L’origine des langues

Pour avoir une idée exacte de ce que sont les langues, nous dit Antoine Fabre d’Olivet, «il faut avoir exploré beaucoup d’idiomes, les avoir comparé entre eux assidûment, afin de pénétrer, par les points de contact de leur génie particulier, jusqu’au génie universel qui préside à leur formation, et qui tend à n’en faire qu’une seule et même langue.» (source)A. Fabre d’Olivet, La langue hébraïque restituée

Ce type est un pur génie. Fabre d’Olivet est né en 1767, dans les profondeurs de l’histoire. Ce qui n’explique pas comment il a eu accès à une source si abondante de connaissances traditionnelles. L’inspiration fabrienne étendra son rayonnement jusqu’au 20e siècle, à travers le courant gnostique par exemple, ou la mouvance des Fedeli d’Amore. Et c’est encore lui qui m’inspire à travers son œuvre maîtresse : Histoire Philosophique du Genre Humain.

Une de ses grandes intuitions, c’est la langue d’or, la langue des origines. Qui est aussi le dada de mon ami Alain Aillet qui l’a traquée à son tour dans plusieurs articles où il retrouve avec bonheur cette piste oubliée pendant trois siècles.

Fabre d’Olivet parlait plusieurs langues. Sans doute a-t-il pressenti l’existence d’une langue originelle. S’est-il douté qu’elle avait enfanté tous les idiomes de la Terre ? Il l’a cherchée sa vie durant au détour des lectures et des rencontres, ainsi que fait tout honnête chercheur de vérité. Révolutionnaire, contestataire, visionnaire, il fut un impeccable guerrier de lumière.

Ésotérisme et tradition

Le philosophe avait compris que le cœur d’une langue communique avec le cœur de toutes les autres langues. Il se peut que cette intuition l’ait amené à une autre, plus fantastique encore, une fulgurance tout à fait dans l’esprit du grand homme. À l’origine, toutes les langues n’en faisaient qu’une seule.

S’est-il douté que cette langue nous a été apportée d’ailleurs ? A-t-il pensé qu’elle était la langue unique de notre galaxie ? A-t-il eu connaissance de quelques rudiments de cette langue d’or ? Difficile à dire, puisqu’il n’en a pas fait état. Difficile même à imaginer, tant cette hypothèse aurait paru invraisemblable à son époque.

Mais Fabre d’Olivet lui-même est une énigme. Et l’absence de preuve n’est jamais preuve de l’absence. Tel que je le connais, et je le connais mieux que de vue, si Fabre d’Olivet avait conçu cette théorie, jamais il ne l’aurait rendue publique. Le temps des révélations n’était pas encore venu.

Serviteur de la tradition éternelle, comme il aime à se présenter, authentique philosophe de la nature et réformateur de l’Histoire, il savait jusqu’où l’époque pourrait tolérer ses révélations. Il ne se sentait pas la vocation de Cassandre et ne voyait pas non plus dans l’avenir tant d’occasions de se réjouir.

Il n’a donc pas parlé du futur, n’a pas livré non plus le secret de sa connaissance unique de la très haute antiquité. Que saurions-nous des Prédiluviens, des conquêtes du Peuple Noir, que saurions-nous de Rama sans lui ? Si je ne l’avais pas lu il y a trente ans, me serais-je mis tout de même sur la piste du premier empereur des hommes ? Aurais-je inventé la ramalogie ?

Si Fabre d’Olivet était en avance pour son époque, l’élite bourgeoise du siècle suivant allait connaître un engouement pour le mystère, signe avant-coureur du mouvement New Age qui fleurit au siècle dernier. Au 19e siècle, la fine fleur des salons littéraires allait porter aux nues des illusionnistes comme Gurdjieff et la Blavatsky, leaders d’un ésotérisme au rabais, coupé de la véritable tradition.

En amont de cette mode, très en avance sur elle, Fabre d’Olivet a su explorer le passé selon son propre itinéraire. Il me ressemble comme un frère. Ou le contraire.

L’univers intérieur

Gageons qu’il se rendait souvent aux annales akashiques, comme je le fais moi-même. Les dieux aiment ceux qui leur ressemblent et qui cultivent la vraie connaissance. Le savoir du corps. La mémoire cellulaire. La fusion atomique. L’effusion électronique. L’amour et l’échange. Il existe un lieu de conscience, au sein de notre univers intérieur, où se trouve stockée — par qui ? — toute la connaissance du vivant, ses annales — pourquoi ? dans quel but ? Personne n’en sait rien.

La lucidité est le lieu de rencontre de la conscience et de la sensualité. (Norman Mailer)

Mais il se trouve que nous avons accès, tous autant que nous sommes, à cette merveille : notre univers intérieur. Il y a en nous une foule de lieux de conscience. Leur exploration demanderait toute une autre vie. Et nous l’avons, justement. C’est pendant notre sommeil que nous nous explorons. Ça s’appelle l’astral, il comporte bien des niveaux. Je délivre une initiation au rêve conscient et au voyage astral qui montre à quel point c’est réel.

Mais bien peu de gens se souviennent de cette exploration. Imaginez à présent un chercheur qui a le bonheur, non seulement de se souvenir de ses rêves, mais aussi de s’y diriger. Il lui est loisible de visiter les régions et les époques à son gré. Partout où il arrive, toutes les infos dont il a besoin lui sont présentées.

Notre univers intérieur comporte d’innombrables planètes, une infinité de régions, des légions de palais où se trouvent une tapée de salons luxueux et de jardins luxuriants. Pourtant la plupart des êtres humains passent toute leur vie dans la même piaule sordide, sans lumière, meublée sans goût, privée de fenêtre, et qui sent le moisi. Y a-t-il quelqu’un qui nous force à rester dans cette foutue cagna ? Personne d’autre que nous-mêmes. Oui, mais oui, c’est du vice. Self sévices. Putain de supplice. Jusqu’à quand va-t-on se couvrir de pisse ?

(Mais que fait la police ? Elle se grille des saucisses.) (source)Ainsi parlait Zapateria

La faim des abricots

…Et non pas la fin des haricots comme on pourrait s’imaginer à tort puisqu’en toute évidence il ne s’agit pas de ça. Parler pour ne rien dire n’est pas ma spécialité, je laisse volontiers cet art aux politiques. Aux lots typiques. Aux kilos types.

« C’est un bon boulot ça, zoum politique » (Coluche) Maintenant ya même des femmes qui font zoum politique…

La fin je m’en fous. Je parle de faim. Avoir faim. Non pas comme ceux qui n’ont rien, sauf la faim. Plutôt comme ceux qui ont tout, qui peuvent manger de tout, et qui flippent comme des fous. Retrouvez l’appétit de la vie, mes amis. Retrouvez vos envies. Ne bâfrez plus, régalez-vous. Jouissez jusqu’au bout. Misez beaucoup, risquez le tout pour le tout.

Le sourire est ton passeport, qu’il te protège après la mort. Le sourire est source de la communication. L’origine des langues est en lui. Le sourire se passe de traduction. Même les animaux le comprennent et s’y fient. Voilà ce que je t’invite à croire… sans y croire !

Le souvenir des faits extérieurs de ma vie s’est, pour la plus grande part, estompé dans mon esprit ou a disparu. Mais les rencontres avec l’autre réalité, la collision avec l’inconscient, se sont imprégnées de façon indélébile dans ma mémoire. Il y avait toujours là abondance et richesse. Tout le reste passe à l’arrière-plan.
Carl Gustav Jung