L’épopée des Sudéens

Le peuple noir a connu un développement technologique avancé à une époque où les Boréens, ancêtres blancs des Européens, étaient encore des chasseurs cueilleurs. Les Sudéens, aux mœurs raffinées, bien habillés, tissaient des étoffes précieuses magnifiquement brodées.

C’est du moins ce que nous raconte Fabre d’Olivet. Mes lecteurs fidèles savent l’estime que je porte aux écrits de ce philosophe de l’occulte. C’est lui qui a restauré  Africains dans leur gloire antique. Il les a baptisé Sudéens, comme il a nommé Boréens ceux que nous appelons aujourd’hui Caucasiens. Depuis deux siècles, ses travaux régalent les passionnés de l’autre histoire. Et ce n’est pas fini.

Sudéens contre Boréens

Fabre d’Olivet m’a mené sur la piste du fabuleux Rama, grâce aux voyages temporels que m’a fait faire son Histoire Philosophique du Genre Humain. Ce grand initié nous conduit maintenant à la découverte des Sudéens. Ainsi nomme-t-il les Africains de la protohistoire, qui n’ont rien de sauvages, bien au contraire. Il y a douze mille ans, la civilisation sudéenne est un îlot civilisé au milieu de barbares ignares blancs, jaunes ou rouges.

Pourquoi s’en étonner ? L’Afrique a été le berceau de l’humanité. Il est logique que les Africains aient évolué longtemps avant les autres races. Très longtemps même, depuis la nuit des temps jusqu’au déluge de 10.500 AECAvant l’Ère Commune qui a précipité leur déclin et la fin de la suprématie sudéenne sur le reste du monde. Eh oui, la civilisation sudéenne a poussé ses antennes sur quasiment toute la planète.

Dans ce temps-là, la race noire, que j’appellerai toujours Sudéenne à cause de son origine équatoriale et par opposition à la race blanche que j’ai nommée Boréenne ; la race noire, dis-je,existait dans toute la pompe de l’Etat social. Elle couvrait l’Afrique entière de nations puissantes émanées d’elle, possédait l’Arabie et avait poussé ses colonies sur toutes les côtes méridionales de l’Asie, et très avant dans l’intérieur des terres. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

La suprématie noire

Il y a 100 000 ans et des brouettes, un conflit atomique dévaste l’Afrique. Les Sudéens qui jusqu’alors n’étaient pas expansionnistes se sentent bientôt à l’étroit. Au nord des terres sudéennes, la Méditerranée était alors beaucoup moins vaste qu’aujourdhui. Elle ne communiquait pas avec l’océan Atlantique. Au-delà, les vastes étendues froides qui allaient un jour devenir l’Europe, étaient peuplées de rares sauvages à la peau claire, les Boréens. Couvertes de neiges et de glaces, balayés par de violents blizzards, ces steppes et ces toundras n’étaient guère attractives. Avec la fin de l’âge de glace, les Sudéens changent d’avis. Ces terres quasi désertes, sauvages, sont maintenant grandes ouvertes devant eux. Elles attendent qu’on les mette en valeur. Les Sudéens savent faire.

Une infinité de monuments qui portent le caractère africain existent encore de nos jours dans tous ces parages, et attestent la grandeur des peuples auxquels ils ont appartenu. Les énormes constructions de Mahabalipuram, les cavernes d’Ellora, les temples d’Ishtakar, les remparts du Caucase, les pyramides de Memphis, les excavations de Thèbes en Égypte, et beaucoup d’autres ouvrages, que l’imagination étonnée attribue à des Géants, prouvent la longue existence de la race sudéenne et les immenses progrès qu’elle avait fait dans les arts. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

On dirait bien de ce grand initié récuse l’hypothèse des Géants bâtisseurs. Il a certainement ses raisons. De mon point de vue, rien n’empêche que ces constructions soient bel et bien l’œuvre de Géants… noirs ! Dans ses différents livres, Fabre d’Olivet élude tout à fait l’aspect le plus antique de la Tradition, à savoir les cinq humanités. Il ne pouvait ignorer cela. S’il a choisi de le taire, c’est sans doute qu’il pensait que le temps n’en était pas encore venu. Il l’est aujourd’hui.

