Doggerland, Terre du Milieu

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La deuxième Atlantide a été découverte au fond de la mer du Nord – un immense monde sous-marin englouti par la mer. Les plongeurs ont trouvé des traces d’une ancienne terre avalée par les vagues il y a 8500 ans.

Cette terre s’étendait jadis de l’Ecosse au Danemark, on l’appelle Doggerland à cause du plateau sous-marin de Dogger Bank. On a pu voir le tracé des rivières sur le fond marin. La Grande-Bretagne n’était pas une île – et cette terre sous la mer du Nord était parcourue par des mammouths et d’autres animaux géants. Avec une population de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, ce monde disparut sous les eaux de la mer du Nord entre 12.000 et 4500 BP à la fonte des glaciers qui couvraient tout le nord de l’Europe.

Doggerland la deuxième Atlantide – ou l’Atlantide Britannique  –  a été découverte par les plongeurs des compagnies pétrolières de la Mer du Nord, avec le concours des équipes scientifiques de l’université de St Andrews. C’était jadis une vaste zone de terre sèche s’étendait de l’Ecosse au Danemark ; elle a été lentement submergée par la fonte des glaciers entre 18.000 et 5.500 AEC.Avant l’Ere Courante On l’appelle aussi la Terre du Milieu.

Les plongeurs ont trouvé les vestiges d’un monde englouti qui comptait une population de plusieurs dizaines de milliers d’âmes – qui pourrait bien avoir été le véritable coeur de l’Europe, voire du monde, à cette lointaine époque dont les livres scolaires ne parlent pas. Une équipe de climatologues, d’archéologues et de géophysiciens a cartographié la zone à l’aide de nouvelles données récoltées auprès des sociétés pétrolières – et a révélé toute l’ampleur de la perte : ces terres fertiles et belles, foulées par les mammouths et les fauves géants, représentaient un vaste territoire prospère et développé.

La recherche suggère que la population de ces terres noyées pouvait s’élever à plusieurs dizaines de milliers de personnes, réparties dans une zone qui s’étend du nord de l’Ecosse au Danemark et dans la Manche où subsistent encore les îles anglo-normandes. La région qui fut jadis le véritable coeur battant de l’Europe fut frappé par « un tsunami dévastateur », affirment les chercheurs.

La vague géante fut le dernier acte d’une lente montée des eaux qui a patiemment submergé les basses terres pendant des millénaires.

« Il y a environ 20.000 ans, toute cette terre était émergée – mais une partie de la zone était recouverte de glace, explique Richard Bates du Département des sciences de la Terre de l’Université de St Andrews. Lorsque la glace a fondu, d’autres terres ont été révélées – mais le niveau de la mer a également monté. »

 

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« Grâce à un grand nombre de nouvelles données fournies par les sociétés pétrolières et gazières, nous sommes en mesure de donner une forme au paysage – et d’expliquer la présence des mammouths et des rennes qu’on y a trouvé. Nous sommes en mesure de comprendre quel genre de personnes s’y trouvaient. On s’imagine peut-être que la montée du niveau de la mer est un fait unique – mais c’est un cycle géologique qui s’est reproduit de nombreuses fois. » Le prof Bates précise : « Le nom de Doggerland vient du Dogger Bank, il désigne cette terre à toutes les époques où elle était émergée. »

Le même Richard Bates a présenté une exposition intitulée « Paysages Noyés » qui révèle l’histoire humaine de cette terre baptisée Doggerland, mais qui est sans conteste la Deuxième Atlantide, une région qui était autrefois plus grande que de nombreux pays européens modernes. En utilisant une combinaison de la modélisation géophysique des données obtenues à partir de sociétés pétrolières et gazières et des preuves directes de matériaux récupérés sur le fond marin, l’équipe de recherche a pu mettre en place une reconstruction de la terre perdue.

Le projet de recherche est une collaboration entre St. Andrews et les universités d’Aberdeen, Birmingham, Dundee et Pays de Galles. Redécouvrant la terre grâce à la recherche scientifique de pointe, l’étude révèle un passé dramatique autour d’un changement climatique massif.

« Nous avons spéculé pendant des années sur l’existence de la terre perdue à partir d’os dragués par des pêcheurs partout dans la mer du Nord, mais ce n’est que depuis que je travaille avec les compagnies pétrolières ces dernières années que nous avons été en mesure de recréer l’apparence de cette terre perdue. »

« Quand les données ont été traitées, je pensais qu’il y avait peu de chances qu’elles nous fournissent des informations utiles, cependant l’exploration d’une plus grande surface a révélé un paysage vaste et complexe. Nous avons été en mesure de modéliser sa flore et sa faune, de construire une image de l’ancien peuple qui a vécu là-bas et commencer à comprendre quelques-uns des événements dramatiques qui ont par la suite changé la terre, y compris la montée des mers et un tsunami dévastateur. »

 

Il n’y a pas de différence de nature entre l’humain et le divin. Juste une différence de degré.
Lao Surlam