Ésus Christus alias Mithra

Plusieurs chercheurs mettent en doute l’existence historique de Jésus. Mais celle du Christ, elle, n’est pas remise en question. Ce titre a été souvent porté. Prométhée, Orphée, Dionysos, Apollon, Rama, Esus, Mithra… Les christs ont régné sur le monde celte et méditerranéen depuis l’aube des temps, bien avant l’époque romaine.

Si le christianisme eut été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eut été mithriaste. (Ernest Renan)

Dans la langue d’or, Mithra peut s’écrire mit Ra, avec Ra. Dans la langue des oisons il se lit mythe de Ra ou Rama, avatar du dieu Mars qu’on appelait Ésus dans une bonne partie de l’empire romain. Le dieu Ésus que les Bretons appellent Saint Yves. Il n’était pas un saint au sens chrétien du terme, parce qu’il vivait longtemps avant l’appirition de la religion de Jésus. N’importe. Les prénoms Yves, Yvon, viennent de lui. Le prénom russe Ivan peut se lire IV AHN en langue d’or, à savoir YV l’ancêtre. Les villes bretonnes d’Yvignac la Tour, Yffignac, Yvias lui sont dédiées.

Ainsi que Lanleff et son temple circulaire. Caractéristique du culte mithraïque,adjectif que je préfère à l’ancien mithriaque ce petit bijou de temple est probablement bien antérieur à la conquête romaine. Toujours en Bretagne, la racine ESus se retrouve dans la ville d’Essé, au pays de la magnifique allée couverte de la Roche aux Fées. Aux fées, vraiment ? Ou à Ésus Christus ??

Autre chose : Ésus appartient-il à la grande famille des dieux Ases qui régnaient sur le nord de l’Europe ? La question mérite d’être posée, mais la réponse demeure en suspens. La parenté lexicale m’incite à le croire, et l’époque aussi, qui est la même… Si l’Ase Thor est le pendant masculin de la déesse Hathor d’Égypte, pourquoi Ésus ne serait pas de la même famille ?

Le nom d’Ésus est un élément des noms propres gaulois Esunertos (« celui qui a la force d’Esus») et Esugenos (« né d’Ésus » ou « bien né», équivalent à Eugène en grec ). Selon Joseph Vendryes, le nom « Esugenos » se retrouve en gallois sous la forme d’Owain et en irlandais dans Eogain. On le retrouve en breton, en particulier sous les formes Yves, Erwann et Youenn, selon le chanoine F. Falc’Hun. Julius Pokorny ajoute le gallois Ywein, devenu Yvain dans la littérature médiévale française. (source)

Amour et génétique

Esugenos, d’après Wikipédia, signifierait bien né, soit Eugène en grec. Certes, j’y souscris, mais qu’entend-on par « bien né » ? Très probablement d’origine noble, voire d’origine divine ou semi-divine, c’est à dire issu d’Hyperborée. Seraient Esugenos ceux et celles qui viennent de la planète errante, les enfants du grand vaisseau-mère habité par les dieux d’avant. Pour aller plus loin encore, je hasarderais cette hypothèse : bien né(e) serait celle ou celui qui aurait été créé in vitro, créé et non engendré, conçu dans un labo de génétique, et non par les voies naturelles.

L’hypothèse n’est pas aussi hasardeuse qu’elle y paraît, puisque, comme chacun sait, le hasard n’existe pas. Hasard est un autre nom pour Osiris : asar, ousir… Et puis, comme le grand Jung l’a montré, les coïncidences sont des synchronicités.

Les dieux d’avant avaient deux façons d’engendrer des êtres humains. Les manips génétiques avaient leur préférence, car ils pouvaient en contrôler tous les paramètres, à l’opposé de la loterie copulatoire. Si ces coquins de dieux d’avant pratiquaient volontiers la brouette javanaise, ils ne jouaient guère à la roulette russe.

La mythologie grecque cite plusieurs exemples de dieux ou de déesses issus du labo. Devinette : je suis née par le génie génétique, sortie du cerveau de mon puissant paternel, le grand Zeus. Qui suis-je ? Facile ! On a reconnu Athéna, grande déesse à qui nous devons tant. Esugenos, en français Eugène ou Eugénie, signifie pour moi issu de la génétique. Comme on l’a noté, j’adore mêler la langue des oisons à la poussiéreuse étymologie.

