. La dimension psychologique est d’une importance capitale pour l’évolution de cette espèce.

Ils ont suivis un protocole strict, élaboré de longue date, afin de rendre les choses acceptables. Ainsi ils ont mis au point toutes ces belles histoires pour cacher l’impensable. Pour embellir l’inacceptable. Et la ruse a fonctionné. Tous ces fantoches sans foi ni loi sont devenus les différents dieux que nos religions terrestres vénèrent encore, et ce n’est pas fini, hélas !

 

L’Arche dénouée

Un exemple ? Prenez l’arche de Noé, ou celle d’Atrahasis, ou celle de Yima, l’histoire de l’arche et du déluge est plutôt répandue. Vous connaissez déjà l’histoire, en voici la clé. Nos visiteurs des étoiles, comme je l’ai raconté, sont arrivés sur un gigantesque vaisseau avec tout l’équipement pour terraformer cette planète. Entre autres, ils avaient je ne sais combien de gènes aliens pour faire les animaux domestiques, par adaptation de notre faune sauvage terrestre.

C’est la raison pour laquelle le brutal bison d’Europe s’est soudain transformé en paisible vache. Ne cherchez pas d’adaptation là-dedans, ça sent la tripatouille génétique. Imaginez la surprise des rescapés du déluge en voyant débouler de paisibles ruminants, des moutons bêlants, des chèvres et des poules pondeuses. 

Le déluge est la solution imaginée par les terraformeurs pour se débarrasser des géants et autres dangereux prédateurs qui compromettaient l’avenir des humains de petite taille, nos ancêtres. Après les déluges et autres catastrophes, la plupart des prédateurs avaient été noyés ou surgelés. D’autres animaux sont apparus pour les remplacer : non plus des prédateurs, mais des proies, et même des proies faciles.

 

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Au-dessus d’un chaos de boue, sur les montagnes émergeant du marécage universel, quelques poignées de survivants contemplent, hébétés, les décombres engloutis du monde qui fut le leur. Arrivent alors des animaux prodigieux, soumis, dociles, des animaux doux et fidèles comme on n’en avait jamais vu. Et pour cause ! Ces animaux inédits sortent des éprouvettes des terraformeurs.

Pour expliquer l’inexplicable, les terraformeurs inventent la fable des animaux dans l’arche. La seule arche qui ait existé s’appelle Hyperborée, c’était un engin spatial aux prodigieuses dimensions, en vol stationnaire dans le ciel du nord. Comme toujours, il y a une part de vrai, toute petite. Tous les mythes ont leur vérité intérieure. Socrate pratiquait la maïeutique, qui est l’art d’accoucher les esprits. La maïeutique que je pratique serait l’art d’accoucher les mythes.

 

La fable d’Eden

Le jardin d’Eden, les fruits défendus, Eve et le Serpent, Adam croque-pomme… Encore jolie fable toute pleine de fausses naïvetés qui sont de vrais casse-têtes. Encore une minauderie inventées par les dieux d’avant pour dissimuler une réalité plus prosaïque. Car les terraformeurs étaient de rudes coquins. Ils devaient trouver quelque chose pour faire oublier leurs turpitudes. 

Le merveilleux jardin d’Eden de la Genèse était en fait un bordel pour les dieux. On cherchera vainement sur terre l’emplacement de ce beau jardin. De pâles copies en ont été faites ici ou là, mais l’original est venu des étoiles, et il y est retourné il y a belle lurette. On lui a donné de nombreux noms, selon les lieux et les époques, Atlantide, Mu, Pays de Punt ou Lémurie, et enfin Hyperborée, la Terre dans le ciel.

Regardons la chose de plus près. « Eve et le Serpent » : cette calembredaine se décode ainsi : Eve, ou plutôt la femme originelle que les Hébreux ont nommée Lilith, était le jouet sexuel des Reptiliens. Ils l’ont créée pour ça, la tradition sumérienne n’en fait pas mystère.

« Eve croque la pomme » : la Femme couche avec le Serpent qui lui révèle des secrets : entre autres, il lui montre à quel point elle se fait avoir par les dieux, qui usent et abusent d’elle.Grâce au Serpent, Eve acquiert la connaissance du bien et du mal.

 

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« Eve offre la pomme à Adam » : la Femme a poussé ce petit faiblard qu’était le premier homme à servir de femme aux Reptiliens. On se souvient que l’Homme n’avait pas été créé pour la bagatelle, mais pour bosser dur dans les mines et les champs. Ce qui n’empêche pas la rigolade… Les dieux d’avant étaient bisexuels, il y a même des chances qu’ils fussent androgynes.

« Eve et Adam réalisent qu’ils sont nus » : à un moment donné, ils en ont marre de se faire mettre par les dieux, et décident de reprendre leur indépendance sexuelle. Ils couvrent leurs pudendae, leurs parties génitales. Ce qui n’est pas pour plaire aux dieux reptiliens.

« Eve et Adam sont chassés du Jardin d’Eden » : en fait, ce sont eux qui s’enfuient. Ils redescendent sur terre, et doivent renoncer aux mille facilités du jardin des dieux : vie aisée, opulence, nourriture assurée, drogues diverses et mets délicieux, luxe et volupté.

Sortir du jardin d’Eden, c’est quitter le giron maternel, s’affranchir de la tutelle divine. Si Eve et Adam n’avaient pas réussi à s’évader de ce bagne sexuel, l’espèce humaine serait restée une race d’esclaves.

Vouloir retrouver le jardin d’Eden est un réflexe infantile, indigne de nous. C’est aspirer au retour dans la matrice, c’est se languir de l’oppression des dieux terraformeurs, c’est les prendre pour des bons – ce qu’ils n’ont jamais été et ne seront jamais. Ils sont juste des professionnels. Sans états d’âme. Ils font leur boulot, puis ils foutent le camp ailleurs… Les implorer, c’est folie. Les prier, c’est danger. Les croire, c’est irresponsable.

 

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Il existe un autre monde au dedans de celui-ci La frontière est intérieure et le temps s’arrête ici.
Lao Surlam