Les Loups quittent la meute

 

Juste un mot rapide pour aviser les Louves et les Loups Volants que le training se termine la nuit prochaine, bouclant un cycle de 14 nuits épatantes, décevantes ou ahurissantes, fatigantes ou reposantes, éclairantes ou confondantes… Il y en a eu pour tous les goûts et pour tous les Loups. Le temps est venu de me faire part de vos aventures ou avatars, découvertes ou déconvenues, tout ce dont vous avez eu le bonheur de vous souvenir au réveil.

Pour vous deux qui avez eu un grand blanc, qui êtes resté(e) dans l’impossibilité totale d’accrocher au sommeil la moindre bribe de souvenir, patientez encore. Il faut parfois plusieurs semaines avant que la mémoire ne revienne vraiment. D’ici là, vous pourrez avoir des flashs, décrivez-les moi s’il vous plaît. Si ce n’est pas le cas, sachez que la déception n’est pas de mise. Vos acquits sont en place, la réussite est au rendez-vous. J’ai eu de très nombreux échanges avec chacune et chacun, je vous ai patiemment suivi dans vos délires et dans vos coups de génie, je peux vous dire une bonne chose : tous et toutes, sans exception aucune, avez vécu le rêve conscient.

Certains s’en souviennent très bien. Un Loup a retrouvé une vie antérieure dans le corps d’un géant du temps de l’Atlantide. D’autres ont accompli l’exploit de se diriger dans leur rêve, découvrant le rêve contrôlé. Une Louve a pu explorer le vol libre et la conscience animale en entrant dans le corps d’un albatros, ce voilier du ciel.

Loup Voulant, Louve Houleuse. Jouer au loup. Porter un loup noir. La peur du loup. La meute de loups. Un froid de loup. Se jeter dans la gueule du loup. Loup phoque, loupé. Loup de mer, merdé. Le loup dans la bouillabaisse, c’est le bar dans la cotriade. Crier au loup. Quand c’est flou, il y a un loup. Comme un loup dans la bergerie. Elle a connu le loup. Et au matin, le loup l’a mangée.

J’ai adoré cette expérience avec vous. J’ai été émerveillé par la diversité de vos rêves, et pourtant je leur trouve à tous un air de famille. Vous ne lisez pas Eden Saga par hasard. Fichu hasard ! Plus on en parle, moins il est là. Vous êtes venu ici, sur ce site, parce que cette autre histoire des humains est la vôtre et la nôtre à tous et à chacun.

De votre côté, vous avez acquis assez de nouvelles positions du point d’assemblage pour retourner aux mêmes endroits, vivre les mêmes scènes ou leur suite, comme vous l’avez fait depuis toujours sans le savoir. Vous avez toutes les cartes en main. J’en connais plusieurs qui continuent l’aventure sans mon aide, je les comprends. Ils ont leur permis de conduire en astral, plus besoin d’un moniteur.

La métaphore vaut ce qu’elle vaut, proche de zéro. Un bon mot qui est mauvais, parce que faux, archi-faux. Tu n’as jamais eu besoin d’un moniteur. Je n’ai été qu’un miroir qui te renvoie ton image. Tu t’es vu en train de jouer à ton jeu favori, comme toutes les nuits quand tu es endormi. Choc ! Ta double vie t’a doublement surpris. Ah c’est ainsi ? Mais oui. L’aventurier des nuits, le voyageur des rêves, l’explorateur de l’astral. Tu es tout ça, et moi aussi, et nous tous. Tous.

-Tonton ? Pourquoi tu tousses ? (Fernand Raynaud)

Vivez cette aventure, puisque c’est la vôtre. Vous m’en direz des nouvelles. Quant à moi, je m’éloigne du bout des ailes pour ne pas vous réveiller.

 

 

Il y a plus de choses au Ciel et sur la Terre qu’il n’en est rêvé dans notre philosophie.
William Shakespeare