Albert Slosman

 

On n’insistera jamais assez sur la grande différence de mentalité et de motivations entre les anciens dieux et nous. L’ère antédiluvienneadjectif signifiant avant le déluge fut une époque d’abondance et de raffinement, et non ces temps de barbarie brutale et fruste qu’on nous a décrit à l’école. La parole est à Slosman l’Atlante…

 

L’Unique fut innombrable

Albert Slosman, grand visionnaire des temps prédiluviens,autre adjectif qui veut dire : avant le déluge. pense que la paix sociale y régnait sans peine, qu’il n’y avait ni dispute ni envie, puisque tout était disponible en quantité suffisante. Des millénaires de ce régime paradisiaque auraient façonné des hommes justes et bons, préoccupés autant des valeurs spirituelles que des plaisirs hédonistes.

Albert Slosman : (né en 1925 et décédé le 28 octobre 1981) est un mathématicien et essayiste français. Professeur de mathématiques et expert en analyse informatique, il a participé aux programmes de la NASA pour le lancement des sondes du Programme Pioneer sur Jupiter et Saturne. Auteur de livres dans la collection « Les Portes de l’étrange » chez Robert Laffont, il fut résistant pendant la 2ème guerre mondiale, torturé par la Gestapo, et plus tard victime d’un accident qui le laissa 3 ans dans le coma. Passionné par l’Égypte ancienne et l’Atlantide.

Slosman flirte avec le mythe du bon sauvage énoncé par Jean-Jacques Rousseau.Penseur, essayiste et romancier français du Siècle des Lumières  Chercheur infatigable, Slosman nous a laissé une œuvre d’une rare ampleur, hélas inachevée. Il y passe en revue la civilisation atlante, l’Égypte, Sumer, Israël.

 

La grande hypothèse

La grande hypothèse de Slosman tient en peu de mots : sous des noms multiples, Yahveh, Elie, Osiris, Enki ne sont qu’un seul et même dieu, le créateur des hommes. Sa grande hypothèse était révolutionnaire quand il l’écrivit il y a trente ans. A présent, grâce à ses travaux fondateurs, on peut aller encore plus loin. Et je ne m’en suis pas privé !

Ces dieux, pris séparément, sont des noms collectifs, comme Elohim, Quetzalcoatl, Toutatis ou Rama. Ils désignent un peuple ou un clan, non pas un dieu unique. En reprenant les mêmes mythes et textes sacrés qui furent l’inspiration d’Albert Slosman, à la lumière de ce nouveau millénaire, j’ai vu émerger une toute autre version de nos origines. Il n’y eut pas un créateur, mais toute une kyrielle. Les vedas, les plus anciens textes sacrés de l’Inde archaïque, évoquent le nombre hallucinant de 30 millions de dieux. Plutôt nombreux pour un dieu unique !

 

Les princes de la protohistoire

Certains d’entre eux n’étaient pas des dieux, mais des êtres humains : les héritiers gigantesques et surdoués d’une civilisation antédiluvienne, extraterrestre, hyper développée.

Des hommes comme nous, mieux que nous, mais pas des dieux au sens unique et total transcendant d’aujourd’hui.  Au lieu de penser qu’ils ne font qu’un, comme Albert Slosman, je crois au contraire qu’ils étaient nombreux, mais à l’origine tous semblables : des clones. Au lieu de dire Adam, on devrait parler des Adams.

Leurs pouvoirs et leurs sciences a fait d’eux les princes de la civilisation précédente, celle des Prédiluviens, qui fut planétaire. Les visions et les récits de Slosman restent pourtant incontournables. Voyons comme il nous décrit les ressources de ces peuples saints.

« Les céréales et les cultures y foisonnaient ; les métaux du sol, tels le cuivre et le plomb, étaient puisés à ciel ouvert ; l’étain et l’antimoine, dans des galeries à ras de terre ; le fer, l’argent et l’or, exploités rationnellement à plus grande profondeur. Le cristal et les pierres fines étaient déjà recherchées par les femmes, et étaient artistiquement travaillées après avoir été ramassées dans le creux de vals facilement accessibles. »

 

Conforme aux découvertes

Cette description étonnante n’a rien d’imaginaire. Elle correspond aux découvertes archéologiques : mines profondes, bijoux, tout est vrai. « Quant aux pierres dites « précieuses », elles ne l’étaient pas pour leur valeur financière, mais pour leur pouvoir bénéfique : elles étaient porteuses d’influx émanant, pour chacune de ces douze pierres, d’un des douze soleils des constellations zodiacales dont elles seules captaient les émanations : les respirations. Il y avait enfin certains minéraux rares, fort recherchés pour leur propriétés symboliques.

