L’Europe sauvage

On parle de la vieille Europe par opposition au nouveau monde, l’Amérique. En fait c’est le contraire. L’Amérique du nord a été civilisée et développée longtemps avant l’Europe. Mais une catastrophe nucléaire a rendu le continent inhabitable pour des milliers d’années. Les indigènes ont dû fuir pour toujours.

Ils ont dû se résoudre à traverser l’océan Atlantique pour affronter les contrées sauvages… Et ce n’était pas de gaîté de cœur. Mais ils ne pouvaient pas rester en mer. Ils ont débarqué en terre celtique. Ou plutôt pré-celtique !

Oui, les terres désolées de ce qui n’est pas encore l’Europe ont de quoi rebuter les nouveaux venus. La forêt est partout. Des clans de chasseurs cueilleurs, barbares et bagarreurs, se flanquent des peignées et se piquent les femelles. Nos ancêtres, tout de même ! Du respect s’il vous plaît.

Le front bas, les yeux vagues, plus proches du singe que de l’homme, certains sont irrécupérables. Les autres ne valent guère mieux. Ils ont tout oublié du passé, de leurs antiques coutumes, de leur traditions, leurs religions, leur culture. Ils ignorent la civilisation, ils ont peur de tout, à commencer par une invasion de mutants venus de la mer.

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Il y a dix mille ans, ces populations évoluées venues d’Amérique débarquent sur les côtes atlantiques de l’Europe. À part nos clans de chasseurs primitifs, le continent est désert. Les nouveaux venus savent qu’ils sont épiés par des primitifs, rescapés de l’âge de glace et du déluge, qui ne sont rien d’autre que des Indiens d’Europe ou Eurindiens. Bien sûr, dans leurs têtes sauvages, ces nouveaux venus civilisés ne peuvent être que des dieux. Les Eurindiens se mettent à les adorer, et les civilisés laissent faire. Comme d’hab.

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Sur les plages où s’échouent leurs longs bateaux, ce sont des familles et des clans entiers qui accostent avec armes et bagages. Et leurs troupeaux et leurs volailles. Venus d’Amérique où ils régnaient en maîtres, ces gens reviennent s’installer en Europe.  Sur l’île Atlantide puis au Mexique, ils n’ont jamais oublié l’Europe antédiluvienne où leurs ancêtres atlantes avaient fondé de nombreuses colonies.  Le grand printemps du dégel glaciaire vient de commencer en Europe du Nord, quasi déserte.

La jeune Europe

Un Nouveau Monde s’offre aux réfugiés d’Amérique. Ils ne vont pas tarder à le coloniser.

Imaginons un instant la stupeur des rares autochtones européens qui voient débarquer tant de femmes élégantes et ces hommes raffinés. Pour eux, un tel degré d’élévation dans les manières et le costume est surhumain. Leur technologie moderne est prise pour de la magie. Pensez donc ! Des héros qui vont sur la mer dans des bateaux métalliques ! Nous serions moins choqués devant des extra-terrestres…

Les nouveaux venus sont des savants qui connaissent la marche des étoiles, les nombres, la navigation, l’agriculture, la métallurgie, la mécanique, l’aéronautique, et bien d’autres techniques, tandis qu’eux ne sont que des chasseurs-cueilleurs à l’état de nature. Choc culturel absolu. Bien entendu, les Européens sauvages les ont pris pour des dieux. Ceux du nord s’appelaient les Fils de la Déesse-Mère, ou Tuatha. Avec l’aide des techniciens et des naguals atlantes, ils couvrirent l’Europe de mégalithes.

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Le paradoxe, pour les Atlantes venant d’Amérique, c’est que notre vieille Europe était leur Nouveau Monde. Le dégel leur offrait d’immenses territoires vierges à mettre en culture, comme les colons étasuniens au 18ème siècle. Ils y trouvèrent même des « Indiens » !

Et l’Amérique qu’ils venaient de quitter, c’était leur Ancien Monde civilisé…devenu totalement invivable, et qu’il fallait oublier pour de nombreuses générations. Les colons américains ont habité et aménagé l’Europe pendant près de 10 millénaires, avant que les valeurs ne s’inversent à nouveau, un certain jour de l’an 1492.

Ce jour où trois coques de noix, trois caravelles en bois, la Santa Maria, la Pinta et la Nina de Cristobal Colòn sont apparues sur l’autre rive de l’Atlantique. Voilà comment Christophe Colomb « découvre » l’Amérique… tout en se croyant aux Indes !  L’histoire se plagie, mais les copies sont de plus en plus pâles, et pas moyen de changer le toner. Le déclin est en progrès rapide. Jusqu’à la renverse, ça ne va pas s’arranger…

Quand les Atlantes débarquent sur les côtes d’Europe, ils ne trouvent pas de résistance. Et pour cause. La population autochtone est très peu nombreuse : ceux qui ont survécu au déluge ont eu bien du mal à résister à l’âge glaciaire. Victimes de l’effet Mad Max, ils ont retrouvé le bonheurhumour du chasseur-cueilleur…

Ils vivent dans l’intérieur, au fond de grottes et de souterrains tempérés. D’autres sont dans les terres du sud. Les anciens dieux d’Amérique tentent de « domestiquer » les autochtones. Il est fort probable que ces primitifs soient devenus leurs esclaves… ou leur bêtes de somme.dans les deux sens du terme.

Néo-Atlantes

Héritiers de l’Atlantide, les Américains ont gardé quelques-unes des connaissances d’avant. Ils savent encore travailler le métal et polir le cristal. Ils connaissent les mathématiques et l’astronomie, ce qui formera la base des sciences et techniques développées plus tard par les Celtes, les Égyptiens et les Grecs. Ils connaissent également la mécanique et l’informatique, entre autres.

Ces « divins » maîtres enseignent aux primitifs européens l’agriculture, l’élevage et le tissage. Forcément, vu le décalage, les Européens les prennent pour des dieux. Et donc travaillent pour eux sans rechigner. Les « dieux » d’Amérique savent fabriquer des armes, des ustensiles et des outils, des instruments de précision comme les lunettes astronomiques et les instruments de navigation – boussoles ou compas, chronomètres ou clepsydres, radars, sondes, astrolabes, calculateurs – indispensables aux traversées hauturières.

Ils possèdent des vaisseaux rapides dotés de moteurs prodigieux et de coques métalliques aux propriétés fabuleuses. Héritiers des dieux Atlantes, ils ont même des machines volantes, comme celle du roi Salomon. En un mot, ils nous ressemblent, tandis que les anciens Européens ressemblent aux hommes de Cromagnon…

Beaucoup de découvertes récentes ne sont que des redécouvertes. À propos de Christophe Colomb, très peu d’historiens croient encore qu’il a découvert les Amériques au 15e siècle. Merci Clio !muse de l’Histoire

Colomb n’y croyait pas lui-même, et pour une bonne raison : ses armateurs les Templiers lui avaient donné une carte des Amériques, où figurait les côtes américaines et la route maritime des Alizées à travers l’océan Atlantique. Comment possédaient-ils un tel trésor ? Lisez plutôt.

 

Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin c’est la fin.
Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac