Tant de fins du monde

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De nombreuses traditions nous annoncent un changement majeur : soit la fin d’une ère, soit celle d’un cycle ou celle d’une humanité. Une voix intérieure nous le murmure aussi.

Le changement radical qui s’amorce amènera un renouveau dans tous les domaines. Déjà présent dans l’esprit des chercheurs, ce réveil porte un nom : le nouveau paradigme. Nos pensées positives et notre engagement favoriseront son avènement.

 

Fin du Quatrième Monde Hopi

Pour les Hopis ainsi que pour les Indiens des Plaines américaines, nous allons bientôt entrer dans le Cinquième et dernier Monde. Ce n’est pas une fin, mais un aboutissement. Même si, hélas, la prophétie hopi annonce des bouleversements et des catastrophes en préambule du Monde à venir.

Les Aborigènes d’Australie attendent le retour du Temps du Rêve, cette heureuse époque des origines où le Temps et l’Espace n’étaient pas rigides, où les animaux parlaient avec les hommes.

Pour les Hopis comme pour les Aborigènes, le monde qui vient est un printemps. Pour toutes les nations de cette bonne vieille planète trerre, le temps du changement est arrivé. On pourrait multiplier les exemples d’anciennes traditions qui, toutes, annoncent un avènement. Soyez-en sûrs, un nouveau printemps va refleurir le monde.

 

Le Jour du Jugement des Chrétiens

Dans le Christianisme, il y a aussi cette attente presque douloureuse, celle du Messie qui reviendra pour juger les vivants et les morts. L’Apocalypse de Saint-Jean décrit la décadence d’une époque qui ressemble à la nôtre, énumérant des signes dont plusieurs se sont déjà manifestés. Le prophète chrétien Edgar Cayce, lui aussi, désigne notre époque sans ambigüité.

 

Vous ne pourrez pas créer un nouveau futur si vous vous cramponnez au passé. (Karen Downing)

 

L’ère du Verseau des Hippies

Pourtant, dans notre tradition occidentale, nulle fin du monde n’est annoncée : au contraire, nous entrons dans l’ère du Verseau qui verra s’installer le règne de l’entente et de l’harmonie parmi les humains. John Lennon annonce la fin de toutes nos entraves : fin de l’élite corrompue, fin des religions, des sectes, des partis politiques, fin des multinationales, fin des forces armées, fin des scories d’un monde moribond qui s’accroche des griffes et des crocs. 

Le mouvement hippie des années 60-70 décrit cette ère comme un retour de l’âge d’or, de la personne dans sa divinité, et de l’amour inconditionnel. Acceptons-en l’augure, même si la tolérance et le respect d’autrui ne semble pas avoir le vent en poupe. Tout peut changer si vite, et rechanger plus vite encore. Pour une chrétienne, par exemple, le Jugement dernier n’est pas une catastrophe totale. Certes, les damnés passeront l’éternité dans les flammes de l’enfer. Mais les élus s’en sortiront. Enfin bref.

Prions pour être dans le bon camp. Même si on ne croit plus à ces vieilles lunes, une bonne prière ne fait pas de mal, allez…

 

L’éternité c’est long. Surtout vers la fin. (Woody Allen)

 

La perspective baba-cool du new age, celle du retour d’un âge d’or, n’est pas seulement étayée par de nombreuses prédictions très antiques. De nombreux scientifiques non-alignés soutiennent très sérieusement cette hypothèse, comme les physiciens Régis Dutheil avec sa théorie de l’homme super-lumineux,  et Jean-Pierre Garnier-Malet avec sa théorie du temps dédoublé. Ou encore la biologiste Jacqueline Bousquet qui introduit la physique quantique dans le champ du vivant. Il était temps. Tout se passe comme si le fleuve de la tradition rejoignait le torrent de la nouvelle physique. Cette convergence rendra-t-elle ses ailes à la science ?

 

Le grand soir viendra-t-il ? Et les lendemains qui chantent dont on nous rebat les oreilles depuis des lustres ? A tout hasard, tenons-nous prêts. Même s’il est prudent de s’attendre au pire, on n’est jamais à l’abri du meilleur.

« Nous allons bientôt connaître les civilisations qui nous ont faits et qui nous regardent grandir, autant laisser tomber toute naïveté. Les Grecs, comme les Hébreux, avaient une vision angélique des premiers dieux qui incarnaient la Nemesis, la Norme Parfaite, la Conduite Idéale à laquelle tout homme voulait se conformer. Pourtant, Zeus le suborneur n’est pas un parangon de vertu. Yahveh le jaloux n’est pas non plus un modèle de justice. Ils ne sont plus, c’est à notre tour de porter la flamme olympique. » (source)

 

De nos jours il ne subsiste pas le moindre vestige de la science sacrée, c’est le règne du savoir profane, de l’ignorance qui se prend pour science et se complaît dans son néant.
René Guénon