Réponses de survie

 

Qu’est-ce que je peux faire pour changer le monde ? Change-toi toi-même. Comment ? En t’aimant… Il y a un mois, j’ai diffusé un questionnaire sans trop me faire d’illusion sur l’intérêt de la démarche. Pourquoi vous solliciter, alors que vous avez tous, j’en suis sûr, dix mille occupations plus utiles ? Je n’obtiendrai qu’une dizaine de réponses. Je me trompais.

Les résultats montrent assez que vous avez su prendre le temps de me répondre, l’énergie de vous affirmer et le cœur d’être toujours dans la lumière. Merci aux 280 réponses exploitables, et merci aussi à ceux qui se sont excusés. Vous êtes tous des amours. Pour vous rafraîchir la mémoire, voici les questions posées.

1 En face de ce triste portrait d’un monde qui fout le camp et nous avec, que pouvons-nous faire ?
2 Au niveau individuel ?
3 Ou collectivement ?
4 Est-il encore temps ?
5 Etes-vous prêt à vous engager dans l’œuvre du dernier espoir ?
6 Il faudra qu’un jour l’âge de fer laisse place à l’âge d’or, sauf si nous sommes tous morts. Peut-on éviter l’extinction de l’espèce ?
7 Comment ?
8 Quelles sont les choses qui vous choquent le plus ?
9 Quels changements immédiats vous semblent souhaitables ?
10 Votre expérience du scalaire vous a-t-elle apporté quelque chose ?
11 Pensez-vous que ce type de méditation puisse avoir un intérêt ?
12 Voudriez-vous participer à une méditation scalaire planétaire ?

En gros, il y a deux sortes de réponses : les optimistes pensent que rien n’est joué, que ça vaut le coup de se battre pour sauver cette planète, ou bien que cette planète ne risque rien, ou encore que l’humanité s’en est toujours tirée par le passé et que ça va continuer. Les « bouddhistes » pensent que rien de tout ça n’a d’importance, ce qui compte c’est de se sortir de ce merdier. Et vous ? Ne manquez pas de m’écrire par la rubrique « contact » en bas de chaque page. 

Il y a eu aussi un paquet de réponses que je qualifierais de non-exploitables, car elles sont hors sujet. Mais j’en remercie les auteurs pour leurs confiance et leurs confidences. Dans tous les cas, c’est intéressant de constater à quel point vous prenez mon travail et votre rôle au sérieux.

Pour éviter de fastidieuses répétitions, je ne vais pas énumérer une litanie de questions-réponses. J’ai choisi de citer quelques réponses, anonymement, en sélectionnant l’extrait le plus original ou le plus représentatif. Auquel j’adjoindrai, le cas échéant, un commentaire perso en guise de réponse à vos réponses. À vous la parole !

De quoi rire ?

 

« Désolé je n’ai pas pu m’empêcher de rire en lisant la publication….pour la simple et bonne raison que nous vivons tellement entouré d’esprits égoïstes et égocentriques que pour moi la fin de notre civilisation est inévitable. Il faut se regarder en face et arrêter de se mentir. La vraie question est pourquoi me suis-je retrouvée dans ce monde de chaos… Et la réponse : ‘tu dois encore apprendre’. Vouloir sauver ce monde c’est encore y être attaché. Or pour sortir de ce schéma cyclique de souffrance nous devons apprendre à nous détacher de tout. Ce monde est factice. Une matrice falsifiée pour faire progresser les consciences. Il est temps pour moi de retourner dans la vraie création. » AA 

Si la vraie création existe… Peut-être que cette matrice falsifiée est tout ce qui nous sera donné. Vouloir se sauver soi-même c’est encore être attaché à l’ego. Mais bon, c’est la réponse bouddhiste. On retire son épingle du jeu, si c’en est un. Et on se tire vers le nirvana éternel réservé aux bouddhas libérés des tracas d’ici-bas… Ce n’est pas mon truc.

On consacre la première moitié de sa vie à se forger un ego solide, et la seconde moitié à s’en débarrasser. (Carl Gustav Jung)

« Le monde fout le camp, mais en même temps des solutions/idées émergent petit à petit dans nos consciences. Par exemple je me souviens très bien avoir dit à une voisine il y a 7 ans : la solution dans ce monde où l’hyper-consommation règne, c’est d’arrêter de consommer tout et n’importe quoi. Si une grande partie de la population le fait en même temps, tout s’effondre, les règles changent. A l’époque, je crois que j’étais la seule à penser ça, la personne en question m’a rit au nez, les autres personnes à qui j’aurais pu en parler en auraient fait autant. Aujourd’hui, je le lis partout, c’est comme une évidence. » BB

Ce que tu croyais être la seule à dire il y a 7 ans, nous étions des millions à le crier en mai 68. Il aura fallu 50 ans pour que ce concept révolutionnaire devienne une évidence pour le plus grand nombre. Maintenant combien d’années faudra-t-il encore pour qu’au lieu de le dire, on le fasse vraiment ?

