La fondation de Rome

Rome, fille des Celtes

 

On sait que Rome a été fondée par deux jumeaux, allaités par une louve étrusque. Si on ne le sait pas, on demande. Ces curieux jumeaux ont une origine double comme eux. D’abord une origine étrusque, on l’a vu. Mais il y en a une autre. Laquelle ? L’enquête commence.

 

Cherchons ce que leurs noms signifie, à ces enfants sauvages. D’abord Remus – que dit ce bon vieux Gaffiot ?dico français-latin de Félix Gaffiot qui a bercé mes humanités lointaines

 

Statuaire, basilique Saint Rémi de Reims, France

 

Remi, orum : Les Rémois, tribu de la Gaule Belge.
Remi : capitale des Rémois, aujourd’hui Reims.
Rémus le Rémois
, un Gaulois du nord, venu tout droit de la sainte ville de Reims, qui deviendra la cité du sacre des Rois de France. Qui deviendra… ou qui redeviendra ? Rémus le Rémois n’a pas fondé Rome, il n’était là que pour oindre son frère Romulus par le sacrement traditionnel de ses ancêtres gaulois, le saint-chrême de Reims, concocté depuis toujours par les druides. Tout devient clair.

 

RomulusPassons à son frère Romulus – on reconnaît le suffixe -ulus, un diminutif qui se traduit par le petit. Romulus, le petit Rom. Le petit Ram ? Décidément le bon Rama a laissé partout des traces vivantes de son passage – traces encore bien visibles aujourd’hui dans nos lexiques. Romulus est fils du dieu Rama, il s’appelle tout bêtement le petit Rama. Plus tard, quand Romulus aura fondé Rome, c’est la tribu étrusque des Ramnès ou Ramnensès qui deviendra son armée. Ram-nès, ceux de Ram. Rome ou plutôt Roma est donc la ville de Rama.

 

Rejected from every country, Roms however are genuine heirs of god Rama De même les Roms ou Roums sont les descendants de Rama et des siens. Tout au long de sa progression vers l’extrême orient, Ram a fait école, fondé des villes, laissé des fidèles – ses héritiers de sang et de moeurs. Ils ont fondé des lignées ramaïques dont la plupart sont encore identifiables aujourd’hui. Quant à savoir si Romulus était fils de Ram selon la chair ou selon l’esprit, difficile à trancher. Certes de nombreux millénaires se sont écoulés depuis la naissance de Ram.
A-t-il pu vivre si longtemps ?
Rien d’impossible aux dieux d’avant. 

 

Dans La Vie de Romulus, Plutarque rapporte une autre version : les jumeaux bénis seraient les enfants d’une esclave et du dieu Mars. Voici cette singulière histoire. Dans le cubiculumla chambre à coucher de la vestale Rhéa Silvia, tandis qu’elle devise avec sa suivante, un sexe viril turgescent descend par la cheminée, tel un Père Noël porno. C’est le sexe érigé du dieu Mars. Le divin engin se balance dans les airs mais Rhéa Silvia refuse tout net d’accéder au désir du dieu.

 

Les deux sources de Rome étaient de fausses jumellesLa suivante se dévoue et les jumeaux sont fécondés. Cette porn-fiction surréaliste peut se décoder ainsi : c’est un engin volant, un OVNI si l’on veut, et non un phallus, qui se balance dans les airs devant la vestale. Elle monte avec sa suivante dans l’engin du dieu Mars. Mais cette allumeuse de vestale refuse de consommer ! Les avances du Dieu se font pressantes, d’où la soubrette. Rémus et Romulus sont nés d’une humble servante, fiancée du berger Faustulus. Mais ils sont aussi les fils du dieu Mars ou plutôt Rama l’inséminateur.

 

Mars, quasi anagramme de Ram, est l’avatar de Rama sous son aspect conquérant. On peut aussi imaginer que le sexe volant de Mars symbolise une insémination artificielle avec les gamètes du dieu. Quoi qu’il en soit, la double origine de Rome que je cherchais au départ de transforme en triple source : Etrusque par Romulus, gauloise par Remus, atlantéenne par Rama . Mais cette triple origine se résume à une seule, l’Atlantide.

 

On connaît une autre chanson avec les mêmes paroles, ou presque : Jésus est né d’une humble servante, fiancée du charpentier Joseph. Mais Jésus est aussi le fils de Gabriel, l’archange inséminateur. Quand on tient une bonne histoire, il faut la resservir, n’est-ce pas ? Si elle a plu, elle plaira encore. Et l’historien de dire doctement : « décidément l’histoire se répète… »

 

Pas autant que la connerie, hélas.

 

Rama méditant en alpha

 

Dans le livre infini des secrets de la nature, bien peu je puis lire.
William Shakespeare