Citons l’aurichalciteOu l’orichalque, chez Platon et E.P. Jacobs aux reflets verdâtres chatoyants, au sein desquels rougeoyait le « Brasier Ardent » symbole d’Ath-Mer, où se renouvelait l’éternelle jouvence du cœur. Les nombreuses forêts fournissaient pareillement toutes les sortes de bois nécessaires à la vie en société. Charpentiers et menuisiers, ébénistes et artistes utilisaient les bois durs aussi bien que les essences rares, les transformant en meubles délicats de formes, ou en galères et en embarcations de toutes catégories.

 

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Le précieux sycomore

Seul le sycomore, du type « érable », était formellement interdit tant à la coupe qu’à l’usage particulier, sauf après un rituel de bénédictions très strict. Le sycomore était l’arbre sacré : l’An-Auhi, qu’uniquement un prêtre toujours pur pouvait approcher. Celui-ci devait en outre lui « ôter la vie » après un rituel fort complexe, afin d’en extraire « le cœur » dans toute sa longueur et en façonner les seize Tan-Auhi, qui devinrent par contraction les Tau, ou les Croix-de-Vie, aussi appelées « croix ansées ».

Il était de notoriété publique que les possesseurs de ces « tabous » personnifiant la Vie, et qui n’étaient propriétés que de personnes « à la voix juste »possédant à la fois le timbre pertinent, l’intonation correcte et le ton approprié – en l’occurrence fa dièse pour la planète Terre étaient doués des bienfaits du Dieu Tout-Puissant ! La population, généralement lymphatique, ayant toutes ses aises,Est-ce si différent aujourd’hui ???? ne se préoccupait guère des dissensions intestines opposant l’AhâTitre du Roi-Prêtre, qui deviendra Pharaon après le déluge. à ses voisins. » (source)La grande hypothèse, Albert Slosman, Robert Laffont 1982, pp. 61-62

 

Un savoir colossal

Mis à part leur manque d’intérêt pour les questions politiques que nous partageons avec eux, on voit combien les préoccupations des Prédiluviens différaient des nôtres… Et l’on voit en même temps combien, dans leur différences mêmes, ils nous ressemblaient. Certes, Albert Slosman projette un peu de ce qu’il estEt moi donc !!! dans ces descriptions. Mais la somme colossale de son savoir lui permet d’approcher au plus près ces mentalités particulières ; il reste un des plus qualifiés pour évoquer les mœurs atlantes. Son livre « Les survivants de l’Atlantide »hélas introuvable présente sous une forme romancée un aperçu complet de leur vie quotidienne et de leurs croyances.

 

L’abondance en libre service

Notre auteur poursuit sa description des temps enfuis : « Une tranche de cinquante siècles s’écoula ainsi, paisiblement, parmi la population elle-même, surtout celle qui vivait dans la campagne. Pour elle les intentions de la divinité étaient évidentes : toutes les libéralités étaient étalées sous leur pas ! Il y a tout juste à se baisser pour récolter et en profiter. Chacun y puise selon ses besoins, sans s’inquiéter si un autre en prend plus que lui !

Elle exprimait sa joie le plus souvent possible par des fêtes populaires, où les danses et les chants s’extériorisaient au mieux. Celles-ci faisaient souvent suite à l’ensilage d’énormes montagnes de fruits et de légumes que les fréquentes moissons faisaient amonceler. Chacun venait y puiser à son aise sans avoir de compte à rendre à personne. » (source)La grande hypothèse , Albert Slosman, Robert Laffont 1982, p. 60

 

 

La chaleur du pôle nord

Des pages magnifiques, qui nous feraient presque oublier ce que Slosman ne nous dit pas : pourquoi les habitants d’Atlantide jouissaient-ils d’un climat si doux en plein âge de glace ? On peut répondre à cette lancinante question en situant l’Eden non pas dans un lieu géographique, mais dans une époque. Ainsi, l’âge d’Eden pourrait être l’époque heureuse d’avant le dernier âge glaciaire. C’était il y a quelques 130.000 ans, quand une situation planétaire plus favorable fit couler sur terre des fleuves de lait et de miel.

