Les sept Elohim

 

Ils sont venus de loin. De la planète Ur sous l’étoile d’Alcor, dans la Grande Ourse. Ils sont venus souvent depuis trois milliards d’années. Les aïeux, les enfants, les enfants des enfants. Ils vivaient 2000 ans. Ce sont les dieux d’avant. Je les vois très nombreux. La Bible en voit sept… ou plutôt quatorze. De toutes façons ça, fait beaucoup pour un dieu unique. Ils sont les Elohim.

 

Elohim est le pluriel du mot hébreux Eloah, ou Elie, qui est un des noms de Dieu ou des dieux. Le pluriel désignerait plutôt un clan ou un peuple, et pas un seul individu. C’est bien ce qui cloche. Pourquoi le pluriel pour un dieu unique ? Et aussi, pourquoi ce pluriel étrange dans la langue hébraïque, ce pluriel d’exception qui ressemble à un barbarisme ?

Sans doute, les rédacteurs de la Genèse avaient-ils d’excellents raisons d’utiliser ce pluriel très… singulier ! Parfois traduit par le puissant ou le fort, le mot elohim signifie littéralement ceux/celles venu(e)s du ciel. En Hébreu, le mot elohim se présente en effet comme un pluriel à la fois féminin et masculin, ce qui constitue une exception notable. Force est d’en conclure que ces dieux créateurs avaient avec eux leurs déesses, auxquelles ils étaient fidèles, ou pas, comme nous le montre Zeus dans la mythologie grecque. Entre les Elohim et les Olympiens, la ressemblance est grande. 

Un peu de linguistique encore, histoire de passer aux choses curieuses. Que veut dire el ? Ce mot sémitique renvoie au nom d’une divinité, en particulier sous forme de suffixe ou de préfixe, comme Isra-el, Béth-el, Dani-el, El-Ijah. El et son pluriel, Elohim, sont les mots hébreux traduits par «Dieu» dans la Bible.  Elohim vient de Ellu, ce qui signifie « ceux qui brillent ». « Les Brillants » est un terme ambivalent utilisé à la fois pour les Nephilim et leur premier-né. « Les Brillants » sont souvent représentés avec des cornes sur la tête. C’était un symbole de sagesse, mais aussi de domination. Voilà pourquoi les chamans, les prêtres et les rois ont adopté la convention de porter des cornes, en particulier sous la forme de la couronne ». (source)Barbara G. Walker Vous allez faire gloups : ce suffixe / préfixe el, que tous les linguistes tiennent pour sémitique, est caractéristique d’une autre langue, bien oubliée car c’est une langue orale.

Mes lecteurs les plus fidèles ont reconnu le breton, qui fut à l’origine de la langue des Oisons. En breton, de nombreux noms propres se terminent en el, comme Gaël, Armel, Joël, Poërmel, Jacmel, Fréhel, Plougastel, triskel… A part ces suffixes, la préposition bretonne el signifie dans. Prenons le mot Gaël, qui siginifie ami. Ga ou Ha, c’est bonjour en Vannetais. Gaël signifie donc littéralement « dans le bonjour », celui qui dit bonjour, donc l’ami. Dans la logique du breton, El-ohim se traduirait par ceux qui sont dedans. Ceux qui sont dans le grand vaisseau-mère qui plane au-dessus de la terre : à savoir les Hyperboréens.

 

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Maintenant nous pouvons revenir au récit biblique. Ces Élohim, qui sont-ils/elles ? La tradition les fait descendre du ciel à bord de chariots volants qui ont autrefois fascinés Erich von Däniken. Volants ou pas, les Élohim sont plusieurs. Dans la cabale et la tradition ésotérique, les sept Élohim sont accompagnés de leur shakti ou parèdre : leur femme en bon français.  On devrait donc dire les quatorze Élohim, mais non, on dit les sept. Le féminisme n’est pas une vertu chez les Élohim, semble-t-il. C’est d’autant plus injuste que les femmes Élohim ont donné une forme féminine au pluriel de leur nom. Est-on bien sûr de cette interprétation ? On ne peut exclure l’androgynie des « dieux d’avant » qui nous ont fait. Le mythe de Pandore comme la Genèse biblique nous montrent en effet que la femme est arrivée après l’homme. La reproduction sexuée est venue plus tard. 

Croire sans y croire ! Telle est ma devise, qui s’applique ici à merveille. Il se trouve que ces données ont été altérées pour des raisons politiques, quand les hommes ont enfin réussi à se débarrasser du joug des femmes, et à renverser le matriarcat originel. Car à la vérité, ce n’est pas l’homme qui est venu en premier, c’est la femme. Mais ceci est une autre histoire. Celle de Lilith.

 

 

Selon le scénario cabalistique, les Sept Puissants Élohim sont les bâtisseurs de la forme. Cinq d’entre eux, les forces cosmiques, régissent les cinq éléments. En effet, aux quatre éléments connus,  l’eau, la terre, le feu et l’air, il convient d’en ajouter un cinquième, la quintessence ou éther. Ces cinq Élohim résident dans la lumière blanche, d’où ils commandent aux cinq élémentaux : les gnomes, les salamandres, les sylphes, les ondines et les elfes.

Attendez ? C’est la cabale qui parle, ou bien est-ce un vieux conteur breton au coin du feu ? Les elfes, les lutins, les leprechauns et les korrigans, c’est la Bretagne, c’est la Celtie ! Le Petit Peuple fait partie intégrante de la culture celte, au point que de nombreux auteurs les confondent. Ne dit-on pas en terre celtique que les Tuatha de l’Irlande antique étaient en vérité des Elfes ?

Et la lumière blanche !! Gwenwed la lumière blanche est un concept plus que familier pour les Bretons. Dans la Vieille Religion des anciens Celtes, il y a trois cercles – ou trois mondes – qui sont accessibles à l’être humain. Le monde supérieur, ou Troisième Cercle, est appelé Gwenwed, la Lumière Blanche. Ces deux lumières blanches n’en font qu’une, il s’agit de la lumière artificielle qui régnait sur le vaisseau-mère Hyperborée, dont la forme circulaire justifie l’appellation de cercle. Tous les mondes sont des cercles, et pour nos ancêtres, Hyperborée alias Nibiru était une planète vagabonde.

Les innombrables descriptions du paradis, de l’eden, du ciel où sont les dieux se sont toutes inspirées de cette première réalité, effarante, inimaginable, surréelle pour nos ancêtres frustres : des surhommes dans leur planète bulle flottaient dans le ciel au-dessus de leurs têtes, et ces surhommes étaient tout-puissants. Les deux derniers Élohim sont Yahveh, notre interlocuteur direct sur la planète terre, et un autre qui pourrait bien être son alter ego, Lucifer, le porteur de lumière. Ainsi, la rivalité entre les deux Elohim en charge de cette planète, à savoir Yahveh et Lucifer, ne serait qu’une reprise hébraïque de la rivalité d’Osiris et de son frère Seth, chez les Égyptiens, ou celle d’Enki et de son frère Enlil, chez les Babyloniens — deux peuples chez qui les Hébreux auraient été captifs…

 

 

Les noms changent, l’histoire reste la même. De toute façon, il y a sept ciels différents, c’est à dire dans sept vaisseaux-mères. Me basant sur les légendes planétaires, j’en ai déjà dénombré quatre : l’Atlantide, Mu, le Pays de Pount alias la Lémurie et le vaisseau-mère Hyperborée. Où sont les trois autres ? Loin d’ici, j’espère. Aussi loin que la Lune ? Ou Vénus ?

 

Celui qui se conquiert lui-même est le plus valeureux des guerriers.
Boadicée