Astral 13

 

« Il faut monter, monter, pour visiter la liberté… » La fillette a réussi son coup. De là-haut, la liberté, elle la voit toute entière. Et pas une statue, non. La vraie liberté d’être et de rêver. De vivre encore et de connaître notre histoire jusqu’à la fin. Quelques nuits de rêve et mes amis vont le connaître à leur tour.

 

Ils ne se connaissaient pas, ne s’étaient jamais vus et pourtant ! Tout bientôt ils vont se découvrir tellement de points communs. Qui n’ont rien de commun tant ils sont rares, ces points-là. Leur vie d’avant émerge du néant, à la surprise générale. Sauf la mienne : je m’y attendais dès la première semaine. J’ai vu vos rêves dans leur version « réalité vécue ». Je savais donc à quoi m’en tenir.

Chères rêveuses, amis rêveurs, vos récits sont en tenue de camouflage. Un puzzle incomplet, des pièces qui ne vont pas ensemble. Il en manque trop. Maintenant fini de rire. Je vous les donne dans l’ordre, les pièces qui manquent. Et le puzzle complet se dessine déjà. Il va se compléter dans les nuits qui viennent. Sachez que je là, avec vous. Je ne vous quitte pas.

 

Mes siestes du 6 et du 7 septembre

(X)Je suis entouré de bonshommes vert fluo avec une ampoule en guise de tête. 7h, je me lève. Tandis que je fais ma toilette, un paquet est déposé chez moi. Comment est-il entré toutes portes fermées à clé ? C’est un gros paquet de papier kraft, dessus je peux lire : couverture.
Ai-je besoin d’une couverture pour évoluer incognito dans vos rêves ? Ai-je besoin de fermer toutes les portes à clé ? Ai-je peur qu’on dérobe mes secrets ? En ai-je encore, j’en ai tant dit !

Je suis un Indien Péruvien qui accomplit son pèlerinage à la Pacha Mama. Le sanctuaire a été violé, pillé. La statue détruite, les images et ex-voto déchirés, les objets du culte brisés. C’est une fausse Pacha Mama qui a fait le coup. Jalouse sans doute. Je la démasque, elle prend la fuite. J’ai bon espoir que la vraie, la bien aimée Pacha Mama  pourra revenir — d’aussi loin qu’elle se soit retirée. Épieur de rêves, traqueur de sens, j’astralise l’infini qui astraverse vos nuits.
Le culte de la Grande Déesse me poursuit dans mes rêves. Aurais-je peur qu’on lui manque de respect ? Qu’on ne croit plus en Elle ? Aurais-je dû rattraper et punir la fugitive ? Qu’en sais-je ? « Mais j’ai mal d’être moi… Ami remplis mon verre.« 

 

Encore un et je va, encore un et je vais, non je ne pleure pas, je chante et je suis gai, ami remplis mon verre.

 

Nuit du 7 au 8 septembre

(D) – Je me revois en train de manipuler un bouquin quelconque dans un genre de librairie. Ou alors c’était une bibliothèque perso ? Je ne sais pas. Et au moment où je le prends je me souviens que j’ai déjà bien entamé ce livre et il faut que je le finisse. Je retrouve le marque-page à la toute fin. Pourtant je n’en étais pas encore là. Étrange. Le bouquin devient un vieux grimoire. Je lis « Chapitre 32 » ou peut-être 42 (la réponse à presque tout…), je ne sais plus. Le titre m’échappe alors que je l’avais bien lu.
« Le bouquin devient un grimoire« … As-tu remarqué comme les gens, les choses et les lieux se modifient en dépit du bon sens ? Une personne prend la place d’une d’autre, etc. Car nos rêves n’ont pas de temps. Ils ne sont pas linéaires, mais s’offrent à nous dans une vision globale où se concentrent tous les éléments. C’est l’aperception. Mais pour les raconter, on introduit le temps, ce qui complique encore la compréhension. Les rêves sont plus réels que la « vraie » vie…

Le temps est une illusion obstinément persistante.

