Planète Babel

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Dans bien des légendes, l’ancêtre premier est Mani, Manu : celui qui manie tout chez les Amérindiens. A ses côtés il y a une femme, notre aïeule à tous, qui s’est appelée, selon l’époque et le lieu, Mariana, Maria, Marie, Diana, Diane, Danaann, Freya, Sac Quib ou Kwan-Lin. 

On retrouve la notion d’ancestralité dans le nom lui-même avec le son an, ahn, qui veut dire l’ancêtre. L’ascendance de l’humanité est souvent attribuée aux fées, les bonnes, mais aussi les mauvaises…

Si l’on interroge les mythes Celtes, les fées sont le peuple ancien, venu du Ciel, descendant des anciens dieux (le premier homme était une femme) et sont appelés Mannanon ; elles sont donc les ancêtres des hommes, Mannanon ou Man-Annon, en allemand Ahnen der Mannen.

En Scandinavie, ce sont les Alfar, les elfes. Al-Far pour all fahren, ceux qui vont et viennent dans le cosmos : All, le «tout». 

Dans ce qu’on nomme le proto-langage, peuple se dit teutéh. Avec le double t, il s’est diversifié en tribu, tribe en anglais, mais aussi en tuatha chez les irlandais et… en teuton ailleurs. Ainsi, les sons teut, deut, tiot, diot signifient peuple. Mais pas n’importe quel peuple : les Grands Anciens, les Titans.

Peuple du dieu El, Allah ou Eli, les Titans ont terraformé cette planète. Le dieu égyptien Toth y fait écho. On retrouve le même sens de grand peuple premier et formateur dans les mots tout, total, tête… mais aussi têter, téton, tétine. Les dieux d’avant nous ont tout donné, tout appris.

Les Titans. C’est-à-dire aussi les Tiaten, Tiuten, Teutons, Deutsch.

Mais n’ayez crainte ! C’est, répétons-nous, une désignation, pas une origine  ethnique ni  géographique. Inversons le paradigme des partisans de la suprématie raciale. Ce teutéh devenu deutsch ne signifie certes pas que les Allemands sont à l’origine, il se trouve simplement que leur vieille langue a mieux conservé la notion de peuple, au sens de peuple du dieu Eli.

Autre exemple : les Eskimos, peuple exquis, se nomment eux-mêmes Inuits. Et nomment leur langue Inuktitut. Inuktitut, c’est (l)inku(a) tiut, linkua tiut, la langue allemande ! Inouï. 

 

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Bien plus au Sud, rendons visite aux Basques et à leur langue qui passe pour être une des plus anciennes qui soit. Les Basques, peuple fantasque, se nomment Euskadi et leur langue, Euskara. Euskadi, c’est (d)euska di(oi), ce qui si l’on prononce tout en oubliant les parenthèses devient deuska dioi, une forme pour dire peuple deutsch, encore une fois en omettant parfaitement le côté allemand du mot.

Et vous aurez noté que ce euska est une forme de la racine iskaz, celle qui a donné le ish d’english par exemple. Et Euskara alors ? C’est (d)iuska (sp)ra(ha), diuska spraha, la langue deutsch.

Franchissons allègrement l’Atlantique, pour une destination qui est évoquée dans la Saga : Teotihuacan. Je vous ai vu sourire ! Familier du grand écart, vous avez décrypté que ce n’est pas si simple…

Teotihuacan, c’est à lire Teoti-huacan, soit Teoti-wagen ou Teoti-bewegung. En tout cas, la racine teoti est bien celle relative au peuple, à l’endroit où vivait le peuple, sous-entendu la colonie d’origine. Ou bien elle suggère l’emplacement d’un astroport -pour expliquer le terme wagen, voiture, mais aussi vaisseau.

Et Sacatlan, au Mexique toujours ? Ne serait-ce pas Sachsenland, un endroit qui nous parle d’une colonie d’Atlantes Saxons ? Ceux qui ont aimé les aventures de Cuchulainn devenu Kukulkan vont savourer.

 

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Ainsi, subrepticement, vient de se glisser l’idée qu’une connivence ait pu exister entre des peuples dont on avait prétendu qu’ils n’aient pu se côtoyer avant les conquêtes Colombiennes. L’étau se resserre doucement autour de l’existence d’une réalité au souffle immense. La toponymie, le nom des peuples, le nom des héros, viennent étayer sans cesse ce qui nous est proposé ici.

Mais revenons une fois de plus en Grèce, civilisation dont nous ne descendons pas vraiment, mais qui nous a fourni bien des légendes. Ce sont les Pélasges, peuple de la mer à qui nous devons les murs cyclopéens (des costauds, donc) qui nous parlent, via leur mythe de la création, d’Eurynomé.

Selon Euripide, les Pélasges prennent le nom de Danaéens lorsque Danaos et ses cinquante filles arrivèrent à Argos, sans baliser ni pédaler dans le yaourt. Des Dana-quelque chose rattachés à une origine féminine, voilà qui nous est familier : on y retrouve Danaan, la déesse Dana-Ahn, oui, Ahn comme ancêtre. Puis vinrent les successeurs des Pélasges, appelés Egéens, qui déifiaient les animaux porteurs d’ergot, dont le coq.

