
Il y a cent cinquante millions d’années, ▲ a créé la femme. ▲ se dit Delta ou Capuchon. ▲ a cette sale tête de vipère et son corps est couvert d’écailles. ▲ est apparu très longtemps avant les humains. D’où sort-▲? Mystère. À cette époque, les Reptiliens régnaient sur terre. Ces sournois ne ressemblent à rien. Comme Delta Capuchon.
Les mammifères n’étaient pas encore là, ils sont venus beaucoup plus tard. La femme que ▲ a créé ne valait pas mieux que les Grands Serpents. Son gigantisme, déjà ! Pensez donc, 4 mètres de haut ! Des mains comme des roues de brouette. On a toujours vu ▲ comme un humain. Un mâle. Erreur grave. Ne croyez pas l’histoire, elle a été écrite à l’ère des Patriarches. Ils ont remplacer toutes les déesses originelles par des mâles.
▲ n’était pas un mâle. La Déesse a régné des milliards d’années avant ▲. Comme le féminin, Elle est éternelle. La Déesse. Les premiers sous-▲ étaient hermaprodites : moitié Hermès, moitié Aphrodite. En vrai elles étaient mères et capable d’engrosser leurs filles. On a masculinisé tout ça avec l’arrivé des Patriarches, il y a quelques milliers d’années.
Les Patriarches qui vivaient 300 ou 600 ans sont des gamins qui ont eu tort de tout casser. J’attends le retour de la Déesse et du matriarcat sacré. J’y crois dur comme fer. Mais sans y croire.
L’éternel féminin, par Paul Cézanne
Guerrier ou pas ?
Qui rame se fourvoie. Qui démissionne n’est pas guerrier. Accepte le verdict du vivant. Et réjouis-toi quel qu’il soit.
Pourquoi ramer dans le vide ? Pourquoi t’épuiser en vain ? Peux-tu t’opposer au destin ? Pas vraiment, je le crains. Tu n’as pas le savoir supérieur qui te permette de dire « ceci n’est pas ce qu’il me faut. » Si tu t’es incarné, c’est pour réaliser quelque chose. Sois géant si tu l’oses.
T’évertuer à contre-courant interdit toute réalisation utile et durable. Évertuer ? Le verbe est mal choisi. Quelle vertu y a-t-il à l’immobilisme? Ténacité imbécile du gamin qui dit non. Comme la poupée bien connue, incassable, inlassable, inclassable, qui tout nie, tout refuse, tout évite. Et se meurt seule à la fin.
Ne sois pas insatiable. Tu n’es pas incassable, guerrier. Si tu t’opposes, tu ne bloqueras que toi. Bien triste chose en vérité. Fin d’une époque…
Elle y croit, la ménagère d’antan. Mais son bras d’honneur dit ‘sans y croire‘…
Près d’elle, je peux mourir
On ne vante pas la libération de la femme avec ce genre d’image. La ménagère étasunienne des sixties avec son foulard de bonniche voudrait nous faire croire qu’elle est combative ! J’ai beau ajouter la violence terrible d’un incendie, ça fait peur à qui ?
Elle est différente. À l’exact opposé. Elle est unique. Mieux : nous sommes deux.
Elle est la seule femme qui me donne l’impression d’être unique. Absolument unique. C’est bien simple, quand je suis près d’elle, je peux mourir.
L’amer
L’amer qu’on sent passer au fond des gouffres noirs a des accents blessants, l’amer est déliquescent (air connu). L’amer à boire ? Impossible. Se gavant d’amer, on ne peut rien gagner. La vie qui vient va te sortir de tout sentier battu. Tant mieux, écoute-la, suis la voie qu’elle te donne. Pardonne. Fredonne. Ouvre-toi, ton cœur s’ouvrira.
S’inscrire en faux contre les souverains poncifs de la pensée dominante revient à prendre le maquis.

L’opéra de quat’sous
Tu n’as pas compris ? Quand vient Mackie, prends le maquis ! Résiste à ces fadaises qu’on t’a mis en tête. La télé, la rue, l’école, les voisins, les amis, tout le monde anonne sa leçon bien apprise. Et bien mal comprise. Le message derrière est toujours le même. Tiens-toi tranquille, pas de vagues, file doux, sois sage, bien gentil, pas de bêtise et ferme ta gueule.
Ne crois pas ces gens-là. Leur nombre fait leur faiblesse. Les grandes idées arrivent à la minorité qui grossit, qui grandit. Qui gronde et qui grandit.
Le ▲ s’en bat
Tout ça parce qu’on est gouverné par des hommes. Trop de femmes sont soumises, trop soumises. Trop promises, trop remises. Trop d’humiliations insidieuses ou brutales. Trop de désamour de soi.
Mais derrière le vacarme, il y a comme un bruit de fond, écoutez ! La révolte gronde. Je l’entends tout le temps, ça m’empêche de rêver. Fais chier !
Et lui là, le ▲, il laisse faire ? Il a choisi son camp ? Il veut surtout que rien ne change, jamais au grand jamais. Il ne voudrait rien d’autre s’il n’existait pas. Existe-t-il au fait ? N’est-il qu’une invention de plus pour nous calmer ? Pour laisser les puissants nous plumer ?
Ami, ça suffit. Amie, réagis. Il est temps. Grand temps. Jamais trop tard.

L’animal en moi
Au détour d’un contretemps j’ai débusqué des trafiquants. Ces pirates temporels trafiquent denrées, drogues et technologies du futur vers des planètes perdues au fond des temps oubliés. Ils en ramènent de précieux machins qu’ils fourguent à tout va. Ils sont grands pourvoyeurs de paradoxes temporels qui, comme chacun sait, sont interdits par la Guilde du Disque.
Ce disque-là peut jouer bien des musiques. Disque sera demain le mot d’argot pour notre galaxie, la Voile Actée. J’ai tourné le volant sport gainé calf-skin beige de mon élégant cabri au lait. L’astral ça grise ! D’une foulée de grand fauve, l’animal attaque et fond sur sa proie.
Et là qu’est-ce que je vois ? Ces foutus pirates temporels viennent de Mars ! On va où de ce train-là ? La femme qui veut reste aux abonnés absents. À beau nez Ab sent. Ab était un méta-olfactif, il pouvait sentir n’importe quelle odeur à 10cm. Même de plus loin. Une fois il a reniflé un camembert bio sans lait à 11,5cm. C’est vous dire !
Hatchepsout (à vos souhaits!)
Et la chute ?
Cherchez pas, y en a pas. Les chutes font mal en général. Pas toutes : la chute de reins d’une pharaonne comme Hatchepsout ne peut faire aucun mal. Moi ça me fait trop du bien. C’est fou.
C’est tout.
Elle est née fée
- Elle la Grande
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- Fée ce que veut
- Le balancier
- Les érasés
- Libère et délivre
- Ce que femme veut

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— Rame, rameur, ramer par Alain Souchon
— La poupée qui dit non par Michel Polnareff
— La mer par Charles Trenet
— L’opéra de quat’sous par Berthold Brecht

