La grève des cathédrales

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Pendant plus de deux siècles, l’Europe médiévale fut un chantier de construction. Les bâtisseurs sacrés érigeaient cathédrales, églises, basiliques et chapelles avec l’argent des Templiers. Et tout d’un coup, l’immense chantier sacré s’arrêta net.

Les maçons, les charpentiers, les menuisiers, les fondeurs, les vitriers, les couvreurs, les sculpteurs, tous ont débrayé. Dans l’Europe entière s’étendit un silence inconnu. C’était la grève des cathédrales.

« Le drame de l’exécution des dignitaires du Temple le 18 mars 1314 eut deux conséquences que le roi Philippe le Bel n’avait certainement pas envisagé.Tout d’abord, le Temple était aussi une immense et tentaculaire organisation bancaire et thalassocratique. Son réel trésor était ses comptoirs et ses agents comptables répartis sur l’ensemble du bassin méditérranéen et dans toutes les villes européennes. Ses lettres de change valaient chèques.  

Sa marine faisait le lien et maintenait l’ordre. Le désastre fut comparable à la faillite des banques en 1929. La finance européenne se recentralisa en Italie du nord, la banque lombarde était née. Les comptables du Temple devenus banquiers réactivèrent les réseaux pour leur compte personnel.

La Sérénissime République de Venise reprendra, à son profit bien sûr, le flambeau de la domination du commerce et des lignes maritimes en Méditerranée, et pour deux siècles l’orgueil d’un roi fera sombrer la France dans les guerres et la misère. La seconde conséquence catastrophique fut le départ des professionnels du compagnonnage vers des horizons variés : Italie, Portugal, Moyen Orient …

 

La grande rupture de 1314

Cet après-midi là, les maîtres de fraternité présents, comprirent que les prochains à passer sur les bûchers ce seraient eux. Alors ils décrétèrent la « Grande Grève des Cathédrales ». En l’espace de trois semaines, les chantiers en cours furent abandonnés et la presque totalité des personnels prit les chemins de l’exil.

Ces chantiers ne seront repris que beaucoup plus tard, avec de grandes difficultés, par les religieux. Le seul bâtiment construit après 1314 fut la basilique Notre Dame de l’Epine (1405/1527), à côté de Châlons sur Marne, sur des plans datant d’avant.

 

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Les plans et l’effet induit par la forme sont corrects, mais la science des manipulations énergétiques est absente. Construire sacré, c’est construire en tenant compte des forces souterraines issues du plus profond de la terre. Ces forces que depuis les temps les plus anciens on respectait sous le nom de wouïvre. Un site sacré est un lieu, qui, à l’état naturel, est puissamment géopathogène. Souvent, c’est un croisement de cours d’eau souterrains qui le rend dangereux pour le vivant.

Il fonctionne sous un principe électrique simple. Lorsque vous avez une charge importante dans le sous-sol, l’équilibre micro-électrique de surface se fera en attirant une force équivalente venue de la magnétosphère. Les forces issues de la terre sont jaillissantes, celles du cosmos, sont descendantes. Lorsque vous êtes sur un point géopathogène, vos pieds sont à l’équilibre micro-électrique, mais pas votre tête. Ces forces vous vident littéralement de vos énergies qui sont aspirées et digérées par la terre.

Les constructeurs du sacré ont toujours utilisé ces points pour bâtir. Plus ils étaient dangereux, meilleurs ils étaient car la force issue de la terre était plus importante. Cette force, les maîtres d’oeuvre-voyants en visualisaient l’aura et construisaient autour, à sa mesure. Celle-ci se décompose en trois couches. La première, la plus près de la terre, est celle des dolmens mégalithiques, la deuxième, médiane, est celle des Romans, et la troisième, la plus haute, celle des Gothiques.

 

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Avec la pierre, en les utilisant comme des micro piles, ils montaient une cage pour cette aura et faisaient couler à l’extérieur du bâtiment les forces issues du cosmos, libérant ainsi la wouïvre qui remplissait l’intérieur. Les cryptes sont toujours romanes et sont des modernisations des dolmens. Les constructeurs du sacré avaient le sentiment d’installer des « machines« . Pour eux, leurs oeuvres étaient des « athanors » destinés à transmuter les populations.

Les évêques de ces temps étaient les enchanteurs de ces machines et dirigeaient d’immenses transes collectives.

 

Jean-Claude Flornoy (1950-2010)Fait à Sainte-Suzanne
le 25 juin 2006

Jean-Claude Flornoy

 

 

Douter de tout ou tout croire, deux solutions également commodes qui nous dispensent de réfléchir.
Henri Poincaré