Nous sommes la cinquième humanité, la plus petite par la taille et par le talent. C’est pourquoi la Tradition nous enseigne que nous sommes des nains sur les épaules de géants. Aussi quand Fabre d’Olivet évoque les immenses progrès que les Sudéens avaient fait dans les arts, il n’est pas sincère. Les Sudéens ont régressé, comme toutes les autres races, depuis la lointaine époque où les terraformeurs leur avaient tout appris.

Quand le redoux a rendu les terres européennes plus attractives, les Sudéens ont lancé leurs armées vers Borée. Équipés d’un armement moderne, les troupes sudéennes n’ont eu aucun mal à soumettre les populations locales désorganisées et sauvages.

Quelques clans Boréens ont tenté de résister, armés de gourdins et de lance-pierres face aux désintégrateurs et aux lances-roquettes. Au cours de plusieurs millénaires, la domination sudéenne s’est étendue  sur le bassin méditerranéen d’abord, puis sur l’Europe jusqu’à l’Oural, et l’Asie jusqu’à la Sibérie et l’Inde.

Rama noir ?

J’ai expliqué ailleurs comment les Noirs avaient également conquis les Amériques. Cette info m’est arrivée par une toute autre source, mais comme elle tient la route, je l’ai citée. recoupant plusieurs sources traditionnelles et universitaires, je peux affirmer qu’aux alentours de l’an -12 000, les Sudéens régnaient sur le monde. 

L’empereur Rama n’a pas fait autre chose. De là à conclure qu’il était noir, il n’y a qu’un tout petit pas. J’ai montré comment Ram est le prototype à partir duquel les Indiens ont inventé la légende de Bouddha. Rama / Lama est incontestablement le fondateur du bouddhisme en Inde et au Tibet. Ceci bien longtemps avant le bouddha historique Çakya Muni, qui vécut au 5e siècle avant notre ère. Si Rama est Bouddha, que dire des fameux Bouddhas noirs sinon qu’ils représentent le tout premier Bouddha mythique, à savoir le grand Rama ?

Stupeur

Les hommes blancs aperçurent pour la première fois, à la lueur de leurs forêts incendiées, des hommes d’une couleur différente de la leur. Mais cette différence ne les frappa pas seule. Couverts d’habits extraordinaires, de cuirasses resplendissantes, ces hommes maniaient avec adresse des armes redoutables, inconnues dans ces régions. Ils avaient une cavalerie nombreuse. Ils combattaient sur des chars et jusque sur des tours formidables qui s’avançaient comme des colosses, lançant la mort de tous côtés. Le premier mouvement fut la stupeur. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

Gageons que les Boréens prirent les nouveaux venus pour des dieux. Cette confusion s’est souvent produite quand une trop grande différence culturelle, sociale, raciale et technologique empêchaient les moins instruits d’imaginer autre chose. C’est ainsi que la notion de dieu a été inventée, puis enrichie au cours des millénaires par l’imagination et surtout par l’incompréhension des générations qui avaient oubliées depuis bien longtemps la réalité historique.

Parenthèse contextuelle

Quelle est-elle, cette réalité ? Ânonnons-la une fois encore. Les contre-vérités ont été ressassées mille et mille fois, il m’est nécessaire de rabâcher l’autre version jusqu’à ce que la mémoire vous revienne.

Chacun porte en lui, à son insu, la mémoire d’anciennes civilisations. De même, la pierre est un fragment de la mémoire du monde. (Carl Gustav Jung)

Le dieu unique est une invention récente, plus philosophique que religieuse. Une invention doublement fausse. Les dieux étaient innombrables, plusieurs dizaines de millions. Et ils n’étaient pas des dieux, pas le moins du monde. Ils étaient des aménageurs de planètes, des terraformeurs. Employés d’une holding dont le siège social est sur la planète Ur du système d’Alcor, dans la constellation de la Grande Ourse.

Leur histoire est la nôtre. Toutes nos mythologies, toutes nos religions racontent et diffusent encore l’enseignement, bon ou mauvais, que ces professionnels nous ont donné, conformément au cahier des charges de leur mission.

