Une vague démesurée

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Si la plupart des traditions mentionne la vague immense du grand déluge, les géologues sont formels : on ne trouve nulle trace d’un déluge universel dans le passé, même lointain, de cette planète.

Par contre, il y a eu foule d’inondations majeures et de déluges à l’échelle d’un continent entier. Il est vrai qu’il n’y eu pas qu’un seul déluge, et ce pour la raison que je veux donner plus loin.

S’agissant de la vague du déluge qui a affecté les deux rives de l’océan atlantique en 10.500 AEC, des légendes américaines et celtiques mentionnent la hauteur hallucinante de 4 kilomètres. Pour survivre, il fallait vraiment se trouver sur les plus hautes montagnes

Quand la Terre de l’âge d’or fut frôlée par un corps céleste, perdant son équilibre, elle craqua de partout. Des séismes et des éruptions volcaniques d’une rare violence accompagnèrent la danse. Et l’on vit alors la plus folle des grandes marées. 

La masse énorme des océans du globe, attirée par la gravité de l’intrus, jaillit sous forme d’un méga-tsunami : une vague de quatre mille mètres, suspendue entre ciel et terre. Des nuages épais plombèrent le ciel des mois durant.

Les embruns s’y mêlaient aux fumées des cratères. L’eau de mer, vaporisée par mille volcans, s’abattait en trombes furieuses. Voilà la thèse de Velikovsky. Pourtant, malgré la caution d’Einstein, tout ça est bien hollywoodien.

A cette époque, nous disent les géologues, commençait un fabuleux dégel. Des digues de glaces ont cédé, livrant passage aux torrents des lacs glaciaires. Le niveau des mers a monté, provoquant d’innombrables tsunamis quand une digue, naturelle ou non, venait à céder.

Ici où là, sur toute la terre, des catastrophes de cette envergure ont marqué la mémoire des peuples. La légende d’Ys en Bretagne, de la Ville Blanche en Manche, et bien d’autres trouvent dans ces faits géologiques leur lointaine origine.

 

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Encore, et longtemps, la Mère des vagues tourna autour du monde, levant des eaux plus hautes que les nuages, détruisant les îles, renversant les montagnes, asséchant les mers, formant des fleuves immenses et des lacs tumultueux.

Et quand le Maëlstrom s’apaisa, quand la Vague fut retombée, quand les torrents eurent vidés les lacs, longtemps encore, rideau mouvant, la pluie continua à tomber.

Les dernières vagues meurent, les dernières eaux se retirent, les dernières gouttes cessent de tomber du ciel maussade. Mais le soleil reste caché.

De nombreux séismes, à leur tour, secouent l’écorce terrestre, des failles nouvelles forment des volcans en grand nombre, qui vomissent des torrents de lave et couvrent le ciel de nuées épaisses.

Un hiver nucléaire se prépare-t-il ? Asséchant les flaques et la boue, des vents violents se mettent à souffler. Encore et toujours.

Tout autour de la terre, tant de tempêtes ont déchaîné les lames, la foudre et les ouragans. Les milliards de tonnes de poussières projetées par des cratères ou arrachées par des raz de marée ont plombé le ciel pendant des mois, des années, des générations.

Enfin, quand le soleil est reparu, la débâcle a repris de plus belle. Avec elle, commence la fin de l’âge de glace.

Pour les rares rescapés de ces apocalypses à répétition, un nouveau monde est en train de naître. L’accouchement sera difficile. Mère Terre doit d’abord perdre les eaux. Et pendant plusieurs millénaires, la fonte des glaciers provoquera une élévation des mers de plus de 200 mètres.

Quand enfin le soleil reparaît, la débâcle reprend de plus belle. 

Les survivants choqués regardent naître un nouveau monde. De leur ancienne vie il ne reste que des vagues à l’infini. Sur les côtes d’Europe occidentale, quelques poignées de rescapés, privés de tout, retourneront vite à l’âge de pierre.

Après le déluge, toutes les eaux se sont retirées, ça puait le poisson mort jusqu’au sommet des monts. Il a fallu deux générations pour brûler tout le bois des bateaux inutiles. Tous les dix ans, il pleuvait dix gouttes. Les hommes se sont enfouis sous terre et le deuxième déluge est venu, qui a noyé les survivants comme des rats dans leur trou.

Non, ce n’est pas non plus la version des géologues. J’en ai une, incroyable, et pourtant vraie. Moi aussi je m’abriterai derrière Einstein qui disait : « Seul l’incroyable a des chances d’être vrai ».

 

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Le déluge n’a pas englouti l’île d’Atlantide, car l’Atlantide n’était pas une île, mais un vaisseau spatial gigantesque. En loupant son décollage, cet énorme engin a levé la vague démesurée qui a ravagé les deux rives de l’océan atlantique. Très hollywoodien aussi, je l’avoue, et pourtant vrai.

Plus tard viendront les géants volants des îles du nord, les fameux Tuatha Dé Danaan, qui vont fonder la Seconde Atlantide. Sa capitale sera ornée de canaux en souvenir de Peo,Poséïdopolis pour Platon la capitale d’Atlantide. Elle sera bâtie sur le plateau du Dogger Bank, aujourd’hui englouti lui aussi.

L’engloutissement de Dogger Bank et de l’Empire d’Occident eut lieu vers 2500 AEC. Il a été causé par le départ d’un deuxième vaisseau-mère, Hyperborée, qui avait pris le relais du vaisseau-mère Atlantide. Ou peut-être était-ce le même ? 

 

Les vrais sages sont ceux qui donnent ce qu’ils ont, sans méchanceté et sans secret.

 

Je n’ai jamais fait une seule découverte selon le processus de la pensée rationnelle.
Albert Einstein