Astral 4

 

Doucement tout rentre dans l’ordre. Ordre étrange il est vrai, que cet ordre du désordre.этот порядок беспорядка. Les nuits se suivent et se ressemblent, chacun tient le fil de son rêve et les rêves de l’une répliquent ceux de l’autre. Tout est pour le mieux dans le pire des mondes possibles,Die schlimmste aller möglichen Welten le triste monde de tous les jours. Loin de valoir celui de toutes les nuits.quello di tutte le notti

 

Toutes les nuits

Toutes les nuits nous dormons du sommeil du juste. Toutes les nuits nous rêvons, tous les matins nous avons oublié nos rêves. À chaque réveil, le cerveau brouille la radieuse clarté des rêves nocturnes.a radiante clareza dos sonhos noturnos. Si d’aventure quelques bribes résistent, elles sont tordues, déformées, incohérentes… Bref, inutilisables.

Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l’amour fait place au quotidien
On n’était pas fait pour vivre ensemble
Ça n’suffit pas toujours de s’aimer bien

Voici les principaux thèmesprincipalele teme abordés ces dernières nuits par notre expédition astrale.

 

Nuit du 17 au 18 août

(M) -Rien en souvenir. Je me lève avec les yeux qui piquent et une grande envie de dormir. Ce qui m’arrive rarement.

(A) –Beaucoup de signes de dualité, des morceaux interchangeables d’un tout : MON-DE / DE-MON ou A-PPEL…
Monde démon, est-ce à dire que le monde est démoniaque ? Bon, ça n’est pas une découverte… 
-C’est assez noir, mais ça correspond à ce dont tu m’as parlé ce matin. Moi ce qui m’a marqué c’est la dimension supérieure du tout. Et l’interchangeabilité. Le démon n’était pas forcément la finalité, pas durable et modifiable. C’est positif en fait.

(E) –J’étais un aigle à côté d’un autre aigle au dessus d’un paysage indien d’Amérique du Nord.
Y avait-il un lac ou étang dans ce paysage ?

 

Nuit du 18 au 19 août

(A) –Chevaux blancs qui couraient côte à côte. Le cheval me ramène à mon enfance, ma mère m’emmenait faire du cheval chez une amie, elles partaient en ballade et moi je restais avec le mec de l’amie. Très vite l’initiation à cheval s’est arrêtée : il en profitait pour me toucher. Ma mère ne m’a jamais crue, ça l’emmerdait royalement de devoir mettre fin à ses séances entre copines alors qu’elle pensait avoir le baby-sitter parfait 😂
Depuis, j’aime plus trop les chevaux. J’avais rangé cet épisode dans un petit tiroir bien fermé. Revoir ces chevaux cette nuit m’a réconcilié avec l’animal qui n’y est pour rien. Voilà une blessure guérie même si elle ne me faisait pas mal. C’est fou.
Les chevaux blancs côte à côte rappellent la nuit dernière pour (E) : « un aigle à côté d’un aigle » et ta phrase d’hier : « beaucoup de signes de dualité »…

(E) – J’ai très mal dormi, ma compagne respirait trop fort. Je me suis écroulé et je n’ai rien retenu. 

(K) – Un dogue allemand s’amusait avec moi, puis devenait de plus en plus facétieux, au point que je ne pouvais plus m’en dépêtrer. Il allait me mordre ou me niquer. J’ai ressenti un frisson d’archonte dans la nuque, signe d’entité négative : je me suis réveillé.
Ce dogue me rappelle comment  Cuchùlann le Tuatha…

(K) – En séminaire sur les arbres, j’étais en désaccord avec l’assemblée qui disait qu’il ne fallait pas tailler l’arbre. Quel arbre?
Yggdrasil, l’arbre qui porte le monde et le protège du chaos ? Ou bien l’arbre des certitudes ? L’arbre de la connaissance du bien et du mal ?

 

Nuit du 19 au 20 août

(A) – Cette nuit j’étais au dessus d’une grande étendue d’eau!
Oui, moi aussi j’ai plané au dessus d’un lagon. Et (E) a peut-être vu un lac dans son paysage d’Amérique de la première nuit. Et (Y) s’en souvient aussi pour cette nuit, trop vaguement pour en parler ici. À suivre…

(M) J’ai lu ton article d’hier Astal3. C’est inquiétant et drôle. Ça me fait penser à moi en 2018. Je venais de passer une semaine avec mes parents, ma mère était mourante. J’essayais d’améliorer les choses, avec l’aide de professionnels à la maison. À mon retour, j’étais épuisée nerveusement.

En bref, hier, j’ai croisé des parasites, un cadeau, une arnaque, la tension nerveuse, et aussi la grande bouffée d’amour venue de nulle part et saisissante, qui m’a aidé à lâcher prise, à m’occuper de mon corps et de ma fatigue. De la nuit, pas de souvenir.
J’ai pleuré d’émotion en lisant ta lettre. Moi aussi j’ai reçu cette bouffée d’amour et ton visage était devant moi. M’as-tu envoyé cette délicieuse et très puissante douche d’amour qui m’a remis sur pied ? J’en avais grand besoin. Tu en parles d’abord, j’ose me lancer. Mes intentions sont pures, je suis vieux et chaste. Je t’envoie mon amour et un peu du repos dont tu as tant besoin.

(E) – Spectateur passif, je déambulais près d’un fleuve avec des individus très colorés. J’ai songé à l’Inde. Il n’y avait ni son ni odeur.
Encore une étendue d’eau… À quand la clé de ce (petit) mystère ? Un fleuve d’Inde, oui, dans l’état du Kerala. Le son et l’odeur peuvent dicparaître au réveil, par l’habillage qu’effectue le cerveau. Dans le rêve, ça t’a frappé. Tes souvenirs ne sont pas brouillés, mais incomplets. Tu n’étais pas un spectateur passif : tu as palabré avec ces Indiens. 

 

Un aigle à côté d’un aigle

 

Astral Tours

 

Un artiste, c’est quelqu’un qui a mal aux autres.
Jacques Brel