La musique des Sphères

 

Il existe un grand mystère antique, qui puise ses racines dans la nuit des temps, le secret de la Musique des Sphères. Pythagore nous a transmis ce mystère et sa clé. La force du son est connue depuis la plus haute Antiquité. Mais de quelle force s’agit-il ?

 

Musica universalis(musique universelle ou musique des sphères) est un concept de la philosophie antique qui concerne les rapports entre les mouvements des corps célestes – le Soleil, la Lune et les planètes – comme une forme de musica (musique en latin médiéval). Cette « musique » n’est pas  vraiment audible, c’est un concept harmonique, mathématique ou religieux. Cette idée intéressa les théoriciens de la musique jusqu’à la la Renaissance, influençant toute sorte de savants. (source)Wikipedia

Notre époque industrieuse et mécanique s’est focalisée sur un tout petit aspect de la science sonore : celui de la reproduction et de la conservation du son. Il y a tant d’autres aspects, tant d’autres propriétés du son qui nous sont inconnues, mais que la haute Antiquité connaissait fort bien.

 

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Trompettes de la mort

Certains sons suraigus peuvent casser le verre ou le cristal. La Bible évoque le rôle destructeur de certaines fréquences sonores dans l’épisode des trompettes de Jéricho : Josué conduisait l’armée juive contre les Philistins retranchés derrière les haute murailles de Jéricho.

Les Juifs embouchèrent leurs trompettes, ils firent le tour de la ville en les faisant sonner. Au troisième tour, les murailles s’écroulèrent. On sait qu’un régiment qui marche au pas peut faire s’écrouler le pont le plus solide : c’est la raison pour laquelle les troupes ont pour consigne d’arrêter le pas pour franchir un pont. Les murailles d’une ville peuvent-elles s’écrouler pour la même raison ?

La marche au pas fait vibrer le pont parce que le pas de dizaines d’hommes frappe le tablier en cadence. Pour peu que cette cadence corresponde à la fréquence du pont, il s’écroule. Même un pont moderne ne résiste pas. Quand un vent violent le soumet à une vibration qui correspond à sa fréquence, il va se tordre et se disloquer de façon d’autant plus spectaculaire qu’il est haut et long. C’est pourquoi on teste en soufflerie des maquettes de tous les futurs ponts, comme des fuselages d’avion.

Les allées couvertes furent jadis positionnées sur des chakras de la terre. L’énergie tellurique y pulse encore, bien souvent, pour peu que le fil d’eau souterrain ne soit pas tari ou dévié pour les besoins agricoles. Les dolmens comme les églises sont des constructions sacrées. Leurs pierres polarisées transmettent l’énergie de manière optimale pour peu qu’ils soient encore animés par un cours d’eau souterrain.

Les allées couvertes comme les cryptes concentrent sous leur voûte une énergie tellurique puissante qui en fait des portes vers le grand ailleurs. Et c’est bien ce qu’elle sont d’après leurs bâtisseurs, les Tuatha Dé Dana-ann. Ils les nommaient « portes du Sidhe« .

 

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Pour ce peuple de géants, le Sidhe est un monde parallèle qui présente bien des points communs avec le monde astral bien connu des médiums, des chamanes et des guerriers du Nagual. La pratique m’a montré comment ces portes peuvent s’ouvrir, et jusqu’où elles peuvent mener. Il y a l’art et la manière de rouler sous la table de pierre. On peut se servir de sa puissance, focaliser son intensité sur la destination ou la personne de son choix pour y être aussitôt. En astral, s’entend.

Quand on fait vibrer un bol tibétain sous une allée couverte, on a l’impression que le son vient de nulle part. Ou plutôt de partout à la fois. On est au cœur du son, emmitouflé jusqu’aux oreilles dans la vibration sonore — et la porte s’ouvre. On peut avoir besoin d’un lieu et d’un son pour ouvrir la porte. Mais le dolmen n’est pas la porte. Ni le son. La porte est en nous depuis toujours.  On la porte en soi. 

Pour planer un peu, voici la plus ancienne musique connue, elle vient de Sumer, elle y était jouée il y a 55 siècles…

Il existe un autre monde au dedans de celui-ci La frontière est intérieure et le temps s’arrête ici. (Lao Surlam)

 

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Clé de sol

Qu’est-ce que je pense de tout ça, tant de siècles plus tard ? Je vais vous le dire. Regardez attentivement l’image qui précède. Au centre d’une farandole de planètes, j’ai montré un instrument de musique antique. Voyez la forme des deux barres de métal latérales. Ça ne vous évoque rien ? Pourtant c’est évident pour un vieux comme moi : ce sont des combinés téléphoniques. Eh haut tu écoutes. En bas c’est le micro. Préhistoriques ? Ben oui. Ça existait déjà dans la protohistoire !

Aucun doute n’est permis : ce sont des téléphones. Si les luthiers antiques ont choisi cette forme particulière, n’y voyez pas quelque coïncidence ahurissante. Ils ont voulu imiter les instruments des dieux d’avant. L’hommage est incomplet car les luthiers antiques n’en possédaient plus la technologie. Les dieux étaient repartis en l’emportant avec eux.

 

Celui qui est conscient de sa force et qui garde la douceur de la femme a le Tao entre les mains.
Lao-Tseu