Albert Einstein

 

Page suivante, plusieurs belles aquarelles. En vedette une dame (une elfette ?) en robe blanche, debout dans l’herbe. Elle tient un instrument de musique, une harpe ?? Derrière elle, une cascade s’écoule. En haut à gauche, un autre dessin montre deux licornes devant une forêt. J’ai oublié les autres dessins. J’ai somnolé, des rêves me sont venus, mais une fois debout, pof !évaporés… Ils étaient moins clairs et moins puissants je crois (?) Si ça me revient je t’en ferai part.
Qu’il est difficile de s’y retrouver quand les rêves sont émiettés par le cerveau et chamboulés au réveil ! L’idéal serait de prendre des notes en dormant.Ce que je fais dans mes rêves de sieste. Pour moi qui ai vécu tes rêves, ils sont tout à fait clairs, compréhensibles, passionnants. Mais je ne te donne pas la clé, tu commences juste ce stage astral. Entre plus profond dans ton inconscient. Ça va venir, patience.

 

 

Nuit du 8 au 9 septembre

(D) – Nuit un peu compliquée. J’ai un souvenir de panneau d’entrée d’agglomération « GEN »… Peut-être Genève ? Ou un patelin qui s’appellerait Gen tout court ? Ou un habillage tout simplement… Puis une scène où il y a une fête dans un grand jardin sous une énorme tonnelle. Il y a beaucoup de monde. L’ambiance est blanche et chaleureuse. Un mariage ? Ou un baptême ? Ou autre chose mais ambiance similaire. Et ces deux souvenirs sont peut-être du même rêve… Dès que la mémoire me revient je t’en fais part 😉
GEN, écrit en lettres capitales, n’est pas un panneau d’entrée d’agglomération : ils s’écrivaient en minuscules, pas en majuscules. C’est la fin du mot OXYGEN en anglais. Ce panneau était apposé sur un grand tanker. Tu entres dans une base américaine après le débarquement et tu vas y participer à une grande fête de nos libérateurs US. En lisant ce commentaire, la mémoire devrait te revenir…

J’ai lu ton compte rendu Astral 12 hier soir. Balèze le rapprochement sur tous ces rêves de la seconde guerre ! Et du coup, avec ce que tu précises, la bouteille est peut-être bien quand même une bouteille : un cocktail molotov ! Et la couleur de l’écriture n’est pas celle de l’écriture mais plutôt celle de l’essence dans la bouteille ! Avec ses reflets irisés bien caractéristiques (bleu, rose, orange…) ! Et pour Cech oui ça m’a traversé l’esprit pour la Tchéquie 👍 Je n’ai pas eu d’autres souvenirs… On verra bien les nuits prochaines 😉
Bien vu mon D ! Tes corrections prouvent que doucement, en me lisant, la mémoire te revient. Tu commences à piger que si vous êtes tous réunis dans cette session de rêves réels, ça n’a rien à voir avec le hasard. 
 
(K) – Je rêve que j’essaie un fusil de chasse à 2 canons juxtaposés transformé astucieusement en un fusil (de guerre?) à deux fois, trois cartouches ! Sur internet en ce moment je tombe sur beaucoup de vidéos de remise en état d’armes anciennes. Je ne sais pas si le rêve bref de cette nuit est en lien.

Oui, c’est un fusil de guerre bricolé par tes soins. Tu es franc-tireur de nationalité allemande, mais tu te bats avec la résistance belge contre tes compatriotes nazis que tu hais. Ce n’est pas ton rêve qui est en lien avec les vidéos d’armes anciennes. C’est le contraire. Le travail secret de tes rêves entraîne la vision de vidéos sur le même sujet, les armes anciennes bricolées. Ton inconscient te fait tomber dessus comme par hasard.

Le hasard est une loi qui voyage incognito.

