La descente aux enfers

Orphée représente l’image d’un christ atypique : poète, musicien comme son père Apollon, il est aussi un christ amoureux. Orphée est très épris d’Eurydice. Quand elle meurt, il ne supporte pas l’idée de la vie sans elle. Il décide d’agir et descend aux enfers pour la récupérer.

Comme Orphée, Jésus est descendu aux enfers. Pour la majorité des exégètes, il s’agit du shéol, le séjour des morts tel que les juifs de l’époque le comprenaient : un lieu « en dessous de la terre », où les morts seraient comme en attente perpétuelle dans une non-vie, privés de la vision de Dieu. (source)

Le lieu en dessous de la terre… De quel lieu s’agit-il donc ? On imagine un lieu imaginaire, symbolique, mais j’ai montré que le paradis existe bel et bien, il s’agit d’un lieu réel, où la douceur de vivre le dispute aux jouissances infinies d’une civilisation riche de plusieurs milliards d’années d’histoire et de science. Ce paradis céleste, c’est Hyperborée, la planète errante Nibiru des Sumériens, la Venise Céleste de la tradition judéo-chrétienne.

Dans cette perspective, les enfers antiques peuvent très bien désigner un lieu réel. Ce qui nous renvoie au mythe de la terre creuse. Qui n’est plus tout à fait un mythe, puisque la NASA vient de révéler que la terre est effectivement creuse, avec un océan intérieur. Un volume d’eau douce égal ou supérieur à toutes les mers de la surface. A ceux qui s’en étonnent, la NASA répond que toutes les planètes sont creuses. Et tous leurs satellites…

La Lune est creuse, Mars est creuse, Titan est creux, Europe est creuse… Voilà qui ouvre des horizons. L’intérieur des planètes n’est pas le séjour des morts. Pas seulement. La nôtre semblerait habitée par des êtres vivants. Bien vivants. Dans les archives déclassifiées de l’ex-URSS, on trouve des infos tout à fait bouleversantes. Les géants des lacs de Sibérie pourraient bien accréditer la thèse de la terre creuse.

Quand on nous dit que Jésus est descendu aux enfers, n’aurait-il pas rendu visite aux habitants de la terre creuse ? L’église catholique romaine a une autre vision de sa descente aux enfers. Dans l’antiquité, les enfers n’étaient que le séjour des morts, sans connotation négative, démoniaque ou satanique. Tous les morts s’y retrouvaient.

Puisque Jésus est mort, il y est allé lui aussi, avant de ressusciter le troisième jour. Trois jours aux enfers, trente-trois ans sur terre, devinez quel est le chiffre de Jésus ? Ce chiffre, c’est celui qu’il nous faut intégrer pour en faire le UN.

Nombreux sont les christs qui sont ressuscités. Nombreux aussi ceux qui ont visité les enfers. Les christs ont connu l’enfer, soit de leur vivant, soit avant la résurrection. C’est là qu’il faut se poser la question. Que vont-ils faire dans le monde d’en-bas ? Pas grand chose, si c’est le monde des morts. Mais bien des choses, si c’est le monde de leurs maîtres.

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. À nous d’en faire le miracle d’une seule chose. Quand avec le deux vous aurez fait le un… dit Jésus l’Essénien. (source)Evangile de Thomas Il s’agit d’unir, de réunir, d’assimiler, de fusionner, de se fondre, d’intégrer, d’intérioriser. Il s’agit de s’éveiller. La descente aux enfers est une épreuve, mais au terme de l’épreuve, il y a l’apocalypse. La révélation.

Car contrairement à l’idée répandue, apocalypse ne signifie pas catastrophe ni fin du monde, mais tout simplement révélation. L’apocalypse de saint Jean évoque la fin du monde, certes, mais d’autres apocalypses parlent de tout autre chose.

Sur la peinture qui précède, datée du 15e siècle, on voit Charon, le passeur du Styx, accompagner une âme jusqu’aux enfers. L’endroit est plutôt plaisant. Pas de flammes, pas de diables, pas de tortures comme dans l’enfer chrétien.