Le pilier d’Ésus

Ésus est sculpté sur le pilier des Nautes, en train d’abattre un arbre. Le bas-relief est surmonté du nom Esus. Sur un relief de Trèves (Allemagne), il est montré avec un taureau et trois grues. Sur le pilier des Nautes, le taureau à trois grues est appelé Tarvos trigaranus. (source)

Qu’est-ce que le pilier des Nautes ? Une pile de quatre autels cubiques couverts de bas-reliefs et d’inscriptions latines. Ces autels dédiés aux dieux romains et gaulois furent offerts au peuple de Lutèce par la confrérie des Nautes, mariniers de la Seine.

Le pilier des Nautes est une colonne gallo-romaine monumentale érigée par les Nautes de Lutèce au 1er siècle, sous le règne de l’empereur Tibère. Ce pilier est exposé dans les thermes de Cluny. Il s’agit de l’empilement de quatre blocs ou autels qui ont été mis au jour lors de la construction d’une crypte sous la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 16 mars 1711. (source)

Daté du 1er siècle, le pilier des Nautes serait le plus vieux monument de la ville de Paris, et la confrérie des Nautes la plus ancienne société de ce pays qui était alors la Gaule romaine. Ce pilier sacrificiel est l’apanage du dieu gaulois Ésus. Couvert du sang des victimes, il accompagne toutes les images d’Ésus. En Gaule gallo-romaine, les cultes celtiques étaient vivaces, et les dieux gaulois régnaient encore sur la Gaule. Le pilier d’Ésus était dressé à chaque carrefour.

La croix vient du pilier

Le lecteur avisé aura compris que ce pilier a inspiré la croix de Jésus. Toute nouvelle religion se doit de respecter les pratiques de l’ancienne religion à laquelle le peuple est attaché par la tradition de ses ancêtres. Aussi a-t-elle soin de respecter les symboles du culte précédent, en y ajoutant ses propres symboles.

Sans tapage, les piliers d’Ésus furent changés en croix. Et les cohortes de pèlerins arpentèrent longtemps encore les anciens chemins sacrés. Sans ambage, les vieux temples furent recyclés en églises. Et la foule des fidèles n’a pas été déroutée, les habitudes sont restées. Sans ramage, les druides gaulois furent changés en évêques. Et le peuple galvanisé a bâti les cathédrales.

Qu’importe l’époque, qu’importe la religion, cette pratique est universelle : chacun y trouve son compte. Les sanctuaires deviennent des temples ou des chapelles. Les cathédrales deviennent des mosquées et les mosquées des cathédrales.

Quatre mille ans

Ne vous y trompez pas, je viens de concentrer plusieurs millénaires en quelques lignes. Le culte d’Ésus est antérieur de trois ou quatre mille ans à l’occupation romaine de la Gaule.

Quatre mille ans ! Imaginez un peu la force de l’habitude. Difficile d’aller contre. La nouvelle religion devait s’imposer par la ruse. Sans heurter les croyances et les coutumes.  Elle a mis le temps, mais elle y est parvenue.

Oui, quatre mille ans. C’est le taureau aux trois grues qui nous donne ce marqueur historique. Il caractérise l’ère du Taureau, aux environs de – 4000 à – 2000 AEC.Avant l’Ere Commune On devrait dire l’ère de la Taure, car c’est l’apogée du matriarcat, comme on l’a vu sur le site de Çatal Höyük en Turquie. Voilà pourquoi Mithra est un androgyne, il marque la transition vers le patriarcat de Ramos dit Rama.

Et Jésus dans tout ça ? Il n’est censé apparaître que deux mille ans plus tard. Deux mille ans… et sept siècles. Les sept siècles qui manquent à notre histoire, ces fameux siècles qui semblent avoir disparu sous le tapis du temps.

 

 Je ne crois pas à la vie après la vie, mais j’emporterai tout de même un sandwich.
Woody Allen