Les dieux d’avant

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« Les androgynes célestes ont créé les humains » devrait dire la Bible si elle était mieux traduite. C’est le sens littéral du mot Elohim, le nom des dieux de la Genèse. Ces dieux d’avant qui nous ont créés, avaient-ils un sexe ? En tant que reptiliens, ils pouvaient en avoir deux.

Pour les Yoroubas, le dieu des dieux, c’est Obatalla ou Oshalla le Ciel, comme Elohim, et comme Ouranos le Ciel qui est l’ancêtre de tous les dieux grecs. Or Oshalla est tantôt homme, tantôt femme. Comme Elohim. L’androgyne primordial est tapi dans l’ombre… 

Il y a de fortes chances que notre espèce ait été créée androgyne au départ. De nombreuses légendes en attestent, en tout cas. Ainsi que des vestiges éloquents : les seins des hommes et le clitoris des femmes, entre autres. C’est pourquoi retrouver l’état d’androgynie initiale est un but initiatique rémanent.
 
« Dans le mythe mentionné par Aristophane et repris par Platon dans Le Banquet, les premiers hommes étaient androgynes. Pour les punir de s’être révoltés, Zeus les divisa en deux. De même, d’après les Purânas, les premiers hommes étaient des sages encore proches du divin qui engendraient des fils par une sorte de projection mentale.
 
 
androgyne-statue-200poC’est pour détruire leur pouvoir qui menaçait celui des êtres célestes que Dieu créa la femme et la reproduction par l’union des sexes. Dans la Genèse, la création de la femme à partir d’une côte retirée à Adam implique l’androgynie de l’homme originel, créé à l’image de l’hermaphrodite divin. Comme Shiva, le premier homme (Adam) était homme du côté droit et femme du côté gauche. Tous les rites tantriques dans lesquels la femme participe sont appelés rites de la main gauche. Le côté gauche est le côté faible de l’homme, réservé aux besognes humbles ou impures.
 
 
C’est pourquoi on ne tend jamais la main gauche. Offrir un objet de la main gauche est considéré comme un signe de mépris.
 
La circumambulation de l’image d’un dieu doit se faire en le tenant à sa droite, c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre. Dans la magie tantrique où l’aspect féminin de la divinité est invoqué, elle se fait en sens inverse. Tout être bissexuel peut être considéré comme une émanation de l’aspect transcendant du dieu.
 
L’androgyne, l’homosexuel, le travesti ont une valeur de symbole et on les considère comme des êtres privilégiés, images de l’Ardhanarïshvara. Ils jouent à ce titre un rôle spécial dans les rites magiques et tantriques, comme dans le Chamanisme. » (source)
 
 
 
venus-willendorf-penchee-« Le but final du Tantrisme est de réunir les deux principes polaires Shiva et Shakti dans son propre corps… L’androgynie initiatique n’est pas toujours signifiée par une opération, comme chez les Australiens. Dans beaucoup de cas, elle est suggérée par le travestissement des garçons en jeunes filles, et vice versa des filles en garçons… Les pratiques homosexuelles, attestées dans diverses initiations, s’expliquent probablement par une croyance similaire, à savoir que les néophytes, pendant leur instruction initiatique, cumulent les deux sexes. » (source)Mircéa Eliade, Méphistophélès et l’Androgyne

 

Androgynes, certains « dieux » l’étaient peut-être. Mais géants, ils l’étaient tous. 

Sans doute est-ce leur gigantisme, devenu inadapté, qui les a mis dans l’obligation de créer un double miniature de leur espèce, la nôtre, avec pour mission de perpétuer leur race. En Inde, les dieux sont innombrables, de Shiva à Brahma, Vichnou à Krishna, Hanuman à Ganesh, chacun sa spécialité, chacun son don offert aux hommes. Les dieux hindous sont aussi des géants civilisateurs, tout comme les dieux yoroubas, mayas, olympiens ou hébreux. La mythologie hébraïque, telle que nous la présente la Genèse ou le Livre d’Enoch, pourrait bien n’être qu’une version décalquée de la mythologie sumérienne.

En effet, les textes sumériens sont antérieurs. Ils sont aussi plus explicites, plus faciles à décrypter. Pour Sumer, il n’y a pas non plus de dieu unique,  mais une tapée d’extra-terrestres, au look humain de chez trop-humain, sauf la tête de vautour et deux paires d’ailes.

