Ainsi périt l’Atlantide

 

« Dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre » (source)Platon, le Timée

Lorsque Solon, le fameux législateur grec du 7e siècle avant notre ère, rendit visite au temple de Saïs la capitale d’Egypte, il eut avec un vieux prêtre une passionnante conversation. D’abord, le prêtre de Saïs chambra un peu Solon, soutenant qu’il n’y avait en Grèce que des enfants, car ce peuple n’avait aucune mémoire des événements anciens qui avaient touché la Grèce, l’Egypte et beaucoup d’autres pays. Comme Solon il y a 27 siècles, écoutons le récit du prêtre. 

« Nous gardons ici par écrit beaucoup de grandes actions de votre cité qui provoquent l’admiration, mais il en est une qui les dépasse toutes en grandeur et en héroïsme. En effet, les monuments écrits indiquent que votre cité détruisit jadis une immense  puissance qui marchait avec insolence sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez les colonnes d’Héraklès. »Ou colonnes d’Hercule, ancien nom du détroit de Gibraltar

Quand Solon évoque les « monuments écrits », il parle sans doute des textes des pyramides et des autres temples d’Egypte. Certains ont survécu jusqu’à nos jours, mais les plus conséquents, d’après l’historien grec Hérodote, ornaient le revêtement extérieur de la Grande Pyramide : toute l’histoire du monde pré-antique y était consignée. Ce revêtement a été pillé depuis longtemps pour rebâtir les maisons voisines. On se souvient que Mortimer découvrit une de ces pierres gravées dans le mur de la demeure du cheik Abdel Razek. (source)Le mystère de la Grande Pyramide, par Edgar Jacobs

Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies.C’est à dire l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient… ce qui fait déjà bien grand pour une île De cette île, on pouvait alors passer dans les autres îles, et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer. Car tout ce qui est en deçà des colonnes d’HéraklèsOu colonnes d’Hercule, ancien nom du détroit de Gibraltar ne constitue qu’un port dont l’entrée est étroite, tandis que ce qui se situe au-delà forme une véritable mer, et la terre qui l’entoure dispose vraiment de tous les attributs pour être appelée continent.

Or, il y avait sur cette île une puissante confédération de rois qui étendait sa domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles ainsi que sur quelques parties du continent. En outre, en deçà du détroit,détroit de Gibraltar de notre côté, ils étaient maîtres de la LibyeAfrique du Nord jusqu’à l’Egypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et celui de tous les peuples en deçà du détroit. 

 

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Ce fut alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Comme elle l’emportait sur toutes les autres par le courage et tous les arts de la guerre, ce fut elle qui prit le commandement des Hellènes. Toutefois, réduite à ses seules forces par la défection des autres et mise ainsi dans la situation la plus critique, elle vainquit les envahisseurs, éleva un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis. Puis Athènes rendit généreusement à la liberté tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des colonnes d’Héraklès.Ou colonnes d’Hercule, ancien nom du détroit de Gibraltar

Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île d’Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même. Voilà pourquoi cette mer-là, aujourd’hui encore,  se révèle impraticable et inexplorable, la navigation étant gênée par les bas-fonds vaseux que l’île a formés en s’affaissant. » (source)Platon, Timée, 24d- 25d

 Ce texte appelle plusieurs remarques. La grande île atlantique décrite par Platon se trouvait bel et bien en face de Gibraltar, ce qui exclut pas mal d’emplacements évoqués ici et là. Une île en plein océan, très grande par surcroît, voilà qui ne peut disparaître sans laisser de traces. Or le fond de l’Atlantique ne comporte rien d’autre qu’une chaîne de montagnes volcaniques, la dorsale atlantique. Aussi les géologues excluent-ils la possibilité d’un engloutissement récent d’une grande île au milieu de l’Atlantique.

On peut en conclure que cette île était plus loin de nos côtes, afin d’être, comme le cite Platon, reliée par d’autres îles au continent qui se trouve en face, continent qui semble correspondre aux Amériques.

Ou bien on peut en conclure tout autre chose. Par exemple, que l’Atlantide n’a pas été engloutie. Qu’elle s’est envolée. Car l’Atlantide était une île artificielle, posée au milieu de l’océan Atlantique, et que cette île était un gigantesque vaisseau spatial commandé par Atlas, fils de Poséïdon.

 

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Or il se trouve que le commandant Atlas a loupé son décollage, et qu’un vaisseau-mère de 3000 km de diamètre est retombé dans l’océan. On comprend, dans cette hypothèse, la hauteur extravagante de la vague du déluge que l’on retrouve de chaque côté de l’Atlantique : le tsunami faisait 4 km de hauteur !!

 

L’ignorance n’est point le manque de savoir, mais le manque de connaissance de soi ; sans connaissance de soi il n’est point d’intelligence.
Jiddu Krishnamurti