« Vivre en subissant le moins possible tout ce merdier. En se recentrant sur l’être. En mutualisant les savoirs et les compétences. C’est une utopie : il y a beaucoup trop d’ego dans l’air. Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Conclusion : enfiler son gilet jaune ! » FF

Oui, trop d’ego, c’est indiscutable. Même dans le mouvement spontané des gilets jaunes, on voit que chacun poursuit sa chimère, défend ses intérêts, et n’est pas prêt du tout à renoncer aux quelques menus avantages qu’il a pu gratter. Pourtant, comme tu le dis si bien, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

« Aimer et réapprendre l’harmonie de l’humain dans la roue de la vie. Beaucoup sont sur le chemin de la conscience déjà, et plus nous agirons comme des êtres exemplaires, plus cet Amour se répandra. La juste intention est le départ de l’action juste. » DD

Je crois comme toi à la toute-puissance de l’exemple face à l’inanité des belles paroles et des promesses jamais tenues. Hélas, les mauvais exemples sont bien plus nombreux que les bons.

« Je ne crois pas à l’extinction de l’espèce. Un tri ou une réduction drastique des effectifs sont bien plus probables – que ce tri soit naturel ou pas. L’histoire se répète. Je pense que ce tri a déjà eu lieu par le passé (cf Noé). L’espèce humaine a la particularité de pouvoir s’adapter et de proliférer malgré des aptitudes physiques bien faibles. Elle s’adaptera de nouveau… » MM

Oui. Même si ce n’est pas vrai, on ne sera plus là pour le voir. Alors faisons confiance à cette entité obscure et incontrôlable qu’on appelle l’humanité. Ou l’inhumanité ?

 

De Bouddha à Jésus 

« Les gens pensent qu’en changeant les autres, le monde changera. Mais il faut d’abord prendre conscience que le travail doit se faire en nous et pour nous. » XX

En nous, c’est sûr. Pour nous ? Encore la déviation bouddhiste… (Voir plus haut) Note que si tu avais écrit : « Pour les autres », j’aurais pu répondre : encore la déviation chrétienne. Foutues religions ! Damné conditionnement !

 

 

« Les choses qui me choquent le plus ? L’absence de morale des gens. L’appât du gain facile. Les maltraitances infantiles. Le nombre de jeunes en mal de vivre accro aux stupéfiants. Le nombre croissant de SDF, les jeunes qui vivent sous les tentes ou dans des camions, les vieux mal logés. » KK

À Rome, fais comme les Romains. En enfer, fais comme les démons.

« Nous pouvons déployer la solidarité auprès des personnes en difficulté. J’ai hébergé une maman et son enfant 5 semaines en attendant qu’un HLM leur soit donné. C’est un détail, mais nous pouvons tous faire quelque chose, être attentif aux personnes autour de nous. Émettre des pensées d’amour et de guérison à la terre qui nous abrite, nous et tous les autres êtres vivants. » UU

On sent que tu prends à cœur ta participation au groupe scalaire. Je pense comme toi que c’est une bonne façon d’agir. Bonne pour nous, bonne pour tout le monde.

« A grande échelle, internet est un outil formidable pour informer et trouver des solutions. Les gens ne sont plus dupes des infos de la télé. Les réseaux informent à tout va ! Bien sûr il faut faire le tri. Dénoncer les pédophiles, les paradis fiscaux, les politiques qui nous volent, les dangers des médicaments… Même les jeunes se posent des questions ! » GG

Je ne dirais pas « même les jeunes » je dirais surtout les jeunes ! Je fonde de grands espoirs sur les nouvelles générations qui ne supportent plus l’hypocrisie de leurs aînés, leur lâcheté et leur égoïsme. Ils n’ont pas de réponse, mais ils cherchent. Ils tâtonnent. Ils essaient. Bien sûr, certains se droguent. Les meilleurs, peut-être ? On dit que ce sont toujours eux qui s’en vont les premiers…
 
 
 

Voilà. J’arrête ici, non parce qu’il n’y a plus rien à dire, bien au contraire. J’arrête parce que ça suffit, l’échantillon est représentatif, la diversité des réponses s’y exprime. Une fois encore, je vous dois des remerciements. Vous vous êtes tous investis dans cette nouvelle aventure, car c’en est une. À moi de jouer maintenant.

La suite va venir sous une forme qui va vous surprendre, et, je l’espère, vous passionner. Vous ne vous imaginiez tout de même pas que j’allais en rester là ? Si ? C’est que vous ne me connaissez pas encore.

 Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie.
Arthur C. Clarke