Retour au Pays Yorouba

 

Il y a cinq mille ans,On dit aussi 3000 AEC, avant l’ère commune – ou encore 5000 BP, Before Present une large troupe de Dieux a débarqué sur la côte africaine. Ils rentraient dans leur patrie d’Afrique avec un message de lumière.

Noirs de peau, grands par la taille et la sagesse, ils venaient du continent frère, Tarana qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique. Outre-atlantique ils avaient développé une civilisation brillante. Mais tout cela est oublié, nié, caché. L’ombre s’étend. Le siècle des Lumières en Europe, c’est celui où des négriers européens, arabes et noirs ressuscitent l’esclavage antique et font tourner le film à l’envers. Des milliers d’Africains sont embarqués de force pour les plantations du nouveau monde.

L’Amérique est notre nouveau monde. Tandis que pour les Atlantes, le nouveau monde, c’était l’Europe. La roue tourne. L’histoire remet le couvert après des millénaires. Le peuple africain entassé dans les cales des négriers savait-il que 6.500 ans plus tôt, des héros noirs avaient fait la route inverse pour civiliser l’Afrique ? Tel qui rit vendredi dimanche pleurera. Les voilà, ils reviennent vers la terre de leurs ancêtres auréolés de gloire, d’exploits exotiques, fleurant bon les terres lointaines, le rhum des Antilles et le poivre du Mexique.

Ils reviennent chez eux, en Afrique, après un long séjour en Amérique où ils sont honorés comme des dieux. Et dieux ils sont, ces guerriers atlantes à la peau noire. Ils appartiennent à l’élite planétaire d’avant le déluge.  En Atlantide, ils étaient nobles. En Afrique comme en Amérique, on les a pris pour des dieux. Ce sont eux qu’on retrouve dans le panthéon des seize dieux yoroubas, comme on va le voir. En fait, ils étaient plutôt seize clans que seize personnes. 

 

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Après la disparition de leur île-continent, ils avaient développé une belle civilisation, celle des Chavins du Pérou et des Olmèques du Mexique. De retour en Afrique, ils vont développer sur cette côte de l’or une des plus florissantes colonies atlantes de ce côté de l’Atlantique, le pays Yorouba. Son influence civilisatrice va rayonner sur tout le continent, nouant des liens sacrés avec les Berbères du Maroc, les Touaregs du Sahara, les Dogons du Mali, les Peuls du Sénégal, les Masaïs du Soudan, les Nubiens de Haute-Egypte et même les lointains Zoulous d’Afrique du Sud ou les Bushmen du Kalahari.

Entre 19.000 et 11.000 ans BP, les “Ibéromaurusiens », une population de chasseurs-cueilleurs arrivent brutalement sur les côtes marocaines et algériennes. On pense généralement que ces hommes modernes, techniquement et socialement plus avancés, étaient originaires de Libye ou d’Italie. Mais on retrouve à cette époque, les mêmes harponsd’après un préhistorien américain, Strauss en Espagne du sud et au Maroc. D’autres indices attestent par ailleurs que ces cultures étaient présentes de chaque côté du détroit de Gibraltar et pratiquaient toutes deux la pêche au large. » (source)

Tous ces peuples se souviennent encore de ce glorieux passé, comme en atteste nombre de coutumes et de légendes évoquant les dieux anciens venus d’Orion, de Sirius ou des Pléiades. Et parmi eux, les Yoroubas.

 

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« Le peuple Yorouba (Yorùbá dans l’orthographe local) est un groupe ethnique d’Afrique de l’Ouest. Les Yoroubas sont près de 40 millions en tout, localisés principalement au Nigeria où ils représentent près de 20 % de la population – soit à peu près 35 millions en 2012 – ce qui fait d’eux l’un des principaux groupes ethniques de l’Afrique sub-saharienne. La plupart d’entre eux parlent la langue yorouba. Si la majeure partie des Yoroubas vit dans l’ouest du Nigeria, on trouve aussi d’importantes communautés yoroubas indigènes en République du Bénin et au Togo. Il y a en outre des communautés yoroubas relativement importantes aux U.S.A et au Royaume Uni. » (source)wikipedia

Il y a cent ans, un chercheur allemand a suivi la piste de l’Afrique atlante. Leo Frobenius, explorateur et ethnologue allemand, spécialiste de la culture Yorouba, est l’auteur d’un livre incontournable et rare, « L’Atlantide, mythologie et culture », d’où sont tirées les citations qui suivent.

Au détour de chaque vie vient ce moment où l’on trouve son fil sacré. Pour Frobenius, ce fut la rencontre d’un « Noir de la côte occidentale de l’Afrique » qui lui dit : « Dans mon pays, tout homme est, d’ancienneté, une grosse pierre. » Soudain converti, Frobenius a saisi son fil sacré qui l’a guidé à travers l’ancienne culture yorouba. Il a collectionné des faits, des fêtes et des fées.  « Il ne m’a pas fallu moins de neuf à dix ans pour comprendre parfaitement cette phrase, » devait-il avouer.  (source)Leo Frobenius, Contes Kabyles

 

Chacun porte en lui, à son insu, la mémoire d’anciennes civilisations. De même, la pierre est un fragmentde la mémoire du monde. (Carl Gustav Jung)

 

L’oiseau de la liberté vole en ligne droite et il ne s’arrête jamais.
Carlos Castaneda