L’usage du point d’assemblage

Cette page révise et complète un article de juin 2017 intitulé : Le point d’assemblage.

 

Dans le système de Carlos Castaneda, la perception est la clé de la magie ordinaire. Pour les sorciers, notre perception n’est pas la somme des impressions reçues par nos sens, comme on le pense d’habitude. Nous percevons le monde à travers un petit point lumineux, sorte d’objectif photographique, ou plutôt de curseur.  

 

La cuvette du PA

Ce point lumineux s’appelle le point d’assemblage ou PA. Par ce point précis, nous assemblons le monde ordinaire. La réalité de tel ou tel monde dépend uniquement de la position du point d’assemblage. Le PA ne se trouve pas dans le corps physique. Il est situé quelque part dans notre luminosité, celle de notre aura.  Selon Castaneda et son mentor Don Juan Matus, le point d’assemblage est dans notre dos, 20cm derrière l’omoplate droite. C’est la position standard adoptée par quasiment toute l’humanité actuelle.

Nous percevons tous le même monde parce que notre PA à toutes et tous est situé rigoureusement au même emplacement. A force, une sorte de petite cuvette s’est creusée dans la luminosité, qui empêche le point d’assemblage de changer de position. Il n’en a pas toujours été ainsi. Dans notre aura, dans ce que le nagualisme nomme notre luminosité, il y a place pour des milliards de positions différentes pour le point d’assemblage. A chacune de ces positions correspond un autre monde. Deux questions surgissent : Pourquoi sommes-nous tous syntonisés sur le même PA ? Et d’abord, qu’est-ce que le point d’assemblage ?

Dans la philosophie du nagual, l’être humain peut évoluer sur cinq plans et dans une infinité d’univers, parallèles ou non. Tu vas bientôt le découvrir. À force d’intention, l’Esprit t’a touchée. Ton PA a décroché. Il est sorti de son logement, il se balade autour de la petite cuvette creusée dans ta luminosité. Il peut s’enhardir et sortir de cette zone. Alors ce monde disparaît. Il fait place à un monde différent. Ta conscience n’est plus la même. Tes perceptions sont inédites. Tu es quelque part dans ce que don Juan appelle « cette immensité là-dehors« .

La cuvette dans la luminosité est une gêne réelle pour la fluidité du guerrier. Elle s’oppose à la précision des déplacements du PA, elle peut aussi le fixer fermement si elle est très creusée. Un sorcier accompli n’a plus de cuvette, il maîtrise les déplacements les plus minimes de son point d’assemblage, ce qui lui permet de changer de forme physique et psychique. Silvio Manuel, un des sorciers du clan de Juan Matus, en donne un parfait exemple. Une totale fluidité lui permettait de se rendre invisible dans sa demeure enténébrée.

 

 

Première sortie

Par l’éclat de ses yeux qui brillent, il convoque de nouvelles positions du PA et explore l’un après l’autre les mondes qu’il découvre. Sa patience est infinie comme le vivant est infini dans toutes ses dimensions. Avec le sorcier implacable et patient, tu es allé visiter plusieurs de ces mondes. Le nagual t’a prêté l’énergie nécessaire. Il t’a suivie dans tes explorations. Il a dû apprendre à modérer l’implacabilité, première conquête sur ce chemin-là. Tu ne veux pas mourir lapidée par des mots blessants. Pourtant la mort est ta voie de guerrière – toi qui dois mourir de ton vivant pour réussir ta quête.
 
A force de pratique, tu t’es éveillée. La mort n’était pas au rendez-vous, mais la vie. Dans ta luminosité, la petite cuvette est presque nivelée, elle forme une légère bosse là où jadis il y avait un creux, et sur la bosse glisse le point d’assemblage en mouvements incontrôlés. Cela te donne une sensation désagréable de flou, d’incomplet mouvant. Tu te sens ballottée par le flux et le reflux. Tout est mouvant, strié de vagues, tout est ondulatoire et les vibrations les plus infimes te sont infiniment perceptibles.
 
Dans tes rapports avec le monde normal, tu te sens étrangère.  Une distance inhabituelle creuse son fossé entre toi et ton vieux monde. Une nouvelle continuité, fragile, a commencé pour toi. L’ancienne est tapie dans l’ombre.
 
Tu as parfois les idées claires – étonnamment claires et précises. Piège des certitudes ! Envahie par cette clarté surhumaine, souviens-toi qu’elle est le premier ennemi du guerrier. La connaissance immédiate n’a rien d’une prouesse, n’en tire aucun orgueil. Ce n’est qu’une étape sur le chemin. N’y attache pas d’importance.
 
Bientôt te viendront les pouvoirs. Reçois-les dans l’indifférence, ne t’identifie pas à eux. Tu expérimentes la première conquête sur le chemin, l’implacabilité. Les sorciers appellent cet état de conscience le lieu sans pitié. Cet état plaisant ne dure pas, tu renoues trop vite avec ton vertige intérieur.
 
 

Le règne de la confusion

La confusion met des années à se dissiper. Notre monde est une source absolue de confusion. Elle profite aux matérialistes. Elle discrédite tout effort de l’esprit. Soyez bien crétins, veautez,voir la citation qui suit moutonnez au ski et à la plage, gobez les mouches et les fausses nouvelles, consommez toujours plus de merdes inutiles, oubliez votre origine divine. Oubliez votre magie innée. Oubliez pourquoi vous êtes au monde.
 
