Abou Bakari II, Mansa du Mali

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Longtemps avant Christophe Colomb, la colonisation des Amériques et la traite négrière, l’Amérique avait déjà été colonisée. Et par des Noirs, déjà développés en cette lointaine époque, qui y avaient établis des comptoirs d’une civilisation avancée. 

Au 14e siècle, nous savons que les « colonies africaines » d’Amérique étaient encore une réalité. Tandis que nos seigneurs de guerre allaient taquiner le Maure en Terre sainte, Abou Bakari II, mansac’est à dire empereur du Mali, armait une expédition transatlantique vers les colonies de ses ancêtres, sur l’autre rive de l’océan Atlantique. Après ses conquêtes du Ghana et surtout du Yekrour et du Jolof sénégambien, le mansa Abou Bakari II décidait de reprendre en main ses terres américaines longtemps négligées…

En 1312 il arme une expédition maritime. Nul n’en est jamais revenu. Pour le mansa, émigrer sur ce continent frère n’était pas une folie : ses ancêtres l’avaient fait des millénaires auparavant.  « La route transatlantique avait été longtemps fréquentée par les mool mariniers.Marins Sénégambiens Au XIVe siècle, son voyage sans retour est rapporté par Al Omari. L’atlas catalan de 1375 et la carte de Mecia de Villadestes de 1413 montrent le Mansa Bakari II levant son sceptre vers l’Outre-Atlantique. » (source)Wikipedia

 

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Deux siècles après Abou Bakari II, quand Christophe Colomb organise sa propre expédition vers les Indes occidentales il prendra pour guides des navigateurs choisis pour leur connaissance de l’Afrique, de la navigation transatlantique et des langues commerciales de l’époque, dont le ghanawan, ghuanani ou guarani.

Les mêmes populations natives africaines vont résister, à partir de 1492, aux conquistadores espagnols qui les nommeront des « nègres marrons ».

En langage ramakushi, Tarana ou Parana signifie le domaine, le pays ou le continent TA des adeptes NA du dieu RA, c’est à dire l’infini. Selon Diagne, la représentation de Ra, l’infini, dans la culture africaine ramakushi est très proche de la représentation dravidienne de Shiva, la Source impersonnelle, l’infini tour à tour créateur et destructeur… 

 

mauritania-boy-200poIl est intéressant de noter l’émergence de plus en plus sensible de la culture du Gondwana, ce continent noir aujourd’hui éclaté… On retrouve la culture noire du Gondwana non seulement en Afrique, mais également en Inde avec les Dravidiens, et en Océanie avec les Mélanésiens. On la retrouve donc aussi en Amérique, tout au moins si l’on suit la thèse de Pathé Diagne : « L’apparition des cultes ramakushi s’est traduite à l’échelle planétaire par la construction des métropoles religieuses, dès le 8e millénaire AEC »  (source)Pathé Diagne, Tarana 
Donc il y a dix mille ans, rien que ça !! 

 

Le 8e millénaire AEC, c’est le moment où est apparue l’agriculture… Coïncidence ? Ou synchronicité ?

Soit près de deux mille ans avant Sumer, jusqu’ici réputée la plus ancienne civilisation occidentale. Et trois mille ans avant la civilisation chinoise, réputée la plus ancienne d’Asie… La question qu’on peut se poser est la suivante : comment des Africains développés, navigateurs et bâtisseurs, colonisateurs et administrateurs, ont-ils pu évoluer jusqu’à retrouver, pour certains d’entre eux, un statut de chasseurs-cueilleurs ou de sauvages qui contredit le sens normal de l’évolution ?

 

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La chose est arrivée plus d’une fois dans l’histoire. Après un cataclysme de grande ampleur, des populations civilisées ont pu vivre un tragique retour à la barbarie, faute de ressources et d’organisation… D’ailleurs, qui nous dit que l’évolution n’est pas un mythe ? Qui nous dit que notre époque représente un progrès par rapport au passé ? Aveuglés par les lunettes floues de l’histoire officielle, nous sommes victimes d’illusions d’optiques… L’histoire se répète et nous égare dans ses spires et nous empêche de dater les événements…

Certains d’entre eux semblent s’être produit à plusieurs reprises, comme le retour du Serpent à Plumes ou la découverte de l’Amérique…

En concluant cette étude des travaux remarquables de Pathé Diagne, je ne peux m’empêcher de me dire que cet universitaire brillant, soucieux sans doute de sa crédibilité déjà compromise par la hardiesse de ses thèses, fait tout ce qu’il peut pour éluder l’épineuse question de l’Atlantide, sujet tabou chez tous les universitaires.

Et pourtant, toutes ses conclusions nous y mènent, à commencer par le nom même du continent disparu : l’Egypte, antique royaume des Anous, portait pour nom hiéroglyphique Ath-Kâ-Ptah, Deuxième coeur de Dieu. Celui de l’Atlantide était Ahâ-Men-Ptah Ainé couché de Dieu.  Ahâ-Men-Ptah est l’Amenta, terre des Morts pour l’Egypte. Mais le nom original qui lui fut donné par ses Fondateurs fut Tama Rê, ou Tamara. De Tarana à Tamara, la parenté est éloquente.

 

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L’Amérique était Atlante.
L’Atlantide est l’Amérique.
Le soi-disant Nouveau Monde
 est le plus vieux connu.

 

Les gens n’apprennent pas grand chose des leçons de l’histoire, voilà la plus importante leçon de l’histoire. (Aldous Huxley)

 

Tandis que le Prof. DiagnePathé Diagne, auteur de Tarana, l’Amérique noire précolombienne se sert de la linguistique, je m’adonne à la langue des Oisons. C’est un jeu passionnant qui fait déjà des émules. Il consiste à chercher d’autres mots dans les sonorités. Vous allez comprendre.

Où allait Abou Bakari, notre mansa courageux ? La langue des Oisons va nous aider. Il était empereur du Mali. Répétez Malien, Maya, Malien, Maya… et osez soutenir que ça ne se ressemble pas. Osez soutenir que la confusion entre ces deux sonorités est exclue.

Vous n’osez pas ? En ce cas nous tenons notre réponse. Les Mayas sont des descendants des anciens Maliens. Les Mayas venaient du Mali. Les têtes géantes des Olmèques sont des têtes de guerriers maliens.

 

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Je ne veux pas croire, je veux savoir.
Carl Sagan