Constantin Christ Empereur

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Au IVe siècle, un illuminé mégalomane a le pouvoir absolu sur la quasi-totalité du monde connu. À coups de millions de sesterces, il fait couvrir l’Europe de temples dédiés à son culte. Son nom ? Constantin. Cet empereur romain portait le titre de Christos, ou Christ.

 

Il existe une possibilité pour que cet empereur fut le seul et unique christ à l’origine du christianisme, dans l’hypothèse très vraisemblable où Jésus n’aurait pas d’existence historique.

L’empereur Constantin306-337 après sa victoire à la bataille du Pont Milvius sur Maxence en 312( 1065 AUC ) change complètement le visage de l’Empire romain. A la suite de sa victoire, il fait apposer sur le bouclier de ses légionnaires son nouveau symbole, le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi ( X ) et Rho ( P ), les initiales du mot Christos , signifiant « oint de Dieu », « qui a reçu l’onction sainte de Dieu ». Par la suite, le chrisme devint le symbole des légions romaines.

En 313( 1066 AUC ) Constantin promulgua l’édit de Milan, autorisant la liberté de culte à tous les citoyens de l’Empire. Nos chrétiens, les ennemis de l’Empire, peuvent désormais librement pratiquer leurs assemblées et les traductions de la Septante en latin se multiplient. Constantin, en prônant la concorde dans l’Empire autour du dieu unique, fait ainsi taire toutes les séditions. En 321( 1074 AUC ) Constantin impose le repos dominical, sous le nom de « Jour vénérable du Soleil ».

Sol Invictus était donc encore le culte de l’Empire…

 

Sol Invictus 

En 324( 1078 AUC ) Constantin installe sa capitale en Orient dans la ville de Byzance, et la rebaptise Constantinople.

En 325( 1079 AUC ) a lieu le concile de Nicée.

Selon la Tradition, à l’issue de ce concile, Constantin et sa nouvelle église (du latin ecclesia  = assemblée)  assimilèrent les principes monothéistes des manichéens et des chrétiens au culte de Sol Invictus et créa la nouvelle religion (du latin religio  = respect, culte, vénération) du Christ-Empereur, fils du dieu unique.

 

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« La religion chrétienne se christianisa et devint donc religion grecque, ô christianismos, c’est-à-dire culte de Constantin, unique représentant du Dieu Unique dans son Empire en voie d’unification.

Cela rappelait aux érudits le culte à la gloire d’Alexandre le Grand. » (source)D’après le site « Histoire critique du christianisme romain ».

En fait le Concile de Nicée, c’est à dire l’assemblée de l’Empereur, établit le nouveau dogme officiel de l’empire : le culte du Christ-Empereur en remplacement de Sol Invictus.

 

Maisons de l’Empereur

La construction des basiliques, les maisons de l’Empereur dédiées au Christ, mais servant aussi de tribunal, de lieu de commerce, de promenades, d’assemblée, etc. se multiplient dans tout l’Empire. Une curiosité est à remarquer : «  Eusèbe de Césarée, par sa  » Vie de Constantin  » contribua beaucoup à la déification de celui-ci qui jusqu’à la fin de la période romane du Moyen Age (12 ème  siècle) fut honoré par les fidèles comme le fondateur de l’Eglise catholique.

De nombreuses églises romanes, en Poitou Charente, Alpes de Provence etc., portent au-dessus de leurs porches, par où les foules circulaient, d’imposantes statues équestres appelées des « Constantin ». (source)D’après le site «Histoire critique du christianisme romain».  Constantin serait donc honoré par l’Eglise chrétienne pendant près de 800 ans !

Ne semble-t-il pas plutôt évident que les églises romanes ont été dédiées à Constantin car elles ont été construites à son époque  ? »

En effet, c’est le bon sens même.

 

Fomenko et le récentisme

Cette déclaration d’une historienne courageuse s’inscrit dans le droit fil de la thèse de Fomenko, le récentisme.

Selon Fomenko, le moyen-âge tel que nous le connaissons n’a jamais existé. Il a été fabriqué au XIIIe siècle en Avignon par des légats romains. Dans le comput falsifié actuel, il s’agit du XIIIe siècle AUC – ab urbe condita – c’est à dire après la fondation de Rome. En fait cela se passe trois siècles seulement après Constantin et la construction des cathédrales. Les légats romains voulaient justifier une invention encore plus importante qu’ils devaient faire : la création d’une religion.  

Pourquoi diable faire une telle chose ? Je l’ai déjà expliqué plus haut, mais la question est d’importance. J’y reviens donc.

Une peste effroyable avait ruiné l’Europe. Les survivants n’étaient qu’une poignée, le pouvoir central totalement désorganisé devait faire face à une première urgence : discipliner un peu tous ces Mad Max barbares qui rançonnaient, pillaient, violaient, brûlaient ce qui restait d’humain dans le paysage.

Rome avait encore l’argent et le pouvoir matériel, mais son pouvoir spirituel et moral s’était presque totalement délité. Les centaines de temples dédiés à Constantin ne pouvaient plus servir à rien : faute d’empereur à honorer, ils étaient devenus repaires de brigands.

 

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Le Christ Empereur

La religion inventée par le Christ-Empereur ne pouvait plus séduire ces larrons et ces pendards, tas de bons à rien revenus de tout. Alors pour sauver ce qui restait de l’Empire d’une disparition certaine, il était urgent de s’appuyer sur l’amour, la douceur, le pardon, la générosité, l’espérance, la charité, la certitude d’un monde meilleur après cet enfer sur terre qu’était devenue l’Europe.  Voilà pourquoi les légats romains ont inventé le petit Jésus.

Inventé, d’ailleurs, c’est beaucoup dire… Les compositeurs du christianisme ont repris de nombreux éléments du Mithraïsme, l’antique religion de Mithra ; de nombreux éléments du Judaïsme, l’attente du Messie, les paraboles d’Énoch ; un peu des mystères d’Isis, la rédemption par la grâce divine ; un peu de Sol Invictus, l’ancienne religion officielle inaugurée à Rome par Héliogabale et reprise par Constantin. 

Les pères de l’église ont touillé tout ça avec intelligence, et nous ont conté la belle histoire d’un sauveur qui serait venu chez les lointains Juifs sept siècles auparavant.

 

Si non e vero e bene trovate… Si ce n’est pas vrai, c’est bien trouvé !  

Si la réalité intéressait les gens, ils éteindraient la télé et regarderaient par la fenêtre. (Jean Yanne)

 

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Il existe en Bretagne, dans les Côtes d’Armor, un charmant village appelé Lanleff. S’y trouve un curieux temple, attribué aux Romains. De forme circulaire avec des piliers massifs, des arcs en plein cintre et une galerie qui fut couverte, cet édifice fait bien penser à l’architecture romaine. On dit que ce temple n’était pas dédié à un dieu romain, mais à Mithra. Sur l’un des piliers, un bas-relief fort usé laisse entrevoir un jeune garçon qui pourrait bien être Mithra.

Figurez-vous que dans ce même village, en d’autres temps, le père de l’empereur Constantin aurait été en garnison. Ce petit temple sur lequel sèchent les historiens serait-il le chaînon manquant entre l’art romain et l’art roman ? Tout est possible en terre celtique, terre sacrée. Et l’Armorique est mon jardin.

 

Ainsi donc

Chacun ses croyances, et les vaches sacrées seront bien gardées. Nous ancêtres ont tout gobé. Ils ont avalé des couleuvres avec l’aisance d’un charmeur de serpents. C’était compter sans le web, sans la diffusion planétaire de tous les textes jadis enfermés dans des bibliothèques strictement protégées par le Saint Siège. N’oublions pas que jusqu’à l’invention de la typographie vers 1440, tous les écrits étaient recopiés par des copistes. Des moines, le plus souvent.  Ils recopiaient dans leur couvent ce que le supérieur leur disait de recopier, omettant et ajoutant ce qu’il leur indiquait. Le contrôle de l’église catholique a été quasi total pendant tout ce temps.

Une foule d’anecdotes bidons, pleines d’erreurs et d’anachronismes, a été ajouté par les copistes. Que ceci n’empêchent pas les croyants de croire, ni les incrédules de ne pas croire. Je suis mythologue, je porte sur toutes les mythologies un regard critique : est-ce vrai ? Est-ce déformé ? Est-ce exagéré ? Pour quelles raisons ? Mon travail n’a d’autre but que de regarder en face la vérité — si une telle chose existe ! — avec un œil critique et l’esprit débarrassé de tout a-priori. C’est pour cette raison que vous êtes nombreux à me lire. Vous savez que vos convictions vous appartiennent. Elles vous aident à vivre, loin de moi l’idée de les dynamiter, du grec ancien dunamos, qui veut dire ange.

Toutes les croyances méritent respect. Pour moi, je m’aligne sur l’éternel principe d’incertitude : devant le mensonge éternel, il est bon de croire sans y croire.

 

En guise de conclusion

Le colosse en bronze de Constantin, dont plusieurs fragments sont conservés aux Musées du Capitole, à Rome, était une statue colossale en bronze, originellement de dix à douze mètres de hauteur, réalisée au IVe siècle et représentant un empereur romain de la dynastie constantinienne généralement identifié à Constantin Ier. (source)

 

 

La statue devait mesurer une dizaine voire une douzaine de mètres avant son démantèlement. Selon des sources médiévales, elle était initialement coiffée d’une couronne radiée et tenait d’une main un globe et de l’autre une épée. (source)

La couronne radiée est celle de Sol Invictus, Soleil Invaincu, dont l’empereur était le christ. Sa victoire éclatante sur l’usurpateur Maxence a fait de lui un soleil vainqueur. Le globe qu’il portait dans sa main gauche pourrait représenter notre planète, et la pointe qui la surmonte précisément au pôle nord désignerait la direction du Soleil Vainqueur lui-même, la planète errante Hyperborée Nibiru.

Il est également possible que ce globe soit tout simplement cette planète Hyperborée.

Cette statue colossale ne doit pas être confondue avec le colosse marmoréen de la basilique de Maxence, dont les fragments sont également conservés au Capitole.

 

En complément de cet article, ne manquez pas de lire L’apothéose de Constantin.

 

Non nobis, domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ——– Pas pour nous, seigneur, pas pour nous, mais pour la gloire de ton nom
Devise templière