Ces gens-là avaient besoin de main d’œuvre pour aménager la planète, ils nous ont fabriqué à la chaîne pour bosser à la chaîne. Agriculture, nous voici ! Et ça nous a plu, au début.

Les travaux des champs nous changeaient des dangers de la chasse. Pour les dieux, c’était l’Eden, l’âge d’or. Pour nous, leurs créatures, c’était un peu moins gai.

Reprenons cette source par le menu, telle qu’elle est contée dans le livre d’Enki. Au commencement, les anges travaillent pour les dieux. Un jour, les anges protestent, réclamant du repos. Oui, mais qui fera la besogne et les tâches ménagères ? La déesse Namma appelle son fils Enki le sage. Il décide de créer une race d’esclaves, nous les hommes. Il prend de l’argile qu’il trempe dans la chair et le sang d’un dieu sacrifié, pour que l’homme ait une part de l’intelligence divine. Ainsi naquit le premier exemplaire humain, qui sera bientôt suivi par beaucoup d’autres. (source)Légendes sumériennes recueillies par Sénachérib

Ces surhommes n’étaient donc pas immortels, sinon comment Enki aurait-il pu sacrifier deux d’entre eux ? De plus, leurs besoins corporels les situent dans la catégorie des êtres biologiques. 

En auscultant le mythe sumérien, voici ce qu’il raconte à nos coeurs. Jadis, des surhommes ont fabriqué les hommes pour les servir. Ils ont aussi fabriqué les femmes pour leur plaisir. Ces surhommes ne sont pas immortels, sinon comment Enki aurait pu sacrifier un dieu ? 

S’ils sont vivants, ils mourront donc. Sans doute sont-ils déjà morts, vu que cette histoire commence à dater. Ces surhommes, savants surdoués, étaient aussi d’excellents poètes. Chacun des contes qu’ils ont laissé est une bouteille à la mer ; les mythes sont le testament des dieux d’avant. Ils ont choisi des images frappantes, pour que ces légendes se transmettent au long cours, à coup sûr, et partout. Au point qu’elles font partie du génotype de notre espèce. Pourquoi ont-ils fait ça, pour notre bien ?

Sommes-nous à eux? Nous n’appartenons à personne. Mais il se trouve qu’ils nous ont faits pour prendre leur suite, et qu’ils se sont attachés à nous dès le début.

Ils ne nous ont pas créés pour leur service, affirment plusieurs auteurs, récusant la version sumérienne que je donne plus haut. Une fois de plus, la vérité est ailleurs. C’est la thèse de Hörbigger et Bellamy, l’hypothèse des lunes successives.

 

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Ces géants se savaient condamnés par l’approche de la lune du tertiaire. Ils sont donc repartis vers les étoiles quand la pesanteur est devenue trop forte pour eux. C’est pourquoi ils nous ont transmis tout leur savoir. 

Cette hypothèse comporte trop de points douteux, sur le plan astrophysique et paléo-géologique, pour qu’on puisse bâtir sur elle. Mais quelque fut leur motivation, les dieux d’avant nous ont tout appris.

Ils voulaient nous donner toutes les chances de poursuivre leur civilisation brillante, et c’est ce que nous avons fait.

Du moins en partie. Nous avons imité leur science, leur technologie, leur savoir-faire dans toutes sortes de domaines.

Il est amusant de noter que ces braves géants ne nous ont pas transmis que le sérieux. Les dieux d’avant ont donné à nos ancêtres des cours intensifs de langue, écriture, maths, géométrie, artisanat, astrologie, architecture, avec interro-écrites et contrôle continu.

Pendant ce temps-là, ou juste avant, Hathor, Athéna, Isis, et les géantes enseignaient aux humaines la magie, la volonté, l’art de rêver et de traquer, les différentes techniques d’éveil.

 

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Mais aussi l’art de la couture, de la cuisine, du maquillage et de la séduction. Seules les femmes ont reçu cet enseignement des reptiliens eux-mêmes. Les hommes n’ont jamais été initiés à l’art de séduire, c’est pourquoi les femmes ont toujours beaucoup à leur apprendre en ce domaine comme dans tant d’autres.

Sans Isis, sans Athéna, pas de vie intérieure, pas d’éveil.
Sans les géantes sexy, on n’aurait jamais connu Vogue ni Elle.
Et sans le Serpent originel, on n’aurait jamais connu Apple.

Seuls les petits secrets ont besoin d’être protéges.Les grands sont tenus secrets par l’incrédulité du public.
Marshall McLuhan