Si voter servait à quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit. (Coluche)

 
 
Du coup nous avons tous cette couche opaque qui tapisse le fond de la cuvette. Si le PA y séjourne, ce brouillard engendre la confusion dans son esprit. Le guerrier, par un effort quotidien et une constante discipline, développe la mobilité de son PA.  Il peut donc quitter la zone de confusion. Il quitte du même coup la raison, puisque le PA de l’humanité actuelle y est strictement situé. Ce qui implique que les êtres les plus rationnels sont les moins aptes à l’éveil.
 
Toi qui t’éveilles, tu le sais bien. La clarté qui t’inonde par instant te donne une joie, une plénitude intérieure qui tranche avec le vide de ta tête. À présent, tu ne penses plus, tu es pensée. Mais pensée agissante. Esprit en marche, conscience en vol.
 
 
 
 

Nouvelle réalité

Bienvenue dans ta magie ordinaire. Avec elle s’inaugure ta nouvelle continuité, qui n’a rien à voir avec celle dans laquelle tu as vécu jusqu’ici. Les voyages magiques avec le sorcier te manquent de moins en moins, car tu peux les vivre seule, ils sont devenus ton pain quotidien.
 
La réalité d’hier est morte. Ta nouvelle réalité brille de mille feux qui t’éblouissent. Modère son éclat. Banalise. Avec humilité, reconnais ta faiblesse. Ni toi ni rien n’a la moindre importance. Que risques-tu, sinon ta vie ? Défense de baliser, tu dois banaliser.
 
Comme la pétoche, l’enthousiasme est inapproprié. Il expose aux déconvenues les plus dures. S’émerveiller de tout trahit un manque de modération. La deuxième étape est de l’acquérir. Modérée par la tempérance, l’implacabilité va te permettre de dépasser la période floue pour apprendre à te diriger dans cette infinité là-dehors.
 
J’ai dit dehors ? Elle est aussi dedans… C’est dedans qu’elle commence. Et si tu veux en trouver la porte, visualise ton PA. Intéresse-toi à ce point brillant derrière ton dos. Cette étoile clignotante dans ta luminosité, dans ton aura. La porte est en elle. Ton vaisseau spatial perso pour explorer l’espace intérieur, qui est aussi l’espace extérieur.
 
“Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie.” William Blake

 
 
Les Doors s’appellent ainsi en référence à cette citation…
 

Initiation

Sur ce point particulier, je souhaite apporter un résultat concret aux chercheurs de lumière, d’amour et de vérité. Quelque chose assez puissant pour qu’on s’en souvienne, et pour qu’il y ait un avant et un après. Après cinq ans de réflexion, je pense avoir une solution.

Tu éprouves de grandes difficultés à te souvenir de ses rêves. C’est pourtant la voie royale vers la découverte de ta magie personnelle. La seule recette qui permette d’améliorer tes performances en ce domaine, c’est de travailler le PA. De t’entraîner à le faire bouger. Et de te préparer au choc que donne ce déplacement — aussi minime soit-il.

En astral, je vais t’offrir une rencontre avec ton double. C’est toi-même, la part inconnue de toi-même, ta meilleure part, celle dont tu aurais tant besoin en état de veille mais qui git ignorée dans la profondeur de tes nuits sans rêves. Tout le monde rêve. Peu s’en souviennent. Moins encore se connaissent dans la totalité d’eux-mêmes. Le choc est là.

Il y a quelque temps, j’ai posté un article intitulé Un grand pas vers l’éveil. J’y présente les stages individuels que j’anime chez moi, dans les Côtes d’Armor à Erquy. Ville du reiki, soit dit en passant. J’en ai indiqué le déroulé et le rythme, qui sont invariables. Mais je n’ai pas voulu déflorer le programme concret, pour laisser à chacun le plaisir de la découverte et surtout, laisser s’exprimer la diversité des attentes.

Je te propose désormais un stage plus spécifique axé sur le PA. Il s’agit de t’apprendre à percevoir ton point d’assemblage selon les cinq ressentis : ressenti mental, physique, subtil, émotionnel, spirituel. J’ai conçus cinq exercices  pour éprouver les ressentis. Ton attention focalisée sur ton PA va se muer en intention, qui est la volonté du ventre, irrésistible, indestructible. Elle va agir selon la formule

A + I = O
(Attention + Intention = Obtention).

Peu à peu, le couple attention / intention va décrocher le PA de son logement. Il va acquérir sa mobilité, cette obtention se passe sous mon contrôle. Mon rôle sera de t’accompagner dans tes premières errances, pour éviter que tu atterrisses au fin fond de cette immensité sans billet de retour. Tu vas donc passer ton permis de conduire. Le permis de te conduire tout seul dans l’infinité là-dehors. À partir de là, plus rien ne sera pareil pour toi.

 

Concrètement

Toutes les infos pratiques sont dans l’article Un grand pas vers l’éveil. Je vous invite à le lire, et si vous êtes toujours intéressé, contactez-moi. Utilisez le formulaire de contact en bas de la présente page. Selon le cas, veuillez préciser « stage libre » ou « stage PA ». Je vous contacterai en retour. Merci.

 

 

 

La seule chose pire que d’être aveugle est de regarder sans voir.
Helen Keller