Il s’agit d’un monde comme le nôtre. Plus abrité sans doute, plus confortable que la surface exposée aux météorites et aux mauvaises vibrations venues de l’espace. Longtemps après, en s’inspirant d’autres légendes, les adorateurs de Jésus ont imaginé un enfer bien plus terrible. Cette vision démoniaque des flammes de l’enfer témoigne d’une réalité interne, la zone des laves, dont nous avons connaissance par les éruptions volcaniques.

Quand nous croyons voir dans les mythes des élucubrations gratuites, la vérité revient toujours. Les mythes reposent sur la réalité, une réalité considérablement travestie par les ignorants qui nous les ont transmis. Les enfers des Grecs et des Romains existent bel et bien, quelque part sous nos pieds. Sans doute quelques initiés connaissaient les accès secrets. J’opte pour les lacs de Sibérie, les lochs d’Ecosse et le lac Titicaca dans les Andes, d’où le christ Viracocha est jadis sorti dans une gerbe d’écume.

L’image qui suit, de la même époque que la précédente, est beaucoup plus dure. C’est l’enfer chrétien vu par Jérôme Bosch. Quand vous avez le moral au plus bas, c’est dans l’enfer chrétien que vous croyez être. Vous voilà au trente-sixième dessous. Vous n’êtes pas mort, pas encore, mais un séjour prolongé à ces grandes profondeurs peut abattre votre endurance et saper votre énergie.

La descente aux enfers est aujourd’hui synonyme d’horreur, de douleur, de noirceur, de brûlures, de morsures, de blessures, de déchirure. Des mots qui portent tous la signature des terraformeurs : le phonème d’or qui raconte l’histoire d’or. La légende dorée.

Pour les peuples antiques, ce n’était que le séjour des morts. Mais leur version n’est pas la première. Avant l’antiquité, il y eut l’âge d’or. L’âge où les dieux marchaient parmi les hommes. En prenant garde de ne pas les écraser. Dans cet âge reculé, l’existence du monde intérieur n’était pas secrète. La terre creuse était une évidence. Comme les géants tout-puissants qui l’habitaient. Et qui l’habite encore…

Quoi qu’il en soit, vous voilà différents après la lecture de ces lignes. Tout a changé. Des horizons nouveaux s’ouvrent à vous. Les révélations que je viens de vous faire posent davantage de questions qu’elles ne donnent de réponses. Sous vos pieds se trouve un autre monde, un monde secret dont l’existence a été cachée aux humains pendant plusieurs millénaires.

Pourquoi est-il caché ? Comment des êtres peuvent-ils rester toujours coupés de la surface ? S’ils sortent, comment personne ne les a vus ? Réfléchissez un peu. La réponse à ces questions est connue. Les vérités premières sont celles qu’on découvre en dernier.

La terre creuse est cachée pour protéger ses habitants, ceux que j’appelle les dieux d’avant. Ils y vivent depuis toujours, comme ils font sur toutes les planètes terraformées. Ils y habitent. Elles sont à eux. Ils ne sont pas coupés de la surface, mais au contraire s’y promènent librement. Il leur suffit de changer de taille et d’apparence pour se fondre dans la foule des humains. Un bien petit exploit pour des transformistes capables d’assumer toutes les formes possibles. Voilà pourquoi personne ne les voient. Sauf les voyants : ces dieux-là n’ont pas la même aura que nous.

Si un jour vous voyez un ovni dans le ciel, ayez une pensée pour eux. Les dieux d’avant ne sont pas repartis. Ils sont rentrés chez eux, sous nos pieds. Il y en a d’autre dans la lune qui nous surveillent. Et sans doute d’autres dans Vénus, Mars, etc. Ils sont partout. Ils contrôlent leurs mondes et leurs troupeaux.

Tu es mon berger ô Seigneur ! Rien ne saurait manquer où tu me conduis. (source)cantique catholique d’après un psaume antique.

Ma présence n’est pas ici. Je suis habillé de moi-même.
Paul Eluard