Tihuanaco, piège à foudre

 

A Tihuanaco, cité des Dieux, il est une porte dite du Soleil, qui serait mieux nommée Porte de la Foudre. Une curieuse légende raconte comment la foudre est tombée 107 fois sur elle en une seule nuit, pour finalement briser le monolithe.

Pourtant on dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit. C’est presque vrai.

D’abord, peut-on dire que l’éclair tombe ? Un éclair est un arc électrique entre deux bornes, une positive et l’autre négative. L’éclair ne tombe pas du ciel, il relie la terre au ciel. Quand on observe un orage au ralenti, on constate que chaque éclair est précédé d’un traceur, c’est à dire une liaison électrique qui trace le chemin du futur éclair. Ce traceur joue le rôle d’un câble. Une fois le sol relié au nuage par le traceur, l’éclair peut agir : un arc est formé entre les deux bornes. Il est donc faux de dire que la foudre tombe.

 

La foudre ne tombe pas, elle relie.

Ensuite, pourquoi la foudre ne peut-elle se manifester deux fois au même endroit ?  Pour qu’il y ait un éclair, il faut une différence de potentiel électrique entre deux points : survient alors l’arc électrique qui relie les bornes. Quand un point est frappé par la foudre, il perd toute sa charge électromagnétique, et ne peut donc attirer un deuxième éclair. Donc tout orage « sur commande » est impossible. Comme sont impossibles les 108 éclairs consécutifs. Eh bien non, justement. Rien d’impossible à tout ça.

C’est là que la légende prend toutes les apparences de la réalité. Question subsidiaire : pourquoi la foudre a cessé quand le monolithe s’est brisé ? La bonne question n’est pas pourquoi, mais comment. La porte monolithique avait été conçue pour remplir cet office… Quand l’ensemble de la centrale fulgurale antique était en fonctionnement, il y a quelques dix mille ans, le site avait la capacité d’attirer sans fin la foudre. La porte du soleil servait d’antenne ou de capteur.

 

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Le capteur antique était un paratonnerre de pierre polarisée, rendu conducteur par des tiges ou des câbles métalliques, en or, cuivre, argent, orichalque ou alliage d’un de ces quatre métaux conducteurs. Ainsi mis à la terre, le capteur se rechargeait dans l’eau vibrée en contact avec les énergies telluriques à travers la roche de la montagne. Il inversait ainsi sa polarité après chaque éclair, pour pouvoir en attirer un autre. La pompe à foudre, en temps normal, fonctionnait sans arrêt.

Les ingénieurs atlantes savaient bien que, s’ils laissaient le site sans surveillance, leur terrible ingénierie serait dangereuse. Ils ont désamorcé le site, comme nos ingénieurs désaffectent les centrales nucléaires en fin de vie. Ils ont coupé le contact entre la porte et sa mise à la terre. Le monolithe capteur n’était plus relié à l’éclateur qui transformait les éclairs en foudre en boule. La foudre captée n’étant plus relayée ni éclatée, un orage effroyable a tonné sur les Andes, 108 éclairs sont tombés, et la Porte de la Foudre n’a pas tenu…

 

La scène se passait il y a une flopée de millénaires.
Ni les Incas, ni les ingénieurs étasuniens n’y sont pour rien…

 

Ces données ne sont pas des élucubrations sorties de mon imagination ou d’un akasha non moins imaginaire. Le paratonnerre inversé, c’est à dire le capteur de foudre tel que je viens de le décrire, existe aussi de l’autre côté de la planète, datant sans doute de la même très haute époque. J’en ai trouvé trace sur l’autre toit du monde, l’Himalaya. Voici ce que raconte Andrew Thomas : 

« En 1966, j’ai visité la vallée himalayenne de Koulou. La ville de Koulou possède sur une colline un remarquable temple ancien consacré à Shiva.  Devant ce temple sacré se dresse un mât en fer de dix-huit mètres de hauteur. Pendant les orages, ce mât attire « la bénédiction du ciel » sous la forme d’éclairs qui parcourent le mât et vont frapper à sa base une statuette de Shiva, dont les fragments sont ensuite recollés par le prêtre pour servir à la prochaine « bénédiction ». La coutume existe de temps immémoriaux, ce qui indique que l’Inde connaît les conducteurs électriques depuis le fond des âges. » (source)Andrew Thomas, We are not the first, cité par David Childress, Les technologies des dieux

 

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Le même auteur a découvert dans un texte antique les instructions pour fabriquer des piles électriques : « Mettre une plaque de cuivre bien propre dans un récipient en terre. La recouvrir de sulfate de cuivre puis de sciure humide. Poser ensuite une feuille d’amalgame de zinc et de mercure par-dessus la sciure pour éviter la polarisation. Le contact produit une énergie portant le double nom Mitra-Virouna. Par ce courant, l’eau se disjoint en PranavayouOxygène et Oudanavayou.Hydrogène On dit qu’une chaîne de cent jarres fournit une force très active et efficace. » (source)Agastya Samhita, cité par Andrew Thomas, We are not the first

L’électricité était connue et utilisée depuis très longtemps, et l’usage des piles électriques n’est sans doute qu’une relique d’une technologie plus ancienne, celle des temples à foudre.

Jerry Ziegler affirme que différents types de dispositifs électriques étaient utilisés dans les temples, et il suppose que c’était pour faire croire à des oracles ou à de terrifiantes manifestations divines, (source)Jerry Ziegler, « Indra Girt by Maruts » ce qui est sans doute vrai pour la période de décadence qui a suivi le déluge, quand la science d’avant est devenue magie pour les survivants. Mais à l’origine, ces dispositifs électriques remplissaient une triple fonction qui n’avait rien de symbolique, rien non plus d’un effet spécial pour gogos.

Un examen du reste du site montre des auges de pierres qui formaient des canaux à foudre. Les pierres, polarisées comme les menhirs d’Avebury, étaient remplies d’eau pour former une ligne électrique plus économique que les menhirs de Carnac ou d’Avebury.

En Europe, l’énergie était canalisée par les alignements de menhirs à polarités alternées, qui font des lignes électriques parfaites. Ailleurs, quand les menhirs ou les canalisations s’avéraient peu pratiques, d’autres solutions ont été trouvées.

Pour des transmissions sur de plus longues distances par exemple, de simples lits de galets disposés sous des levées de terre pouvaient remplir le même office. Cela ressemble à des digues. La Wansdyke, qui passe près d’Avebury (Wiltshire, UK) en est un parfait exemple.

 

Dès que l’individu ressent, la communauté est sur un sol glissant.  
Aldous Huxley