Le pont des sorciers
Pour les rejoindre, tu dois construire le pont toi-même, car aucun sorcier n’en fera un vers toi.
Pour les rejoindre, tu dois construire le pont toi-même, car aucun sorcier n’en fera un vers toi.
Mes dieux sont les poètes que j’ai tant relu, qui m’ont parlé au creux de l’oreille et du cœur.
Je viens d’un autre monde. Mon identité n’est rien. Mais je n’ai pas effacé mon histoire personnelle…
Ne pas confondre allié et protecteur spirituel. Ces deux notions sont opposées.
Je n’y suis pour rien. J’attends que ça se passe. Et ça se passe à chaque fois.
L’obéissance ou la folie, dernier choix du sorcier. Je prends les deux.
Il y a partout des portes pour d’autres mondes. Parfois, elles sont visibles.
De l’intelligence partout, de l’amour et de la beauté pour ton plaisir et ton élévation.
Ta vie est devant toi comme un océan. Ma vie aussi est un océan, mais derrière moi.
Je regarde cette fourmilière et je me demande si les hommes sont encore capables d’amour.
Les amis qu’on a eu ressemblent tous à Juan Matus. Mon benefactor le Maestro, encore plus.
Consumés par un feu intérieur, ils disparaissent, libres, comme s’ils n’avaient jamais existé.