
Décidément, les prophéties d’Edgar Cayce n’ont pas fini de se réaliser ! On a appris que l’axe terrestre s’est décalé de quelques centimètres, entraînant une réduction de la durée du jour de quelques nanosecondes. Ce qui est une bourde scientifique.
Bourde scientifique
Une bourde si énorme qu’elle est probablement volontaire… Ce minime décalage de l’axe terrestre a dû se produire à la suite des tremblements de terre en Haïti et au Chili. À la suite de quoi, on nous a expliqué qu’il avait entraîné une réduction de la durée du jour de plusieurs micro-secondes. La voilà, la bourde ! Le décalage des pôles est une chose, la réduction de la durée du jour en est une autre. Elle suppose une accélération de la rotation terrestre.
Et je vois mal comment des tremblements de terre, même violents, auraient pu accélérer la rotation terrestre. Il semble que je sois le seul que ça étonne. La nouvelle a été reprise un peu partout, sans aucune critique ni réticence, mais avec des variations étonnantes, ce qui est le propre du journalisme. On a pu lire que les pôles se seraient décalés de plusieurs centaines de mètres, plus c’est spectaculaire plus ça fait vendre. On a lu aussi que la réduction du jour variait de plusieurs secondes à plusieurs minutes.
Un journaliste d’un canard que je ne nommerai pasancien journaliste moi-même, je protège cette profession qui ne le mérite guère… a même calculé (!) que cette réduction quotidienne se solderait par un jour de moins dans l’année (!!), donc dans 365 ans on aurait perdu un an (!!!). Le concours du grand n’importe quoi est lancé, ça va rebondir à n’en plus finir. Passons à la suite de ce croustillant dossier.
Deuxième bourde !
Car une telle ânerie ne pouvait pas s’arrêter là : elle a fait des petits. Des ingénieurs de la NASA se sont pris les pieds dans le tapis en nous annonçant, la bouche en cœur, que ce n’était pas la première fois, que chaque tremblement de terre majeur entraîne un léger décalage des pôles. Énorme ! Pour eux, ça semble anodin. Pour le lecteur moyen, ça ne signifie rien. Pas pour moi.
De nos jours, des ingénieurs ont pour tâche d’observer finement ce type de décalage, mais en était-il de même dans le passé ? Ce décalage « sans gravité » existait-il autrefois ? On sait que du temps de César ce type de phénomène et ses conséquences était connu, observé, et entraînait aussitôt les modifications adéquates.
C’est Jules César lui-même qui a modifié la durée de l’année, car ses astronomes l’avaient averti qu’elle s’était allongée. L’ellipse que décrit la Terre autour du Soleil s’était agrandie. En conséquence, l’année ne durait plus 360 jours comme autrefois, mais bien 365 jours.
Comme César ne voulait pas sacrifier la belle ordonnance des douze mois de trente jours, il ajouta 5 jours
Un début?
Ce que les ingénieurs de la NASA prennent pour un phénomène habituel n’est-il pas le début d’autre chose ? Le tremblement de terre traduit une modification des masses rocheuses internes. Cette nouvelle répartition des poids suffit à déséquilibrer légèrement notre grosse toupie, ce qui décale un peu son axe de rotation.
Quant au ralentissement de la rotation, les géophysiciens invoquent « l’effet patineur ». Pour ralentir, le patineur écarte les bras, ce qui offre une prise au vent. A la même échelle, si la terre avait « ouvert les bras » on aurait vu jaillir des masses volcaniques de plusieurs dizaines de km de haut. Et puis, pourquoi soutenir que le séisme en est la cause, alors qu’il pourrait parfaitement en être une des conséquences ? Pourquoi refuser d’admettre qu’on est loin d’avoir tout compris?

Abus de naïveté
Le déplacement interne entraîne un séisme et des dégâts en surface, voilà la vérité, beaucoup moins explicable que ne l’affirment spécialistes. Pas plus que les ingénieurs de la NASA, les géophysiciens ne disposent d’un recul suffisant pour affirmer péremptoirement : « Pfft ! Ce n’est que l’effet patineur ! On le connaît bien, il a toujours existé. »
Qu’ils le connaissent, peut-être bien. Qu’ils l’étudient, certes. Mais qu’ils en infèrent que la chose a toujours existé est une grave entorse à la logique. Et nous le faire croire constitue de leur part un abus de position dominante. Ils abusent de notre naïveté, en somme. Mais que veulent-ils nous cacher? À part le fait qu’ils n’y comprennent rien?
Jadis, les « dieux d’avant » passaient leur temps à scruter les étoiles, à vérifier des alignements. Ils en inféraient des tas de choses sur les temps à venir.
Qui nous dit que nos astrophysiciens ont atteint leur stade de savoir ?
Mesure et modestie
Il convient de garder mesure et modestie en face de phénomènes observés et chiffrés avec précision depuis à peine 80 ans, ce qui, à l’échelle géologique, ne représente pas plus qu’une nano-seconde.
D’un côté, décalage de l’axe terrestre ; d’un autre, accélération de la rotation. La conjonction de ces deux phénomènes suggère quand même un certain dérèglement de la mécanique céleste, qu’on a longtemps considéré comme une sorte d’horlogerie infaillible, mais dont, apparemment, nous sommes loin de connaître toutes les lois et tous les rouages. Il semble qu’un processus s’engage, qui correspond trait pour trait à celui qu’avait annoncé Edgar Cayce. On est en plein dedans.
Ce qui donne du crédit à la suite de sa prophétie. Le grand visionnaire a dit : « Il vous faudra plusieurs années pour vous en rendre compte ».
Tels les Veilleurs d’étoiles des temps enfuis, on peut guetter les nouveaux signes annoncés par Cayce, à commencer par le réveil violent du Vésuve. Dans quelques temps, la Californie devrait être rayée de la carte. Suivront New York et le Connecticut. Maintenant, on sait que le compte à rebours a vraiment commencé. A nous d’être vigilants et de nous préparer aux bouleversements qui viennent.
Sans se la jouer naïf. Rien n’est tout blanc ou tout noir. Et en matière de prophétie, n’oublions jamais que le futur n’est pas écrit, et qu’à chaque instant le présent modifie les futurs possibles.


