
Et Dieu créa l’Homme ? C’est inexact. « Les androgynes célestes ont créé les humains », voilà ce que dirait la Bible si elle était mieux traduite. Androgynes, c’est le sens littéral du mot Elohim, les dieux de la Genèse — en toute équité, je devrais dire les Déesses, car nos premiers maîtres furent des femmes. Ces dieux-déesses étant reptiliens, ils avaient les deux sexes…
L’Inepte Ânerie
On commence par une ânerie due à l’IA ou Inepte Ânerie : Dans la mythologie grecque, les Cyclopes sont des géants monstrueux dotés d’un seul œil rond au milieu du front. On distingue deux groupes principaux : les premiers sont les fils divins d’Ouranos et de Gaïa (forgerons de la foudre de Zeus), tandis que les seconds sont des bergers sauvages et anthropophages, incarnés par Polyphème dans l’Odyssée d’Homère.
Ce sont bien des géants mais ils n’ont rien de monstrueux. Leur taille avoisine les 50 mètres. Ils n’ont pas qu’un seul œil, mais trois. Deux pour voir comme les nôtres, et le troisième œil ouvert au milieu du front, pour lancer des rayons qui soignent, qui guérissent, qui blessent et qui tuent. On ne distingue pas deux groupes principaux, mais les trois premiers ont enfanté de nombreux fils, aussi grands qu’eux, qui sont restés sur une Terre devenue hostile pour eux. Leur gigantisme était favorable au temps lointain où la gravité terrestre était bien inférieure. Si légère que les énormes rocs des cités des cimes devaient être assujettis par des rivets métalliques sous peine de s’envoler, carrément, happés par l’attraction lunaire.

Maîtres originels, les Cyclopes sont devenus des épaves écrasés par une force gravitationnelle insupportable pour eux. C’est l’augmentation de la gravité terrestre qui explique pourquoi les cinq (ou six) humanités sont de taille décroissante, jusqu’à nous autres, petits pantins piteux avec nos 2m maxi… Gageons que si la gravité vient à se réduire, la taille humaine augmentera en même temps.
L’Odyssée d’Homère est une pitrerie destinée à faire rire le public. Homère passe son temps à ridiculiser les dieux d’avant, parce qu’il est aède, chansonnier, clown. C’est pourquoi le génial Héraclite lui règle son compte avec force. Il s’indigne de voir Homère tourner en ridicule l’épopée glorieuse de nos origines…
Homère méritait d’être chassé des concours à coups de bâtons, et Archiloque aussi.
Fils d’Ouranos et de Gaïa , les Cyclopes étaient au nombre de trois : Argès l’éclair, Brontès le tonnerre et Stéropès la foudre. Doués d’une force étonnante, ils avaient un seul œil au milieu du front. Ouranos les mit aux fers, et les précipita dans le sombre Tartare. Gaïa s’en irrita et excita à la révolte les autres Titans, qui détrônèrent leur père, délivrèrent leurs frères, et mirent Cronos sur le trône. Mais celui-ci enchaîna de nouveau les Cyclopes, et les enferma dans le Tartare, où ils furent gardés par le monstre Campé.
Plus tard, lorsque Zeus se fut révolté contre Cronos et les autres Titans, Gaïa lui prédit qu’il sortirait victorieux de cette lutte, qui avait déjà duré dix ans, s’il appelait les Cyclopes à son aide. Après avoir tué leur gardienne Campé, Zeus brisa les fers des Cyclopes, qui, en récompense, lui confectionnèrent le Tonnerre, la Foudre et l’Eclair, puis un casque qui rendait invisible pour Hadès et un trident pour Poséidon.
Les Cyclopes périrent sous les traits d’Apollon, pour avoir forgé la foudre avec laquelle Zeus Dieu avait tué Asclépios Esculape.