Mais pour chacun de nous, l’Eden, le Paradis terrestre, c’est notre petite enfance, l’époque bénie de notre toute-puissance, quand nous avions encore, tel le Bateleur du Tarot, l’infini dans la tête. Quand nous n’étions que des nains choyés par nos parents géants…

L’Éden est antérieur aux déluges, il est surtout extérieur à la Terre. Au-dessus d’elle, pour être précis. Les récits des anciens Celtes et Vikings situent en effet le paradis originel au Pôle Nord. Ils décrivent les fleuves de lait et de miel qui y coulent, le climat printanier tout au long de l’année, la douce lumière perpétuelle… Rien de tout ça ne peut s’appliquer au Pôle Nord. Même dans une période au climat plus clément.

 

Les Guerres de l’Étoile

L’Éden a été relocalisé partout, en Grèce sur le Mont Olympe, en Mésopotamie, en Perse, à Angkor, en Afghanistan, en Chine, au Tibet et au Japon, pour ne citer que ces lieux-là. On le voyait de partout mais il n’était pas sur Terre. Il était à 200km au-dessus du Pôle, dans un gigantesque vaisseau sphérique, dont s’est inspirée l’Étoile Noire de George Lucas dans sa Guerre des Étoiles au titre mal traduit : Les Guerres de l’Étoile eut été plus juste, et plus conforme à notre passé oublié.

L’Étoile en question était cette énorme sphère, illuminée jour et nuit, au climat clément, aux jardins paradisiaques comme celui des Hespérides, Platon en parle sans ambages, tout comme il parle de l’Atlantide.

Hyperborée

L’Atlantide, comme chacun sait, était une île circulaire au milieu de l’océan Atlantique. Platon raconte qu’elle s’est engloutie en une nuit. Sur ce point il se trompe un peu. Elle s’est envolée, elle ne s’est pas engloutie. La géologie des fonds océaniques s’y oppose.

Elle s’est envolée pour rejoindre le vaisseau mère, une gigantesque sphère en vol stationnaire au dessus du Pôle Nord. D’où son nom Hyperborée, qui signifie au-dessus du Pôle Nord en grec.

Platon affirme même cette vérité oubliée :

Tous les dieux venaient d’Hyperborée.

Platon

 

Les deux paradis

Oui, tous les dieux y résidaient. Si nous l’avons appelée le paradis terrestre, c’est parce que l’autre paradis, le vrai, l’original, se trouvait loin dans l’espace, sur Ur, la planète de la Grande Déesse. Notre mère est reptilienne et noire de peau. Elle réside le plus souvent sur la planète Ur, sous le soleil d’Alcor, dans la constellation de la Grande Ourse. Mais Elle est souvent chez nous. Oui, encore maintenant.

Quelques humains, ses chéris, sont allés sur Ur. Ils ont connu le paradis pendant des centaines d’années parfois, mais quand ils l’ont quitté, ils en sont restés inconsolables.

La Déesse est une drogue dure tant ses étreintes sont la douceur même. Elle est encore jeune et vigoureuse malgré ses quatre milliards d’années… La vie est devant Elle. Quand elle descend sur Terre, elle réside sur son vaisseau paradis Hyperborée. Parfois, quand le sommeil la prend, elle s’enfonce dans les profondeurs de la planète et dort durant 4000 ans. La période de dormance de la Reptilienne se produit tous les 60.000 ans. Les Hindous l’ont nommée Kali Yuga. Nous y sommes.

 


Et si l’Étoile Noire revenait? Sous une forme plus lumineuse, conforme aux descriptions de Platon? Hyperborée…

 

J’avoue que je suis allé loin, très loin au-delà des récits d’Albert Slosman. Je m’en suis éloigné au fil des années, mais sans ses découvertes, sans ses bouquins passionnants, me serais-je engagé dans ces folles recherches ?

 

Dieu est un concept avec lequel nous mesurons notre chagrin.
John Lennon