Métissage

Quelques femmes blanches dont ces étrangers s’emparèrent et dont ils cherchèrent à capter la bienveillance, ne furent pas difficiles à séduire. Elles étaient trop malheureuses dans leur propre patrie pour en avoir nourri l’amour. De retour dans leur tanières, elles montrèrent les colliers brillants, les étoffes délicates et agréablement nuancées qu’elles avaient reçus. Il n’en fallut pas davantage pour monter la tête de toutes les autres. Un grand nombre alla rejoindre les nouveaux venus. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

Ce qui n’a pas plu aux Boréens. Rassemblant leur force et leurs gourdins, ils allèrent trouver les Sudéens pour réclamer leurs femmes. Évidemment, les Sudéens n’en firent qu’une bouchée. Les petits blancs se replièrent, au comble de la rage et de la frustration. Il leur fallait d’urgence apprendre à se défendre, sous peine d’être éliminés par les géants noirs. Mais de quels moyens disposaient-ils pour se défendre contre ces envahisseurs surhumains ?

Là-dessus, un homme que la nature avait doté d’une grande taille et d’une force extraordinaire, s’avança au milieu de l’assemblée et déclara qu’il se chargeait d’indiquer ces moyens. Son aspect imposant, son assurance, électrisèrent l’assemblée. Un cri général s’éleva en sa faveur. Il fut proclamé le Herman ou Gherman c’est à dire le chef des hommes. Tel fut le premier chef militaire. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

Herman roi des hommes

D’autres sources, inconnues à l’époque où Fabre d’Olivet a rédigé ce texte, nous apprennent que le premier roi des hommes fut le géant Gilgamesh, de son propre aveu. Fabre d’Olivet ne précise pas qu’il fut seulement le premier des Boréens, car les chefs militaires sudéens étaient déjà nombreux depuis des lustres. Son but ici est de nous expliquer ce mot Herman. Il y revient dans une note de bas de page tout à fait passionnante, que je dédie à Alain Aillet.

C’est de ce nom Herman ou Gherman que dérivent les noms de Germains et de Germanie, que nous donnons encore aux Allemands et à l’Allemagne. La racine her signifie au propre une éminence, et au figuré un souverain, un maître. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

Herman doit se traduire littéralement. C’est l’homme haut, le géant. Du coup, le cher Gilgamesh revient très fort dans la course au titre de premier roi des hommes. Quant à moi, je dirais que le Tuatha Manannan pourrait fort bien recevoir le titre de premier chef de guerre, ou empereur. Son nom, comme je l’ai expliqué, fait de lui l’ancêtre par excellence.

Mais que dis-je ? Ni Gilgamesh ni Manannan ne peuvent être le premier roi des humains, car il n’appartiennent pas à notre espèce. Manannan est un géant de la quatrième humanité, sa race est celle des Elfes, sa déesse se nomme Ann ou Dana Ann, et son peuple les Tuatha. Des Hyperboréens venus des Quatre Îles du Nord… Manannan serait un autre nom pour Rama, qui en a déjà tellement

Les notes sont souvent la partie la plus intéressante d’un texte. L’exemple le plus frappant est celui d’Anton Parks, qui au bas de ses pages si touffues qu’on y étouffe, réserve au lecteur de vraies perles qui ne sont pas de culture, celles-ci. Parks est un visionnaire de premier plan, dommage que la confusion de ses idées, fille de son enthousiasme, ne vienne plomber une œuvre originale et utile.

Fabre d’Olivet a le même talent pour les notes. Quelques pages seulement après celle sur Herman, il signe cette petite merveille : Il faut considérer comme une chose digne d’attention, que tandis que le mot Boréen est devenu un titre d’honneur dans celui de Baron, en Europe ; en Asie et en Afrique le mot Sudéen a pris le même sens dans celui de Syd qu’on écrit très mal à propos Cid. (source)Fabre d’Olivet, Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles, Paris

C’est donc sa seule modestie qui lui a fait direvoir en début d’article que Sudéen et Boréen sont des mots de son invention. Les gens de sa trempe n’inventent rien, ils empruntent aux Annales Akashiques

 

La réponse mon ami t’est soufflée par le vent.
Bob Dylan