Et nous revoilà plongés dans la musique des mots, dans le son évocateur et révélateur des phonèmes. Que nous raconte le terme Egéen ? Ce peuple de la mer prit le pouvoir dans l’archipel éponyme après la chute de Troie, environ au moment de la fin de la domination Crétoise due à un cataclysme. Encore une histoire familière. Les Egéens sont également appelés Achéens.

En anglais, egg c’est l’œuf, ei en allemand, aeg et eje en danois. Le phonème eg, en danois, signifie quant à lui chêne, mais aussi spécifique. Egentilik parle d’essentiel, de primordial, tout proche du eigen allemand, qui rapporte à soi également. De eigen à eiche, il n’y a qu’une qu’un pas, et voyons soudain que eich (eichbaum) signifie chêne aussi. Encore le chêne.

Résumons. L’homme de la mer, gigantesque, est en quelque sorte l’œuf dont sont issus les Achéens, peuple qui remonte « aux hommes du chêne ». Une de leur divinité était un bûcheron, bien évidemment armé d’une hache. Achéens, ache, hache, chêne. Au fait, comment se dit hache en Grec ? Pelekos ! On parlait de Pélasges au début du paragraphe, y aurait-il un rapport ?

 

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Il y a aussi le chêne, arbre parmi les arbres, celui de la solidité et de la fidélité, celui de Zeus-Jupiter, par ailleurs dieu du tonnerre. Les Celtes ne s’y sont pas trompés : qui mieux que le chêne pouvait symboliser l’axe du monde, lien des abysses au ciel, représentant les quatre éléments, l’eau, l’air, la terre et le feu ? Les Nordiques, au chêne, ont préféré le frêne, mais l’idée reste la même.

En fait, plus qu’un étau qui se resserre, c’est au contraire une respiration libératrice qui nous envahit soudain. La langue d’origine a été amputée, mutilée, dévergondée, délocalisée à l’extrême, mais, phares dans la tempête, de frêles phonèmes n’ont cessé de véhiculer le sens primordial, qui nous ramène à l’essentiel.

Revenons donc à notre interjection initiale, par Thor et par Odin ! Des dieux scandinaves ? Oui, non, peut-être. Thor est une abstraction, c’est Th-Or, le peuple d’Or (Or est Ur, souvenez-vous), notre peuple créateur, que l’on a pris pour des dieux. Et Odin ? Odin, c’est Wotan, c’est Bot (vous savez le boiteux) c’est Buddha, c’est celui qui règne dans la galaxie Od (ou Ot, odd, oti, oth). Ce phonème est compris dans le mot latin Claudius qui signifie boiteux, comme dans le français claudiquer.

Mais Eli alors, où le trouve-t-on ? Dans quelle partie du ciel ? Il en est une que toutes et tous nous apprenons à reconnaître, partiellement, dès notre plus jeune âge, il doit y avoir une bonne raison pour cela. Vous pensez forcément à la Grande Ourse. Dans les textes, on la dit boréale, traduit imparfaitement par nordique. Borée est l’ancien nom du pôle nord. D’où le récit de Xavier Séguin sur Hyperborée.

Borealis, c’est Bor Ea Lis, où ea (la galaxie) et Li (Eli, E ou Li, souvenez-vous) nous confirment que c’est la haute galaxie du dieu Eli.

 

 

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Ce qui signifierait que « nous » venons de là également, descendants du peuple d’Eli que nous sommes ? Oui, sans aucun doute. D’ailleurs notre nom d’homme en atteste. En hongrois par exemple, homme se dit ember, qui en allemand donne im Bären, soit littéralement  dans l’Ourse. L’espagnol Hombre ne nous dit pas autre chose : home im Bären c’est à dire chez nous dans l’Ourse. Quant au français homme, c’est une contraction des deux sens.

Eli, créateur, est à considérer en tant qu’entité pourquoi pas, mais aussi en tant que principe fondateur. Ce faisant, il représente le bien dans sa plus simple expression, loin de tout manichéisme ou au contraire à l’origine pure du concept. Ce bien, c’est le gut allemand, gut, got, god, par opposition au Teufel, diabolique. Teufel, c’est le peuple de El (Teu pour Teutéh), c’est-à-dire l’opposition entre le bien (dieu) et le mauvais (ses imparfaites créatures).

Le fondateur, le créateur, en un mot le patron, représente l’autorité agissante. Un phonème, dans toutes les langues, le représente aussi, c’est ar« Je note que le roi mythique Arthur se dit en vieux breton Arzur, ce qui signifie l’ours. Or on trouve dans ce mot les phonèmes ar, zu et ur. Arthur l’Ours est donc le patron (qui agit au nom de) Ur, qui agit sur terre au nom des dieux originels. » (source)Xavier Séguin

L’autorité du Dieu Eli, son message primordial, a subsisté dans toutes les langues, parce que, sans doute, il était un message divin, en tout cas plus inspiré que nos querelles de drapeaux. Et il s’est glissé au travers de tous les sons de toutes les langues pour que nous puissions, toujours et partout le retrouver. En français aussi, bien entendu.

L’autorité du dieu. Ar Got. Comme la langue secrète des bâtisseurs de cathédrales, l’argot. Comme le style de leurs constructions sacrées, l’art Goth, ou art gothique. Et comme la forêt sacrée du centre Bretagne, Ar Goat.

 

Dieu ne joue pas aux dés !
Albert Einstein