L’homme de Neandertal

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Pour la science, l’homme de Cro-Magnon, c’est nous, c’est l’homme moderne, Homo sapiens sapiens. Il aurait eu des ancêtres, Homo faber, Homo erectus, et aussi des cousins, qui descendent d’un ancêtre commun plus ou moins lointain. Amis ou ennemis ?

Jusqu’à la protohistoire, nos ancêtres les Cro-Magnon avaient un rival plus costaud, l’homme de Neandertal, ou neandertalien.

D’allure plus simiesque, ce quasi-homme avait une ossature plus solide et sans doute une musculature plus forte que la nôtre ; un plus gros nez pour réchauffer l’air, ce qui dénote l’adaptation aux climats glaciaires ; des arcades soucilières proéminentes et une absence de menton. 

 

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Et surtout, ce point controversé : une capacité crânienne supérieure, pour y loger un plus grand cerveau.Même si c’était vrai, ça ne signifierait pas qu’ils aient été plus intelligents.

Un anthropologue courageux, Loïc Hibon, n’est pas de cet avis et ose le dire : « Les neandertaliens n’avaient pas un volume cérébral supérieur à celui de l’homme moderne. La moyenne que l’on avance  pour les neandertaliens est calculée sur une demi-douzaine d’individus (…), et il n’est guère scientifique d’en tirer des conclusions ! D’autre part, si l’homme moderne a un volume moyen de 1500 cm3, les valeurs réelles s’échelonnent entre 1000 et 2000 cm3 ».

Récemment, des chercheurs ont prouvé que Neandertal n’est pas seulement notre cousin, mais aussi notre ancêtre. Cro-Magnon s’est reproduit avec lui. Les généticiens ont isolés des gènes neandertaliens dans le sang européen et asiatique, mais pas encore dans le sang africain.

 

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Cela va donner un tout nouveau scénario, qui ne va pas manquer de révolutionner le petit monde de la préhistoire. Toutefois l’éventualité d’une intervention scientifique sur la génétique du neandertal reste entière. A part d’arides exposés scientifiques, rares sont les oeuvres qui traitent de notre lointain cousin. Mais les exceptions n’en sont que plus remarquables. Frank Frazetta et JRR Tolkien comptent parmi les meilleures. Tolkien a inventé ses contes pour les lire à ses garçons. Il a tout imaginé, c’est du moins ce qu’il a cru. Mais comme tous les conteurs surdoués, il avait l’art de puiser ses récits dans les annales akashiques, ce mystérieux recueil où est écrite l’histoire du monde. 

Qu’il le sache ou non, son Seigneur des Anneaux fait la chronique de notre lointain passé. La vérité cachée derrière la fable explique en partie l’immense succès de son oeuvre.

Tolkien conte les grandes guerres que les hommes, en pleine récession de l’âge de bronze, ont dû mener contre de nombreux agresseurs, dont les neandertaliens, qu’il appelle des orques. D’autres sources évoquent ces êtres frustres, plus dangereux par leur puissance brutale que par leur intelligence.

Dans le Mahabharata ils se nomment Rakshasas, monstres mangeurs de chair. Et dans les contes de fées de notre enfance, on les appelait des ogres.

 

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Pour l’anthropologie, les neandertaliens ne méritent pas cette réputation bestiale. On n’a pas de trace de combat entre eux et nous, mais une fois de plus, l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence. Pour l’homme, les neandertaliens étaient probablement plus utiles que dangereux. Edgar Cayce les nomment des robots, ou des choses ; il dit qu’ils sont nos esclaves… Il sous-entend que ces êtres ont été créés par l’homme, comme le Golem de la tradition cabbalistique. 

Si la science n’affirmait pas qu’ils ont disparu, on pourrait les reconnaître sous les noms familiers de Yéti ou de Sasquatch

 

D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Moi, je peux vous le dire. Je viens de chez moi, et j’y retourne.
Pierre Dac