Le Pays de Pount

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Les annales égyptiennes font état de nombreux échanges commerciaux avec une terre que nos historiens peinent à localiser : le Pays de Pount.

La chose n’a rien d’exceptionnel : de nombreux pays ont changé de nom selon les guerres de conquêtes. Mais il y a quand même trop de bizarreries autour de ce fameux Pays de Pount.

Le Pays de Pount, ou encore Pwenet et Pwene, également appelé Ta Nétjer, qui signifie Pays du dieu, est un site commercial qui apparaît dans les récits de l’Égypte antique, dont la localisation est encore incertaine.

La majorité des auteurs situent aujourd’hui le site sur la côte africaine de la mer Rouge, allant des confins érythréo-soudanais au nord de l’actuel Somalie. D’autres ont proposé une localisation de part et d’autre de la mer Rouge incluant le sud de la péninsule arabique, d’autres plus rares désignent le Levant. (source)Wikipedia

Bref, personne ne sait vraiment où c’était, et, chose plus curieuse encore, ce mystérieux Pays de Pount apparaît sans crier gare vers 2500 AEC et disparaîtra aussi soudainement vers 1000 AEC.

Quand même, un pays ne disparaît pas comme la poussière sous le tapis. Non, mais un pays peut toujours changer de nom.  Voire changer de localisation. Eh oui, disparaître d’ici pour se retrouver ailleurs. Car il y a plus singulier. Voyons le détail.

« La plus ancienne expédition vers Pount dont nous ayons trace remonte au pharaon Sahourê de la Ve dynastie, aux alentours de 2500 AEC. Les scènes publiées par Tarek el Hawady montrent le roi Sahourê assis devant les arbres à encens visiblement replantés en Égypte, ou debout équipé d’une herminette et s’apprêtant à entailler l’écorce pour en faire couler la résine.

À la fin de l’Ancien Empire (VIe dynastie), des chargés de mission ont mentionné Pount. Ainsi Herkhouf a reproduit à l’entrée de sa tombe la lettre du roi Néferkarê mentionnant un nain amené de Pount en Égypte sous le règne de Djedkarê Isési (Ve dynastie) par le dignitaire Ourdjededba. » (source)Wikipedia

La présence et le rayonnement de Pount se poursuivent et même s’amplifient durant le Moyen Empire. Au Nouvel Empire, le Pays de Pount, toujours impossible à localiser, est devenu la source mythique de tous les trésors, objets manufacturés, animaux inconnus et plantes aux vertus merveilleuses, comme l’encens que l’Afrique découvrait tout juste.

Et nous allons retrouver notre vieille amie la reine-roi Hatchepsout.

« Une expédition restée célèbre est celle de Nehesy, haut fonctionnaire aux ordres de la reine Hatchepsout, vers 1500 AEC. Nehesy allait chercher la myrrhe, l’encens, l’or, des peaux de léopard, des armes de jet et des boutures d’arbres à encens. Ces arbres furent replantées sur l’allée du temple funéraire de la reine, à Deir el-Bahari.

Ce voyage était si important qu’il fut conservé sur les murs du portique nord de la seconde terrasse du temple. Plusieurs successeurs de la reine Hatchepsout, dont Thoutmôsis III, eurent des contacts avec Pount. »

Il semble évident à mes yeux que Pount et les souverains pountites ont joué un rôle de premier plan dans la régence puis dans le règne d’Hatchepsout.

Grâce à eux, Hatchepsout a eu accès à une technologie d’éveil qu’elle n’aurait pu se procurer autrement. Elle leur doit sa clairvoyance, sa puissance et sa sagesse. Dans ce Moyen Orient qui se déchire en guerres intestines, Pount n’est décidément  pas un pays comme les autres.

« On notera le récit du voyage effectué à la XXe dynastie, sous le règne de Ramsès III consigné dans le papyrus Harris I, lignes 77,8 à 78,1 où sont évoquées les « merveilles mystérieuses » et la myrrhe rapportées de ce pays. Ce voyage aurait eu lieu avant l’an 22 du règne de Ramsès III selon Pierre Grandet. 

Ce roi a qualifié les produits pountites offerts à Amon sur son temple de Médinet Habou comme des « produits les plus remarquables » Il s’agit de gomme, myrrhe, pigment rouge et « toute bonne herbe odorante ». (source)Wikipedia 

Il s’agit aussi d’objets d’artisanat encore plus remarquables, comme des lampes perpétuelles, des piles électriques, des instruments d’observation (lunettes ou téléscopes), des instruments de navigation comme l’ordinateur d’Anticythère, et d’autres merveilles encore. 

