La colonisation de l’Europe

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Quand les îles principales de l’Atlantide ont disparu sous les flots, de nombreux rescapés ont trouvé refuge sur le continent américain, déjà largement colonisé par leurs ancêtres.

Certains s’établirent en Méso-Amérique : ils sont à l’origine des civilisation innombrables qui s’y sont développées. D’autres ont gagné les Andes, l’Amérique du Nord, voire l’Antarctique, autre importante colonie de peuplement de l’ancien empire Atlante. Mais d’autres rescapés ont fait route vers l’est, où ils ont regagné les terres de leurs lointains ancêtres. Les Atlantes noirs sont rentrés au Pays Yorouba. Les Atlantes blancs ont gagné  la Ligurie, l’Etrurie mais surtout l’Europe du Nord où ils ont fondé le premier empire occidental.

Pendant des millénaires, l’Europe de l’âge de glace n’a abrité que des chasseurs-cueilleurs répartis en petites tribus sous les ordres d’un chamane / chef de guerre. Si les auteurs des fresques de Lascaux ou d’Altamira ne sont pas des sauvages, ils sont beaucoup moins civilisés que les envahisseurs atlantes. Dans l’ensemble, leurs rapports n’ont pas été hostiles, même si les « Indiens » ont souvent pillé les récoltes des nouveaux venus. Quelques Indiens se sont mis au service des Atlantes qui leur ont appris l’agriculture, le tissage et la métallurgie.

 

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Mais la plupart des indigènes ont jugé plus prudent de s’en tenir à l’écart, les prenant tour à tour pour des dieux ou des démons. Les Atlantes, peuple de marins, se sont établis sur le littoral d’Europe occidentale, reléguant les populations autochtones à l’intérieur des terres. L’imaginaire des Grands Bretons a conservé cette mémoire vive. Or, à partir de -8.000, ou même avant selon certains géologues, le niveau des mers s’est mis à monter rapidement : 130 mètres en l’espace de quelques millénaires. Au fil des siècles, ceux du bord de mer ont dû maintes fois renoncer à leur terre ancestrale avalée par l’océan. Le traumatisme fut terrible et durable.

Pourtant vieille de plusieurs milliers d’années, le souvenir de cette inexorable montée des eaux trouve encore des échos dans de nombreuses légendes de nos côtes atlantiques, qui attestent l’antique présence de cités englouties en Hollande, en Grande Bretagne… et en Bretagne, la ville d’Ys au large de Douarnenez (Finistère), ou celle de Nazado au large d’Erquy (Côtes d’Armor). Ornée d’une pyramide tronquée, la glorieuse cité d’Ys était la capitale des Tuatha. Elle gît sous la mer d’Iroise à quelques encâblures d’Ouessant.

La ville de Nazado était une puissante cité néolithique construite autour d’une grande pyramide blanche, située sur la rive sud de l’estuaire d’un grand fleuve constitué alors par la Seine, la Somme et la Solent, sur l’actuel plateau des Minquiers au large d’Erquy et du cap Fréhel. Plongeurs, à vos bouteilles ! Quelle victoire le jour où l’on trouvera les traces de ces antiques cités ! A contre-coeur, les Atlantes ont quitté leurs villes et leurs terres. Repoussés dans l’intérieur par la montée des eaux, ils sont de plus en plus à l’étroit.

 

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Derrière eux, gobant des miettes de leur savoir, les populations autochtones, à demi sauvages, s’efforcent de les imiter. On ne parle plus de l’Atlantide, puisqu’elle a disparu. Les nouveaux maîtres viennent des quatre îles du Nord, du grand vaisseau-mère en orbite stationnaire au dessus du pôle nord. Dans la mémoire celte, cette quadruple île spatiale s’appelle Hyperborée, son nom grec signifie « qui est au dessus du pôle nord ».

Les nouveaux dieux sont pareils aux anciens. On ne les appelle plus des Atlantes pourtant, mais des Hyperborées. Sous différents noms, plusieurs de leurs tribus ont pris leurs quartiers en terre celtique. Ce sont principalement les Tuatha, les Etrusques, les Ligures. Un autre âge se profile. Les empereurs du monde ne sont plus Atlas et Poséïdon, ils se nomment Rama, Cuchulainn et Enki.

Leur travail a été tout aussi considérable que celui, colossal, des premiers défricheurs. Il fallait panser les plaies d’un monde retombé, une fois de plus, dans la barbarie. Ré-apprendre à écrire, à lire, à compter, à manier la langue avec finesse, à fondre le métal, à bâtir des murs en pierre, à élever le bétail, à cultiver la terre, voilà quelques-uns des cours du soir que les Hyperboréens ont donné aux gens du nord.

Dans le sud, au beau milieu de l’océan Indien, entre l’Afrique et l’Inde, un vaisseau circulaire s’est posé tel une île. Il s’appelle Pount. Les riverains d’Egypte, de Sumer, d’Ethiopie et d’Inde s’y pressent pour y troquer des gadgets inconnus et des matières précieuses. Le Pays de Pount intriguent encore les historiens quant à sa localisation précise. Ils peubent toujours chercher. Comme l’avait fait l’île vaisseau Atlantide, le Pays de Pount un jour reprit son vol vers les étoiles.

 

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Déjà, la bascule s’amorce. L’âge de bronze touche à sa fin, déjà le terrible Kali Yuga pointe le nez.

A cette occasion, les derniers dieux vivants ont pu se servir de la foudre pour tenir en respect la civilisation montante. Pourquoi ne pas imaginer qu’un cataclysme d’origine humaine, comme le déclenchement du feu du ciel, ait rayé de la carte un certain nombre de populations turbulentes ?

Avant que le dernier prince d’Hyperborée, toute honte bue, n’épouse une princesse égyptienne… Tandis que ses copains spationautes regagnent les étoiles dans leur vaisseau-mère, et que les derniers sauvages des jungles d’Europe continuent à rêver la vie.

Ainsi naquit au coeur de la jeune Europe 
le désir de vert et de vent dans les arbres.

 

 Nous sommes tous uniques, mais la plupart sont assez nombreux quand même.
Stef Kervor