La civilisation de Mu

 

Longtemps avant la Nouvelle Atlantide et l’Empire de Rama, une civilisation plus mythique encore s’est endormie sous les eaux du Pacifique : c’est Mu, le continent perdu. Il y a un siècle, James Churchward dit le colonel pointe du doigt l’existence d’une civilisation aussi ancienne que celle des géants de Tiahuanaco. Ces géants-ci vivaient dans le Pacifique, sur un continent aujourd’hui englouti par la montée des eaux.

Grâce aux trouvailles de Churchward, Mu, le fabuleux Empire des Naacals, semble traverser soudain le mur du temps. Comme l’île d’Atlantide, Mu a connu toutes les localisations. Certains auteurs s’obstinent à la confondre avec la Lémurie, qui gît dans l’Océan indien. Il est possible aussi que les vestiges très antiques de l’océan indien soient ceux de l’Empire de Rama. 

 

Le Plongeon

Mu, le continent de Mu ou encore le continent perdu de Mu, quelquefois confondu avec la Lémurie, est un continent englouti mythique dont l’existence fut proposée au 19e siècle par le mayaniste Augustus Le Plongeon, qui se fondait sur la traduction — ultérieurement contestée — du Codex tro-cortesianus par Brasseur de Bourbourg. Il le situait dans l’océan Pacifique et avançait que cette civilisation disparue il y a plusieurs millénaires aurait propagé sa technologie avancée dans le monde entier ; elle aurait notamment permis l’édification des grandes pyramides éparpillées sur le globe. Comme l’Atlantide, il aurait été détruit il y a douze mille ans par les dieux pour punir une civilisation décadente. Mu fut ensuite popularisé par les écrits de James Churchward, qui lui le situait dans l’océan Pacifique.

 

 

Yonaguni ou Thulé ?

Bien que l’hypothèse de l’existence de tels continents soit rejetée par les géologues et que les archéologues ne reconnaissent pas de parenté entre les cultures amérindiennes et celles du bassin méditerranéen, du Moyen-Orient ou de l’Inde – comme le suggéraient les promoteurs de Mu – l’existence de ce continent est soutenue par des courants ésotériques ou nouvel âge, s’appuyant sur des découvertes comme celle de la structure sous-marine de Yonaguni. (source)

D’autres la prennent pour Thulé, la mythique patrie des Hyperboréens, quelque part du côté du Groënland, si ce n’est pas le Groënland lui-même, cette île très vaste couverte d’une épaisse calotte glaciaire, l’inlandsis. Il n’en a pas toujours été ainsi ; il fut un temps où le Groënland était verdoyant, comme son nom l’indique  :  terre verte.  Mais le colonel Churchward, qui est l’inventeur du nom, situe Mu dans l’océan Pacifique. Pourquoi le contredire ?

 

Des îles circulaires

« James Churchward était un écrivain britannique spécialisé dans les livres occultes. En 1926, il publie « Mu, le continent perdu » dans lequel il affirme qu’un continent, Mu, est englouti dans l’océan Pacifique. L’ouvrage sera suivi de plusieurs autres sur le même thème. Churchward affirmait qu’un prêtre indien l’avait instruit dans l’art de déchiffrer les textes de cette civilisation disparue, celle du peuple Naacal. D’abord, le prêtre lui a parlé de tablettes, mais sans lui montrer.

Après d’habiles palabres, le colonel Churchward est parvenu à l’amadouer et le prêtre a fini par lui montrer ces fameuses tablettes, écrites -ou plutôt gravées- par les Naacals eux-mêmes.  Selon le colonel, les tablettes, incomplètes, faisaient partie d’un ensemble nettement plus important. Cependant, il disait avoir des preuves et prétendait que d’autres infos étaient cachées dans des archives antiques. Selon lui, Mu s’étendait du nord de Hawaii jusqu’à l’île de Pâques et aux Fidji.