La Théogonie, naissance des dieux
par Hésiode
Avant tout fut Chaos l’Abîme puis Gaïa la Terre aux larges flancs, à jamais offerte à tous les vivants, à tous les immortels, par la grâce d’Éros l’Amour, le plus beau parmi les dieux immortels, celui qui, dans la poitrine de tout dieu comme de tout homme, dompte le cœur et la volonté.
Terre mit au monde les Cyclopes au cœur violent, Brontès, Stéropès, Arghès à l’âme brutale, [qui donnèrent à Zeus le tonnerre et lui fabriquèrent la foudre] en tout pareils aux dieux, si ce n’est qu’un seul œil était placé au milieu de leur front. [Cyclopes était le nom dont on les nommait, parce qu’un seul œil rond était placé sur leur front.] Vigueur, force et adresse étaient dans tous leurs actes.
Apollodore, Bibliothèque
Uranus enchaîne tous ses premiers enfants et les précipite dans le Tartare, un lieu ténébreux des enfers, aussi loin de la terre, que la terre est loin du Ciel.
Il a ensuite d’autres fils, les Titans ; et des filles, les Titanides.
La Terre, irritée de la perte de ses enfants avait précipités dans le Tartare, pousse les Titans à se révolter contre Uranus. Océan se tient dans son palais, perplexe. Il répugne à obéir aux ordres de sa mère. Doit-il mutiler son père comme Saturne et ses autres frères, poussés par leur mère ? Ou va-t-il rester tranquille chez lui ? Après mûre réflexion, il choisit la tranquillité, détestant la conduite de sa mère et plus encore celle de ses frères.

Nonnos, Dionysiaques
Tandis que le fils d’Agénor, pâtre mensonger, demeure immobile à la limite des pâturages de la forêt, et presse de ses lèvres mobiles le bord de sa flûte, le fils de Saturne se glisse dans la grotte sans bruit, sans être aperçu ; et il arme de nouveau ses mains de sa foudre habituelle.
Il n’épargne ni les troupeaux, ni les bêtes féroces. Les ours carnassiers sont broyés sous les mâchoire des ours de son visage. Les lions aux têtes fauves et aux membres velus sont engloutis par les gueules béantes de ses lions. Sa gorge de serpent déchire la faibles anneaux des serpents terrestres. Il dévore les oiseaux des airs devenus ses voisins, et jusqu’alors inaccessibles. Il se repaît avant tout des aigles qu’il sait appartenir à Jupiter, et qui planent près de lui.
Ovide, Métamorphoses
Agénor, roi de Phénicie, charge son fils Cadmos de rechercher sa fille Europe et de ne pas revenir sans elle. Après de vaines pérégrinations, Cadmos renonce et pour trouver une nouvelle patrie, il suit une génisse qui le guide vers la Béotie.
Cadmos s’y installe et envoie ses compagnons chercher de l’eau. Mais ils sont exterminés par un dragon monstrueux surgi de la source. Cadmos découvre l’animal et jure de venger ses hommes. Au cours d’un combat cyclopéen, le héros parvient à terrasser le monstre, mais se métamorphose en serpent.
Sur le conseil de Pallas-Athéna, le héros sème les dents du dragon, d’où émerge bientôt toute une armée équipée. ÉchionDuc Hacka propose de faire la paix, et Cadmos épouse Harmonie, fille de Mars et Vénus. Père d’une importante postérité, il semble au comble de la félicité.
Sources
- Apollodore, Bibliothèque
- Hésiode, Théogonie
- Nonnos, Dionysiaques
- Ovide, Métamorphoses
- Virgile, Enéide
La création selon les Grecs
- Éclair, Tonnerre, Foudre
- Notre Père Prométhée
- Athéna mon amour
- Chimères
- Les cinq humanités
- La race de fer
La création revisitée
- Cosmogonie d’Eden Saga
- Nos dieux chez les Grands
- Des dieux mortels
- Cosmogonie des Rose-Croix
- Les maîtres du ciel
- Les maîtres du vril
- Les éphémères
- Tuer le vieil Adam
- Ouroboros
Les maîtres du ciel