Proverbe arabe

 

 

(A) – Cette nuit a porté sur mes relations avec ma mère, c’est tout ce dont je me souviens. Et rien pour celle qui a précédé.
Voici ce que j’ai vu. Ta mère, dans la vie précédente, était ton frère cadet. Vous étiez très liés. Tous les deux dans la résistance belge. Tu étais plus pondéré que ton jeune frère, c’est toujours toi qui portais les explosifs. Tu lui as montré comment s’en servir. La première fois qu’il a voulu dynamiter un train allemand, il a explosé avec. Dans cette vie-ci, tu veux rattraper cette négligence que tu regrettes. Et ça te mine.

 

Nuit du 9 au 10 septembre

(K) – Cette nuit on sort de l’aéroport avec ma voiture hors d’âge. On se fraye un chemin entre les pistes d’atterrissage. C’est une amie qui conduit. Il faut que l’on s’arrête impérativement pour remettre de l’huile et vidanger le moteur. Je dévisse le bouchon, il ne coule que de l’eau. Il faut trouver de l’huile neuve. Mon amie redémarre à la recherche d’huile sur l’aéroport. Je l’alerte que le moteur ne durera pas longtemps sans huile. On trouve une station service, style U.S année 50, avec une pompiste en casquette d’époque. Au vu du nombre de litres d’huile et du prix, elle s’inquiète du montant qu’il faudra débourser. T’inquiète, je règlerai et je ne dirai rien à mon amie.
Ce n’est pas toi qui règles la facture, mais la résistance belge qui paye. Point capital ! L’huile qui coûte si cher, c’est du carburant. Vous êtes dans un camion citerne délabré, dans un dépôt de carburant au look US d’antan, mais ça se passe en Belgique. Tu dois faire le plein de ton camion citerne avant de le lancer contre un train de munitions made in Germany. Ton amie, ta fiancée en fait, doit ignorer ton objectif. Tu la déposes chez elle et tu prends le volant. Plus loin, tu lances ton camion contre le train. Je ne crois pas que tu aies pu en réchapper.

 

 

(D) – Cette nuit, en groupe dans un château fort, pendant une fête médiévale je crois. Ou alors c’était vraiment le moyen-âge.  Ou alors peut-être même l’époque pré-antique qui y ressemble. En tout cas le château avait des proportions gigantesques ! Et il y avait un monde fou ! Mais je n’ai pas plus de détails, désolé.
La fête au château gigantesque semble être la suite d’une fête décrite la nuit précédente.Voir plus haut : Nuit du 8 au 9/9

(A) – Cette nuit j’ai vu des symboles incas. Cela ressemblait au motif du colibri (sans être identique). Ensuite, il y avait un pommier plein de petites pommes. J’ai assisté à la cueillette. Toutes les petites pommes ont été cueillies. Voici des symboles incas. En noir, tels qu’ils ont été gravés sur le plateau de Nazca au Pérou par les anciens Incas. En couleur, les colibris fantaisie qu’on vend aujourd’hui aux touristes qui visitent le Pérou. Grosse différence ! Les motifs noirs anciens n’ont rien de colibris. Ils représentent des engins volants, ou plutôt des dragons. Les archontes à qui étaient destinées ces gravures sur le roc lisse de Nazca. Les puissants dragons voyaient ces symboles montrant que les habitants les respectaient, donc ils les épargnaient. Tu es allée vivre au Pérou après la guerre, car tu voulais oublier ces horreurs et la mort de ton frère — ta mère dans cette vie-ci. Le pommier n’en est pas un, les fruitiers exotiques abondent au Pérou. Leurs fruits ressemblent souvent à de petites pommes.

 

Lucumas, petites « pommes » qui abondent au Pérou.

 

Quatre nuits cette fois-ci. La page est plus longue car les rêves bizarres deviennent des récits passionnants : c’est ce que vous avez vraiment rêvé. Continuez pour notre plaisir à tous et pour votre éveil à une autre réalité, la vôtre, qui vous reste encore cachée. Plus pour longtemps.

 

Astral Tours

Vol astral groupé 2026
Il n’y a qu’une seule Voie mais mille chemins peuvent y mener.
Lao Surlam