 

 

L’image précédente est censée représenter l’Atlantide. Pour ma part, j’y vois plutôt Mu. L’île était circulaire, tout comme l’Atlantide ou la Lémurie qu’on appelait dans l’antiquité le Pays de Pount. Le mot Pount vient de pontus, qui signifie l’océan. Les dieux d’avant étaient des pros de la terraformation, ils ont posé leurs engins gigantesques au milieu de trois océans : l’Atlantique, le Pacifique et l’Indien.

Je suppose que dans l’océan Pacifique, la structure reposait sur des îles, affectant elle-même (voir carte) la forme extérieure d’un atoll. Si l’on en croit les dires de Platon sur l’Atlantide, la circularité parfaite de ces îles plaide pour des artefacts. C’est pourquoi j’ai imaginé de gigantesques vaisseaux spatiaux capables de se poser sur l’océan, aussi bien que d’en décoller. Ces continents articiciels ne seraient pas au fond des eaux, mais au fond du ciel. J’opte pour la Grande Ourse

Le colonel Churchward ne s’est pas aventuré aussi loin. Mais pour sa description de Mu, il s’aligne sur les écrits sacrés de l’inde et du reste de l’Asie. Voyez plutôt.

Il affirmait que Mu était le Jardin d’Eden, habité par 64 millions de Naacals. D’autres terres étaient alors des colonies de l’empire Naacal. Cette civilisation aurait atteint son apogée en 50.000 BP avec une technologie plus sophistiquée que la nôtre et des colonies sur les restes desquelles seraient bâties les anciennes civilisations indienne, babylonnienne, égyptienne, perse et maya. » (source)Wikipédia

Que son grade de colonel ne vous abuse pas, Churchward était avant tout un Rêveur de réalité. J’appartiens à cette espèce plus répandue qu’on le croit. Voici mon rêve.

Des surhommes hyper-développés, high-tech, les dieux d’avant, seraient venus des étoiles pour aménager cette planète sauvage. Première intervention il y a plusieurs milliards d’années. Elle est décrite dans les toutes premières lignes de la Genèse.

 

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Ses descriptions inspirées de la civilisation de Mu ont frappé plusieurs générations de lecteurs. Ce visionnaire nous conte par le menu l’histoire de Mu, les moeurs de ses habitants, et l’énorme influence que cet empire colonialiste allait exercer sur les civilisations à venir. La même question s’est posée, dans l’océan atlantique, pour un certain nombre de civilisations sans passé, qui apparaissent déjà très évoluées, développées, voire raffinées, sans qu’on puisse dire comment elles ont appris tout ça.

Les détracteurs de Churchward soulignent le côté fantaisiste de ses recherches, et font remarquer que son inspirateur, Auguste LePlongeon, n’était qu’un mayaniste de second ordre. Il aurait fait une erreur en traduisant le Codex Troano, et c’est sur cette base fausse que Churchward se serait lancé dans sa quête. « Vers la même époque, Bourbourg a prétendu avoir découvert le nom de Mu dans les anciens codex mayas, dont l’écriture était encore demeurée indéchiffrée. Ses travaux d’historien sont maintenant jugés fantaisistes. »  (source)Wikipédia

 

La voix qui crie

Ces divers bémols ne comptent pas. Dans un lieu de conscience que les gens trop raisonnables ne visitent jamais, d’autres puisent à pleins seaux l’eau de vérité. Ce lieu intérieur, je l’appelle les annales akashiques. Il porte de nombreux noms, sans importance. Les poètes inspirés le prennent pour muse, les auteurs occultes y trouvent la lumière dont ils nous régalent. La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Le monde est ce que notre intention en fait. Mais trop d’archéologues préfèrent ricaner en dénonçant une erreur de trado.

L’erreur, c’est eux. Par quelle erreur de trado sont-ils venus au monde ? Je suis la voix qui crie dans le désert. Réveillez-vous ! Demain il sera trop tard. Vous serez tous morts pendant votre profond sommeil. Peut-être l’êtes-vous déjà ?

 

 

 

If music be the food of love, play on.
Will Shakespeare