Et puis soudain, vers 1000 AEC, les échanges commerciaux s’arrêtent net. Après quoi le pays de Pount disparaît des mémoires, il entre dans la légende tandis que son emplacement exact s’est déjà perdu.

Dans le temple funéraire de la reine Hatchepsout, à Deir el-Bahari, « un bloc présente une scène de navigation avec des animaux exotiques en compagnie des gens de Pount. » Des animaux exotiques ? Mon petit doigt me dit qu’il s’agit de Lémuriens.

Ces charmants animaux sont à l’origine d’une curieuse affaire. On en trouve dans deux zones bien distinctes : à Madagascar d’une part, et en Malaisie d’autre part.

Les Lémuriens, que certains biologistes ont désignés comme nos possibles ancêtres, sont-ils des animaux extraterrestres ? Y a-t-il eu des Homo lemurianis, chaînon manquant entre eux et nous ? 

Le fameux crâne de Sealand, s’il ne s’agit pas d’un faux, pourrait être un candidat acceptable. Les yeux démesurés du Lémurien sont bien présents chez lui. 

Toujours est-il que leur répartition pose une lancinante énigme. Au 19e siècle, le zoologiste britannique Philip Sclater ne parvient pas à s’expliquer la présence des lémuriens à Madagascar comme en Malaisie. 

Il émet alors l’hypothèse d’un continent englouti dans l’océan Indien qui aurait servi de pont par lequel seraient passés ces gracieux animaux. Ce continent hypothétique, tout naturellement, il l’appelle Lémurie

Le naturaliste allemand Ernst Haeckel l’approuve : la répartition des lémuriens accrédite l’existence d’un continent dans l’océan Indien. (source)Wikipedia

Petit problème, le même que celui posé par l’Atlantide : aucune trace d’un continent englouti dans l’océan Indien. D’ailleurs, la présence d’une dorsale sous-marine interdit totalement cette hypothèse.

Alors ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets, n’est-ce pas ? Le raisonnement qui s’applique si bien à l’Atlantide peut fort bien s’appliquer ici, dans l’océan Indien. Imaginez un vaisseau spatial géant, sphérique, d’un diamètre approximatif de 3000 km. Il s’est posé sur l’Atlantique, on l’a nommé l’île Atlantide, il faisait un parfait passage d’un continent à l’autre.

Pensez donc ! Un vaisseau-île de 3000 km de rayon ne laisserait que quelques centaines de kilomètres d’océan pour gagner le rivage de chaque côté. Ce qui est tout à fait conforme à la description de Platon.

 

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Pourquoi ne pas imaginer le même scénario dans l’océan Indien ? Un vaisseau-île, appelé Pount, se pose vers 4500 BP et réunit du même coup l’Afrique de l’est, l’Inde du sud et la Malaisie.

Un beau jour, il y a 3000 ans, il a quitté l’océan Indien pour regagner les étoiles d’où il était venu. Exit Pount.

J’ai expliqué comment les terraformateurs extra-terrestres ont colonisé les peuplades primitives. Les vaisseaux-îles géants étaient une pièce majeure de leur stratégie. Autour de l’île Atlantide, les côtes américaines, européennes et africaines ont connu une embellie commerciale, culturelle, technique et scientifique.

Autour de Pount, il semble s’être passé la même chose sur les côtes africaines et asiatiques les plus proches. Autour de l’île spatiale Mu, dans l’océan Pacifique, il se passera aussi le même développement sur les rives de l’Asie du Sud Est et de l’Amérique, côté andin. 

Notons que le mot Pount vient du grec ponthos, qui signifie mer. On se souvient que la Mer Noire était nommé le Pont Euxin par les Grecs antiques. Pount veut donc dire le Pays de la Mer. Là ça devient clair. D’autant plus que le mot ponthos n’a donné ni mer ni océan en français. Il a donné le mot pont, ce qui est une singulière façon de nommer une mer. Sauf si, dans cette mer, il y a une île artificielle assez étendue pour servir de pont, trait d’union entre deux continents.

Enfin, souvenons-nous quel autre nom on donnait jadis à ce fameux pays de Pount : Ta Nétjer, qui signifie Pays du dieu. On ne saurait être plus clair. Pount était un comptoir divin dans l’océan Indien.

 

Il est des choses connues et des choses inconnues, entre les deux s’ouvrent les portes de la perception.
Aldous Huxley